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 Hello Darkness our old friend | Leanne

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MessageSujet: Hello Darkness our old friend | Leanne   Ven 22 Aoû - 0:37

{We stopped looking for monsters under our bed when we realized they were in us


La pluie battait de manière constante sur les vitres de l’appartement. L’apparente tranquillité des lieux plongés dans la pénombre de la nuit, contrastait fortement avec l’agitation de l’extérieur. Ce n’était pas vraiment l’orage grondant qui réveilla  James cette nuit là, mais plus une peur sans nom. Un cauchemar qu’il faisait continuellement depuis les évènements qui avaient marqués au fer chaud les mémoires et les journaux. Non, il n’avait pas été présent, et là était bien son fardeau. Imaginer la perte de ses proches, des deux femmes de sa vie, voilà le châtiment inconscient qu’il s’infligeait nuit après nuit, rejoignant ainsi sa compagne dans la silence complainte de souffrance.  Ils ne parlaient guère de ce qui c’était passé. C’était un accord non verbal entre eux.  On se tournait autour, on s’embrassait, se parlait, on s’extasiait devant la petite et on passait le temps, jour après jour.  C’était une routine passant par une crevasse qu’il fallait enjamber sous peine de tomber dans un flot  houleux de choses qu’on ne comprenait pas réellement. Mais même s’ils n’abordaient pas le sujet, James voyait jour après jour les dégâts de l’explosion et fusillade en Leanne. Elle n’était guère la même, elle était en train de guérir , et cette voie de la guérison était sinueuse. Elle s’apparentait presque à un chemin de croix.  Et à part épancher son front et l’aider à  porter la croix,  James ne pouvait pas en faire plus.

Les gémissements de l’enfant endormi dans l’autre chambre eurent pour effet de séparer James définitivement de Morphée pour la nuit. Il se tourna, et constata sans grand étonnement que l’emplacement à sa gauche  était vide. Il passa sa main sur le drap, et soupira.  Cela devait faire un moment que Leanne était debout, car  la froideur de ce côté du lit la trahissait.  James se tourna sur le dos et observa longuement le plafond. Il se serait levé si les gémissements se seraient mués en pleurs, mais ce n’était pas le cas,  le silence était revenu dans l’appartement et il était chargé de quelque chose qui ne plaisait pas vraiment au policier. La journée avait été dure, non pas pour lui, mais pour Leanne. Une journée chez les kinés, les frustrations étaient vite remontées et avaient été allègrement versées sur lui. Bien sûr, il ne lui en tenait pas rigueur, tout ce qui comptait pour lui c’est qu’elle soit vivante et récupère. Mais il savait très bien que même le meilleur combattant souffrait en silence et en privé. Son regard alla vers la porte. Jusqu’à présent il avait respecté l’intimité de Leanne à ce sujet. Il ne l’avait même pas touchée, la jeune femme n’étant pas vraiment prête pour ce  genre d’activités.

Au final, James décida de se lever. Peut-être était-il temps d’abaisser cette barrière.  Il s’étira, chassant par la même occasion les dernières traces d’un sommeil mal terminé et sorti  de la chambre. Il eut besoin d’un peu de temps pour s’habituer à l’obscurité du couloir qui contrastait avec la faible lumière qui provenait du salon. Il avança à pas feutrés, enfin aussi feutré que peut l’être un pas sur du parquet ancien.  Il arriva à l’encadrement de la porte et s’appuya contre la paroi. Il observa Leanne vaguer à des occupations qui auraient pu attendre la journée et lécha ses lèvres.  L’inquiétude était visible, mais il la tenait en laisse, comme une bête curieuse, ne voulant pas suffoquer la jeune femme.  Il prit une inspiration et entra dans la pièce.  « L’orage n’a pas réveillé la petite  pour une fois » dit-il et là était la plus nulle introduction du siècle fait par la personne de James Catesby.
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Edward Coyle
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Lun 25 Aoû - 9:09

Hello Darkness our old friend

     

           

 
Leanne achevait de ranger les quelques jouets d’Eireen qui traînaient encore ça et là. La petite étant encore un bébé, elle n’avait pas encore énormément d’affaires aussi cette étape ne lui avait malheureusement pas pris autant de temps qu’elle l’avait espéré. En effet, avant cela, la blonde avait vidé le lave-vaisselle aussi discrètement que possible afin de ne réveiller ni James ni Eireen, dressé la table pour le petit-déjeuner, préparé une lessive qui tournait déjà... Leanne occupait ses nuits d’insomnie comme elle pouvait. Elle peinait déjà à occuper ses journées, en jonglant entre veiller sur sa fille, tenir l’appartement en ordre, jouer à la console ou encore bouquiner, alors pour ce qui était des nuits… Avec l’expérience, Miss Griffith avait trouvé un moyen de se lever sans réveiller James. Il avait besoin de son repos et le sommeil était devenu quelque chose d’autant plus précieux aux yeux de Leanne. Elle savait qu’elle n’était pas facile à vivre en ce moment, elle-même s’étonnait parfois de son comportement à son égard. Le pompier faisait de son mieux pour éviter d’être un fardeau pour James ne voulant pas faire vivre injustement un enfer au policier mais voyant qu’elle ne pouvait plus faire certaine chose seule sa frustration allait crescendo. La blonde avait toujours été très indépendante. D’un naturel indépendant et débrouillard, et évoluant dans un milieu masculin cela avait forcément déteint sur elle. Malheureusement, elle qui était pourtant d’une patience à tout épreuve, face à la douleur et à la fatigue accumulées elle réagissait différemment.

Quand James apparut dans l’encadrure de la porte et signala sa présence, Leanne releva la tête vers lui, un peu surprise sans véritablement l’être de le voir debout. Il n’était pas rare que le policier s’aperçoive de son absence dans le lit conjugal et finisse par se lever lui aussi. « Mais il semblerait que toi oui » répondit-elle avec une moue désolée. Le pompier s’approcha du parc d’Eireen et y lâcha la peluche à l’intérieur avant de se retourner vers James. « Je suis désolée d’avoir été désagréable tout à l’heure. » commença-t-elle en mentionnant sa mauvaise humeur de la veille. « Je ne voulais pas te faire passer une mauvaise soirée… » Leanne était sincère et depuis qu’on lui avait donné du temps pour réfléchir, elle cogitait beaucoup à propos de ses actes et avait tendance à beaucoup s’excuser ses derniers temps.

Les cheveux lâchés et indisciplinés, Leanne portait un vieux pantalon de jogging bleu marine délavé et limé au niveau des genoux avec un ancien maillot de hockey aux couleurs de l’équipe féminine de hockey sur glace dans laquelle jouait Leanne. Autrement dit, elle était loin de mettre ses atouts féminins en valeur. On ne pouvait en dire de même de James qui ne dormait qu’avec un boxer et qui offrait au pompier une jolie perspective de ses qualités physiques. Il y a quelques semaines, s’il avait été presque trois heures et demie du matin et qu’elle s’était retrouvée dans une petite nuisette sexy avec James réveillé dans cette tenue, Leanne lui aurait sûrement fait du charme pour attiser son désir jusqu’à ce qu’il cède à la tentation. Mais ce soir, comme beaucoup d’autres soirs auparavant, la trentenaire n’en ferait rien. Elle n’avait pas le cœur à s’abandonner au policier en sachant son corps si marqué et affaibli. Elle avait un peu honte des pansements et de ce qu’ils cachaient. Les cicatrices en cours de guérison auraient pu être bien pire que ce qu’elles avaient été. Certains de ces collègues avaient été gravement brûlés et les dommages sur leurs corps étaient bien plus importants. Cependant, la blonde ne s’était pas encore faite à l’idée que ces marques resteraient sur son corps jusqu’à la fin de ses jours. James avait des cicatrices aussi. Leanne trouvait que cela lui donnait un côté sexy et badass. Elle avait du mal à concevoir que James pouvait songer la même chose à son propos. La blonde s’approcha de son compagnon et vînt doucement déposer sa main sur sa joue. « Il est encore tôt, tu devrais peut-être aller te recoucher et essayer de te rendormir. Ça marchera peut-être… » murmura-t-elle en songeant à son bien-être et à la journée qu’il allait devoir affronter d’ici quelques heures.

     
     
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Ven 29 Aoû - 5:31

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James avait tellement observé les mêmes mécanismes de défense dans la personne de Leanne qu’il aurait pu prédire la suite de cette conversation. Il avait eu les mêmes réactions qu’elle voilà maintenant quelques temps, quand lui aussi avait reçu une balle dont la blessure avait eu la merveilleuse idée de s’infecter. Et après on lui demandait pourquoi il n’aimait pas les hôpitaux. Il se décolla de son poste, mais n’avança guère dans la pièce. Pas encore du moins. Il écouta sa compagne se confondre en excuses. A force d’entendre ces mots chaque jour sous différentes formulations, ils perdaient de leur force. Il en avait l’impression que c’était un réflexe plus qu’autre chose. Non pas qu’il ne la croyait pas, mais il n’y avait rien à pardonner. On ne pouvait demander à quelqu’un qui travaillait à sa propre guérison d’être en plus aimable et toujours impeccable niveau interactions sociales. John ne lui en tenait guère rigueur. De plus, il avait été bien pire qu’elle lors qu’il avait été en convalescence. Il avait tenté de conduire, par tous les moyens son diable d’engin de moto avec 40 de fièvre pour se rendre sur les lieux d’un crime, car oui il s’était fabriqué une petite radio sur la fréquence des urgences. C’était peu de dire qu’il n’était jamais vraiment arrivé à destination. En fait il s’était effondré 50 mètres après son départ. « Tu n’as pas à être désolée, Leanne et nous avons des définitions bien différentes de mauvaise soirée, crois-moi. Un délinquant qui urine ou vomit sur la banquette arrière de ta voiture de fonction, ça , ma chère, c’est une mauvaise soirée, surtout que c’est à toi de nettoyer le véhicule » expliqua-t-il tout en finalement avançant dans la pièce. « Tu sais que j’ai le sommeil léger, une mouche pourrait me réveiller. » ajouta-t-il concernant le fait qu’il était debout. Ce n’était qu’un demi-mensonge.

Il prit le temps, alors, de l’observer quelque peu. Bien sûr, il savait ce qu’elle portait, vu qu’ils s’étaient couchés ensemble, mais James ne se lassait jamais d’admirer la beauté naturelle de Leanne, encore plus maintenant qu’elle était cette étrange créature mélancolique et farouche car blessée. Il ne devait sans doute pas s’attacher à ce côté de Leanne, mais il ne pouvait s’empêcher de penser que même dans la douleur, sa compagne était belle dans tous les sens du terme. Il n’y avait pas besoin de nuisettes pour qu’il soit attiré par elle, sa propre personne suffisait. Bien sûr, il aurait aimé qu’elle le charme, lui tourne autour et le pousse à mordre dans le fruit interdit, car cela aurait été synonyme d’une guérison complète, mais on en était encore loin. James était patient, il savait par quoi Leanne passait et se disait que pour une femme cela devait être plus dur. Certaines de ses collègues parlaient à demi-mots de ces changements que provoquent les cicatrices, cette relation haineuse qu’elles avaient avec elles, parce qu’elles leur rappelaient constamment les évènements. Il se demandait si Leanne aussi avaient ce genre de pensées, et puis il se dit que c’était stupide, tout le monde devait passer par là.

Il sortit de sa rêverie quand le parquet craqua à nouveau sous le poids de pas, et eut tout juste la bonne idée de baisser son regard pour voir en face de lui , à quelques centimètres, Leanne. Son visage resta peu expressif à sa demande. Cependant, il posa sa main sur celle demeurée sur sa joue et en baisa la paume. « Je vais croire que tu ne veux pas de moi dans ce salon. Je sais que tu as refais la décoration et le rangement, mais contrairement à ce que tu veux toujours me faire croire, je ne mets pas de désordre quand je reste plus de cinq minutes dans une pièce » plaisanta-t-il avec un petit sourire en coin. Merci Oliver pour lui avoir appris l’humour sans quoi cette situation aurait vite tourné court. « Je préfère ta compagnie à mon lit ….surtout qu’à cette heure-ci, un pot de glace ou une boisson chaude est conseillée devant la programmation tv sans doute remplie de films d’horreur complètement grotesque. »

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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Sam 30 Aoû - 10:23

Hello Darkness our old friend

     

           

 
Leanne ne put qu’acquiescer quand James lui donna sa définition d’une mauvaise soirée. Il était vrai que la situation qu’il décrivait était rudement déplaisante bien que pas tellement en rapport avec ce pourquoi elle s’excusait et ce qu’il s’était passé un peu plus tôt dans la soirée mais elle avait saisit le but de la manœuvre. James avait raison, il y avait des choses plus graves dans la vie comme ce qui lui était arrivé quelques semaines plus tôt par exemple. En comparaison, sa mauvaise humeur de fin de journée ne représentait pas grand chose. Elle remercia le policier de sa compréhension d’un regard. Les mots devenant à présent superflus sur ce sujet. La Lieutenant ne releva pas plus le demi-mensonge qu’il lui fit sur sa capacité à être facilement réveillé. Ils en avaient passé des nuits d’orage à dormir tous deux comme des loirs. Peut-être était-ce aussi l’absence de la jeune femme dans le lit conjugal qui avait réveillé le policier. Leanne savait qu’elle dormait toujours moins bien quand elle ne sentait pas la présence de James à ses côtés. Cela lui arrivait notamment lorsque lors de ses semaines de gardes nocturnes. Pendant ces périodes, elle croisait James le matin en rentrant tandis que lui s’apprêtait à partir. Même si elle était épuisée, il lui manquait ce petit quelque chose. Etait-ce sa chaleur ou bien son odeur ? Ses bras protecteurs l’entourant avant qu’elle ne s’endorme ? Leanne n’aurait su le dire. Cela tenait peut-être qu’à sa simple présence. Toujours était-il que si cela lui arrivait, cela aurait pu être la même chose pour lui.

En suggérant à James d’essayer de se recoucher, la blonde s’était un peu doutée de la réponse du policier. Depuis plus de cinq ans qu’ils se côtoyaient intimement, ils avaient appris à se connaître et en de pareilles circonstances, le tenace anaconda n’allait pas lâcher sa proie ainsi. En toute honnêteté, Miss Griffith aurait ardemment préféré qu’il accepte et retourne se coucher. Il aurait été ainsi plus facile de lui cacher la raison de son insomnie. Néanmoins, elle n’en montra rien et se contenta d’hocher la tête pour accepter sa proposition. Tout en gardant sa main dans la sienne elle répondit en souriant « Au contraire, je trouve que tu n’y restes pas assez longtemps dans ce salon » . Sans se départir de son sourire elle poursuivit « Mais tu comprends bien qu’Eireen est encore trop petite pour que je l’accuse du désordre que je mets » . Quant à sa proposition de partager boissons chaude et collation froide devant un film d’horreur, Leanne trouvait l’idée bonne. Au moins, ils passeraient un peu de temps ensemble, il fallait voir le bon côté des choses. Néanmoins, la jeune femme ne voulait pas lui avouer qu’elle avait la nausée. Elle ne se voyait pas le moins du monde manger une énorme crème glacée aussi alléchante pouvait-elle être mais elle pourrait se laisser tenter par une grande tasse de thé fumant. « Installe-toi, je vais nous préparer ça » dit-elle avant de marcher en boitant vers la cuisine.

Une fois de dos, elle avança à pas lents en grimaçant quand elle s’appuyait sur sa jambe gauche. Heureusement pour le pompier, ils ne vivaient pas dans un immense appartement. Elle sortit deux tasses puis mis de l’eau à chauffer dans une grande bouilloire électrique. En chauffant, la résistance commença à faire frémir l’eau dans un son caractéristique venant s’ajouter au son difus de la télévision dans le salon. La blonde sortit ensuite du congélateur un pot de glace taille XL au parfum préféré de James et posa une cuillère à soupe dessus. A grand pot il fallait forcément une grande cuillère. Afin d’éviter les nombreux allers retours, Leanne déposa les différents objets sur un plateau. Le petit interrupteur de la bouilloire sauta quand l’eau fut à température. Leanne versa l’eau bouillante dans les tasses qui ne tardèrent pas à laisser échapper de fins volutes de fumée. La trentenaire reposa la bouilloire sur son socle puis fit une tentative pour soulever le plateau. Malheureusement, elle put le soulever de beaucoup. Ce ne furent pas ses bras qui faillirent mais sa blessure à l’abdomen qui la rappela à l’ordre. La blonde relâcha le plateau brusquement manquant de tout renverser sur le plan de travail. Elle recula de deux petits pas et se retrouva acculée contre l’évier. Leanne porta une main à son côté blessé en grimaçant, les yeux clos en essayant de contrôler sa respiration pour atténuer la douleur.
     
     
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Mar 2 Sep - 0:49

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« Touché. Rappelle moi dans 5 ans de remettre la faute à notre fille , cela peut effectivement m’arranger... » plaisanta James et offrit à sa douce un tendre sourire exclusivement réservé à sa personne. C’est vrai qu’il ne passait plus beaucoup de temps au salon, enfin , plus depuis l’accident, parce qu’avant il avait des horaires plus convenables en tant que nouveau commandant, et cela lui permettait de s’attarder sur le canapé avec sa fille devant une autre émission poubelle à la télévision. James ne daigna pas s’asseoir et observa silencieusement Leanne s’afférer en cuisine. Il savait pertinemment que même si elle pouvait tout préparer, elle ne pourrait sans doute pas le transporter. Mais s’il aurait dit quelque chose, elle n’aurait fait qu’à sa tête de toute manière, en lui affirmant qu’elle en était capable. Elle croyait qu’il ne l’observait pas et pourtant c’est ce qu’il faisait depuis qu’il avait été à l’encadrement de la porte. Léchant ses lèvres discrètement, il émit un petit soupir. Il savait que Leanne devait partager, mais on était toujours très attaché à sa douleur, elle nous appartenait, elle était une drogue comme elle était un moyen d’avancer, alors avouer qu’elle posait problème, ce n’était pas simple. James se demandait bien combien de temps elle réussirait à continuer de la sorte. Certes l’aspect physique deviendrait plus simple, mais qu’en était-il de l’aspect émotionnel.

Il tourna la tête vers la fenêtre, observant en silence la pluie battre contre le carreau dans une cadence militaire alors qu’en fond, il entendait le frémissement de l’eau mis à bouillir. Son esprit repartit ailleurs, dans un lointain souvenir, un souvenir qui remontait à ses premières années avec Oliver en tant que co-équipier. Sa première affaire de meurtre en fait. Le temps avait été similaire, une nuit froide, un orage grondant et une pluie à couper au couteau qui faisait se mouvoir les vêtements d’une gamine abandonnée dans un parc. Cela fut une tragique histoire, une que James n’avait pu oublié et qui revenait régulièrement sur son bureau d’ailleurs. C’était son affaire non résolue, chacun en avait une, la sienne contenait des corps d’enfants malheureusement. Le son du plateau qui heurta le plan de travail fit sursauter le policier, qui automatiquement chercher au niveau de sa hanche une arme qui n’y était pas. C’était un réflexe qu’il n’avait jamais pu abandonner, surtout pas après son infiltration des gangs de stupéfiants. Il se calma rapidement, et se redressa. Il serra le poing plusieurs fois pour en dégager la raideur. Il pouvait prétendre être un burocrate, il n’en restait pas moins un soldat de la ville.

Il s’avança vers Leanne et posa une main sur son épaule. Son regard alla au plateau où glace se mêlait à eau chaude et autres saveurs sucrées à cause du choc, avant de revenir à Leanne. Il l’avait su qu’elle n’aurait pas pu soulever cela, mais au moins il n’avait pas besoin de lui dire cette phrase qui était comme du sel sur une blessure, comme un couteau retourné inutilement dans la plaie, la fameuse phrase qui insupportait la plupart des gens : je te l’avais dit. Au contraire, il serra un peu sa prise . « Inspire....expire....relaxe tes muscles » murmura-t-il en tentant de dissiper la tension musculaire en massant un peu sa nuque .
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Mar 2 Sep - 23:42

Hello Darkness our old friend

     

           

 
Les yeux clos, Leanne parvint à se calmer mais la douleur ne diminua pas autant qu'elle l'aurait souhaité et sa frustration alla quant à elle crescendo. Deux semaines avaient beau avoir passé la jeune femme n'avait pas la sensation que son état se soit réellement amélioré. Elle était sortie de l'hôpital mais elle éprouvait la même sensation d'enfermement dans l'appartement que là-bas. Le pompier avait bien essayé de sortir pour aller au parc un peu plus loin dans le quartier, celui où il lui arrivait parfois d'aller faire du jogging, pour prendre l'air malheureusement elle n'avait pas pu aller bien loin. A peine arrivée à mi-chemin elle s'était déjà sentie trop fatiguée pour continuer. Ce soir elle avait la même sensation de stagner à un certain stade. Elle essayait bien souvent de forcer les choses, d'aller un peu plus loin que la douleur comme pendant les séances de kiné mais rien n'y faisait. Elle qui avait toujours été un oiseau libre et indépendant, elle supportait mal l'enfermement et ne pas pouvoir se débrouiller seule. « Toujours pas capable de porter un plateau avec trois fois rien dessus » murmura-t-elle après avoir levé les yeux vers le plan de travail devant elle, observant la réalité de son nouvel échec.  « Quand est-ce que cela va prendre fin ? » demanda-t-elle avec lassitude plus pour elle-même qu'à l'adresse de James. N'ayant pas le cœur de nettoyer son chef d’œuvre, la blonde se détourna du policier et se dirigea en boitant vers le salon, la tête baissée et le moral dans les chaussettes.

Il n'y avait pas une grande distance séparant le salon et la cuisine mais les quelques pas à fournir pour les relier parurent plus pénible qu'à l'accoutumée. Leanne s'assit sur le canapé en grimaçant et dut prendre le temps de souffler pour s'habituer à la nouvelle position infligée à son corps. L'américaine était pourtant d'un naturel très patient. En effet, avec ses collègues, dans les situations dans lesquelles tout le monde perdait naturellement son calme,  Leanne elle restait bien souvent de marbre. Mais avec elle-même et dans l'état dans lequel elle se trouvait, elle n'avait pas la même tolérance. En soit ce qui c'était passé dans la cuisine n'était vraiment pas grave. Il n'y avait pas mort d'homme et puis ce n'était qu'un simple plateau avec des biens matériels. La trentenaire essayait de relativiser mais dans son morne quotidien elle y arrivait de moins en moins bien. Elle accumulait la pression, la douleur, les frustrations le plus souvent en silence. Le pompier essayait de faire front comme elle pouvait y allant au feeling et en prenant bien garde de ne pas écouter les conseils tout faits que lui délivraient certaines personnes qui pensaient tout savoir mieux que tout le monde.

Au final, tout ce que désirait la jeune femme c'était se réveiller un beau latin et aller mieux, oublier la douleur et les médicaments, voir dans le reflet du miroir de la salle de bain ses cheveux blonds en bataille et son teint naturellement coloré et non pâle à faire peur comme s'était le cas de puis plusieurs semaines. Elle voulait pouvoir retrouver une vie normale avec sa routine prenant le pas sur le reste. Pouvoir à nouveau se lever pour aller au travail, sauver des vies et venir en aide à des personnes en détresse, monter dans un camion aux sirènes hurlantes. Tout ceci ne semblait qu'un lointain rêve inaccessible. Leanne n'avait pas la sensation d'être trop exigeante à espérer cela. Certains rêvaient de gagner des millions, de gouverner le monde, elle voulait simplement oublier cette épreuve et reprendre le cours de sa vie là où elle l'avait laissé avant l'explosion. Mais voilà, le hic. Ce n'était pas "simple".
     
     
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Dim 14 Sep - 23:54

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Le visage de James se ferma quelque peu, pour notamment ne pas montrer la tristesse à Leanne. Elle n’avait pas besoin de le voir avoir des sentiments qu’on pouvait associer à de la pitié. Cela lui faisait mal de voir cette magnifique femme aussi brisée, mais le temps était bien le seul moyen de pouvoir se sortir de là et malheureusement pour Leanne, cela passait par une phase de frustration extrême. Il tentait de lui faire entendre raison, mais il en venait à court d’arguments, notamment parce qu’il avait l’impression de se répéter, et cela n’était pas dans ses habitudes. C’était un exercice délicat pour le flic qui ne parlait pas beaucoup, mais on ne le surnommait pas l’Anaconda Tenace pour rien. Il l’observa en silence et vit les dégâts de ce nouvel échec. « Cela prendra fin quand tu auras laissé ton corps récupérer, Leanne. » lui répondit-il avec un calme olympien flagrant. La petite soirée semblait avoir tourné court, à son grand dam. Il aurait bien aimé avoir un peu de temps avec Leanne, loin des soucis, loin de sa douleur physique et psychique. Il en venait même à se demander comment elle avait pu le voir dans un état similaire. Mais en même temps, ils n’avaient pas exactement le même caractère.

Lui, était aussi de nature indépendante qu’elle, tout aussi patient qu’elle, mais il savait comment gérer son temps, chose dont Leanne n’était pas spécialiste, notamment parce qu’elle arrivait sur ses rotules et avancer dans de pareils situations. Il l’observa s’en aller avec peine de la cuisine et fit le strict minimum syndical pour nettoyer la cuisine, histoire que cela ne soit plus dégueulasse mais en même temps pas parfaitement rangé. De toute manière, quand Eireen allait se réveiller, ils allaient foutre le bordel international dans la cuisine, parce que James était tout aussi doué qu’un merlin avec des nageoires de manchots avec bien entendu tout ce que cela avait comme conséquences. Enfin , cela n’était pas dans l’immédiat. Il ramena à Leanne un verre d’eau avec ses anti-inflammatoires/douleurs/medocs de la mort qui tue quand t’as mal, la drogue qui fait que tu es juste trop heureux que les labos pharmaceutiques existent. Il alla s’asseoir à côté d’elle et lui tendit les deux items et la laissa les prendre. Il hésita un instant, avant de la ramener vers lui, sa poitrine contre son dos, ses jambes enlaçant les siennes. Il dégagea la chevelure blonde et posa de petits baisers sur son épaule, sa nuque, montant vers le creux de son oreille alors que ses mains caressaient ses flancs tout en essayant d’éviter les zones douloureuses. « Leanne. Je sais que…mes mots n’auront pas l’effet d’un miracle, et que je vais sans doute me répéter, mais tu ne peux rien faire d’autres que de te laisser le temps de guérir, si tu veux retourner au Squad. La guérison se fait aussi par l’esprit, et j’ai bien l’impression que tu stagnes, parce que ton esprit stagne. Alors, je te le demande … raconte-moi ce qui s’est passé … raconte-moi tout ce qui s’est passé » demanda-t-il voulant la pousser à mettre des mots sur ce qu’elle ressentait.
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Mer 17 Sep - 23:13

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Leanne prit ses cachets à contrecœur. Elle avait cette peur de devenir accro aux anti-douleurs comme elle avait vu un de ses collègues le devenir quelques mois plus tôt. La blonde ne voulait pas vivre comme lui avait vécu. Elle ne voulait pas devenir esclave de cette drogue et se laisser dicter sa vie par un comprimé blanc salvateur. Mais cette fois, Leanne dut reconnaître malgré elle qu'elle avait besoin d'un coup de pouce et tant pis si elle ne dormait pas le reste de la nuit. De toute manière, pour ce qu'il en restait, cela n'avait plus vraiment d'importance. Elle n'avait plus qu'à attendre que le médicament face effet. Puis James l'amena contre lui pour une de ces étreintes qui était devenue trop rare ces derniers jours. Cela pouvait se comprendre par sa condition physique et puis James n'était certainement pas celui qu'il fallait blâmer pour cet état de fait. Dans tous les cas, Leanne apprécia l'étreinte et l'effort que fit le policier pour rendre la position confortable.

Un long silence accueillit la requête du commandant de la police d'Indianapolis. Depuis que les évènements avaient eu lieu, la blonde n'avait raconté à personne ce qu'elle avait vécu. Elle avait toujours su que ce jour arriverait et qu'il faudrait un jour qu'elle mette des mots sur l'impensable. Peut-être que James avait raison et qu'en parler l'aiderait à aller mieux. De son côté, Leanne était bien loin d'en être convaincue. Elle se disait que cela ne ferait que remuer le couteau dans la plaie. Mais le pompier avait aussi une autre crainte. En effet elle avait peur des conséquences qu'engendreraient son récit. La trentenaire avait jusque là fait en sorte de protéger James de ce venin qui lui empoisonnait l'existence. Elle ne voulait pas risquer de le contaminer et de le voir affecté du même mal qu'elle. Leanne ne voulait pas que ses révélations éloignent son compagnon d'elle, qu'il se mette à enquêter comme un forcené et qu'elle ne fasse plus que le croiser à la maison. C'était bien évidemment une pensée très égoïste mais dans ses moments de faiblesses il est parfois salutaire de l'être un peu. Finalement, après avoir pensé le pour et le contre, Leanne céda à la demande de James. Après tout, elle ne pourrait pas aller plus mal après... Le regard azur de la belle se perdit droit devant elle sur un point qu'elle fixait sans vraiment le voir.

« Je ne sais pas si ce dont je me rappelle s'est vraiment produit. Les cauchemars que je fais ont l'air aussi vrais que ce dont je me souviens. Il m'arrive parfois de ne pas arriver à les différencier » commença-t-elle d'une voix hésitante   « On arrive devant le bâtiment. Il y a une épaisse fumée noire qui sort par certaines fenêtres. On s'équipe, je répartis les tâches de mon équipe et on entre. » En même temps qu'elle racontait son récit, Leanne essayait de visualiser la scène qu'elle décrivait. La jeune femme s'exprimait d'une voix lente en prenant soin de détacher chaque phrase. « On avance dans les couloirs, la fumée nous bloque la visibilité. On a de la poussière qui nous tombe sur les masques. La chaleur fait éclater certaines vitres. Je fais équipe avec Greg et on commence à fouiller les salles comme d'habitude. On croit entendre de détonations ailleurs mais on continue quand même. Puis on arrive à cet étage plus en travaux que les autres. Jusque là on n'a trouvé personne. » Leanne fit alors une pause. Arriver à ce stade du récit s'était révélé assez facile. Mais les choses se corsaient à partir d'ici. La blonde sentit sa gorge se nouer et parler se révéla subitement moins aisé. Le Lieutenant sentit ses mains se mettre à trembler. Il s'agissait également de la partie la plus floue dans l'esprit de la blonde. Elle déglutit difficilement tout en essayant de se reprendre. « On entre dans cette pièce Greg et moi et le scanner infrarouge nous montre des silhouettes debout dans la pénombre. Je vois un genre de fins rayons rouges traverser la fumée et... Et après il y a un flash et une détonation, puis encore une juste après... »

La voix de la jeune femme se brisa alors. En revoyant ses images, elle eut la sensation que les pompiers avaient été délibérément attirés dans un piège et qu'un peloton d'exécution les avait attendu là pour leur tirer dessus dès qu'ils entreraient. Mais Leanne ne voulut pas faire part de ce sentiment à James, ce n'était que des spéculations et peut-être que l'idée qu'on ait volontairement voulu les tuer n'allait pas l'aider à passer des nuits plus sereines, bien au contraire. En soit c'était se voiler la face car tous ses collègues morts avaient succombé à des blessures par balle en très grande majorité. Mais ce n'étaient que des rumeurs qui lisaient dans la presse ou au détour d'une écoute indiscrète d'une conversation dans une file d'attente au supermarché.    

     
     
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Lun 6 Oct - 20:30

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D’une patience infaillible, James attendit, ne pressant pas la cadence ni les mots. Il la forçait déjà assez à mettre des mots sur les pensées qui éventraient son être un peu chaque jour. Il n’était pas véritablement sûr de la nature du mal, était simplement la fatigue émotionnelle due à la guérison, ou était-elle jumelée à une remembrance incessante de ce qui s’était joué dans ce bâtiment si banal de la ville. James présentait que le mutisme de sa compagne était notamment un essai pour le préserver d’une colère vengeresse qui pourtant le consumait déjà. Il n’était pas étranger aux rapports , aux témoignages et aux indices retrouvés sur les lieux, il travaillait mains jointes avec ses supérieurs pour clarifier tout ce qui s’était passé et il savait que cela ne serait qu’une question de temps avant que l’on demande la version de Leanne sur ce qu’elle avait vu. Il ne voulait pas la faire souffrir en la faisant passer de multiples fois par un récit forcé, mais il savait également qu’il n’avait pas vraiment le choix , si les preuves étaient nécessaires pour étoffer un dossier fantôme, il l’enverrait témoigner, pas contre son gré, certes, mais chacun devait faire sa part de sacrifice pour le plus grand bien, pour la justice. C’est cela en quoi James croyait, ou du moins essayait de croire, car la réalité était tout autre, s’il pouvait envoyer Leanne dans un pays où elle et leur fille n’auraient pas à traverser de telles choses, il le ferait en un battement de cil.

Quand le flot de paroles finit enfin par sortir des délicates lèvres du pompier, James écouta attentivement, sans l’interrompre ce qu’elle avait à dire. Il n’y avait pas réellement de faits nouveaux dans ce qu’elle racontait, du moins pour le début. Il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte que les blessures qui avaient tué les pompiers étaient causées par des armes à feu, malheureusement les balles étant trop endommagées, on ne pouvait pas réellement faire une comparaison, mais juste émettre une hypothèse concernant le calibre. Ce que Leanne avait vu confortait l’idée de James que cette action n’avait pas été menée par des amateurs, mais bien des gens organisés, prêts à risquer leur propre vie afin de causer la discorde et le mal. La question que tout le monde se posait et qui était sans doute au centre de l’enquête, c’était bien pourquoi on avait tiré sur des pompiers. Était-ce un guettapent ? Les avait-on visés ? Son instant de flic lui disait que cela était une forte possibilité, mais il ne fallait pas se borner à des hypothèses et des pressentiments, surtout quand ce qui sortait de la bouche de Leanne était un vécu encore cru, pas encore travaillé et de ce fait un témoignage assez peu recevable.

Ses bras entourèrent la jeune femme un peu plus , pour la forcer à rester avec lui et non se noyer dans un étang de flashbacks ou autre. Il savait par expérience que ces hantises , on ne pouvait pas aisément s’en défaire. Il baisa sa tête et huma le parfum de ses cheveux. C’était si peu, et pourtant James étaient si reconnaissant de pouvoir encore le faire. Il avait assisté à tellement de retrouvailles entre un corps et des proches, ce moment de basculement quand le cas devenait une personne, une personne qui n’était plus. C’était un décalage horrible qui l’avait rendu froid, pour se protéger comme il le pouvait. Il hésita l’espace d’un instant, mais se dit que Leanne devait savoir. « Ce que je vais te dire, je ne te le dis pas parce que je t’aime , ou parce que tu es la mère de notre enfant. Tu aurais pu mourir ce jour-là , Leanne, et pas par les flammes comme ton métier le prévoie, mais bien par 2 balles. L’enquête avance doucement, mais sûrement dans la direction d’une fusillade volontaire. » lui expliqua-t-il le plus calmement du monde. «Tu es en vie, ici, en sécurité avec moi, et je te promets que je ferai tout mon possible, pour que la vérité éclate, et rien…rien de ce que tu aurais pu faire , n’aurait pu sauver tes co-équipiers. »

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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Mar 7 Oct - 22:39

Hello Darkness our old friend

     

           

 
Leanne fixait un point imaginaire droit devant elle. Elle entendit les mots de James. Ils ne l'aidèrent pas vraiment à se sentir mieux mais ils la confortèrent dans l'idée qu'elle s'était faite des choses. Au fond d'elle, elle savait qu'elle n'aurait rien pu faire pour ses hommes, elle n'arrivait pas à se sentir responsable ou même coupable pour leur mort. Le Lieutenant ne réalisait pas qu'elle ne reverrait pas ces hommes qui avaient servi avec elle pendant des années pour certains d'entre eux. Elle n'avait pas vu leurs corps et n'avait pas assisté aux funérailles de ceux qui en avaient déjà eu. Même si on lui avait dit qu'elle ne les reverrait plus, la blonde n'arrivait pas à croire que c'était la réalité. Son séjour à l'hôpital et maintenant sa convalescence l'avaient en quelque sorte placé dans une sorte de bulle tenue à l'extérieur des évènements qui avaient suivi.  « Je sais. C'est juste que... » La blonde hésita tandis qu'elle cherchait à mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. « Même si on m'a dit ce qu'il s'était passé, je n'arrive pas à imaginer que lorsque je retournerais à la caserne, je ne verrais plus mes collègues... Comme d'habitude. »

Puis Leanne réfléchit un peu plus sérieusement aux révélations du policier. S'il s'avérait que la fusillade était volontaire et par conséquent préméditée, cela voulait dire qu'ils avaient été attirés dans un piège. Quel genre de personne pouvait avoir envie de s'en prendre aux pompiers de la ville ? Normalement les pompiers représentaient un corps de métier apprécié des populations et quelques soit son rapport à la loi, criminel comme citoyens modèles étaient généralement toujours contents de voir les pompiers voler à leur secours. Bien sûr, il était déjà arrivé que les pompiers se fassent tirer dessus ou essuient des jets d'objets divers sur leur camion dans les quartiers chauds d'Indianapolis mais de là à vouloir en éliminer un maximum d'un coup il y avait un pas. C'était comme un règlement de compte. « Si c'était un piège qui pourrait en avoir après les pompiers ? Cela n'a pas de sens » lâcha-t-elle visiblement perdue. La question de Leanne était rhétorique et la trentenaire n'espérait pas que James puisse lui répondre. De toute manière, il était fort probable qu'à ce stade de l'enquête il n'ait pas les éléments suffisant pour pouvoir répondre. Et puis au-delà des pertes occasionnées, cela mettait un sacré bazar pour l'administration car pourvoir au remplacement d'autant de pompiers en si peu de temps n'était pas chose facile.

Toujours était-il qu'après cette révélation, les cauchemars de Leanne prendrait sans nul doute une toute autre tournure. « S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour t'aider dans l'enquête je ne veux pas que tu hésites à me le demander. Je suis sérieuse James. »

Mais parmi le flot de tout ce qui tracassait Leanne, il y avait aussi la dernière visite de sa soeur. Quelques jours plus tôt en effet, Kayleigh était venue rendre visite à sa soeur mais leur échange n'avait pas connu une joyeuse issue... La soirée avait pourtant bien commencée, la cadette avait ramené des pizzas et elle s'était enfin décidée à avouer à la blonde qu'elle fréquentait quelqu'un. C'était après que les choses s'étaient gâtées. « Il faut que je te dise aussi. Je me suis disputée avec Kay l'autre soir. »
     
     
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Ven 10 Oct - 19:20

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James connaissait ce sentiment.  Il ne l’avait pas souvent ressenti, mais cela faisait partie des risques du métier. Certes les relations entre flics  ce n’était pas vraiment la même chose que les relations entre pompier, il n’y avait pas la même notion de famille.  Si un malheur arrivait à Oliver, là oui, il serait sans doute dans le même cas que  Leanne, mais comme tout, on s’habitue à ce genre de chose.  On arrive à vivre avec malgré tout.  Il savait que ses paroles étaient sans doute pauvres en réconfort, mais il fallait le dire, oser parler de la mort. « Cela passera, comme tout.  Tu t’y feras, c’est triste à dire, mais c’est comme ça.  On s’habitue à l’absence des gens qu’on a un jour côtoyés, et on en laisse d’autres entrer dans notre vie.  Cela va te prendre du temps, et je sais que tu détestes ce terme, vu le nombre de fois qu’on te le répète, mais c’est ainsi. J’aimerai te fournir des mots plus chaleureux, plus réconfortants, mais tu sais très bien que je n’aime pas te mentir, la vérité, autant qu’elle blesse, gifle, est mieux qu’un tissu de mensonges pour se voiler la face.  Peut-être si tu assistais à la veillée cela t’aiderait ? » suggéra le policier caressa doucement sa main.


« Je sais pas  Leanne.  Beaucoup de choses qui arrivent actuellement n’ont pas de sens.  Peut-être était-ce un coup contre un de tes collègues, peut-être était-ce un groupe terroriste qui avait quelque chose contre le système, peut-être qu’on a engagé ses personnes pour se venger.  Les possibilités sont nombreuses et l’enquête n’est pas assez avancée pour qu’on puisse réellement écarter ou se focaliser sur une piste. »  Il savait que c’était une question qui ne lui était pas vraiment adressé, mais ne voulant pas couper le flux de paroles et sentant que peut-être ils allaient enfin quelque part avec cela, en faisant parler  Leanne de ce qui s’était passé,  il s’était mis à répondre, confirmant sans doute ce que la jeune femme pensait de tout cela.  Quoique rien n’était plus sûr. Les pensées de Leanne étaient un domaine que James ne pouvait pas toujours comprendre ni prévoir.  Sa compagne était imprévisible, et c’est ce qu’il avait toujours aimé en elle. Il redressa la tête et la regarda dans les yeux.  Il aurait aimé la protéger, mais il savait qu’elle lui en voudrait, tout comme il lui en voulait de lui cacher les sales journées de sa guérison.  « Si tu peux aider en quoique ce soit, je te le dirai, ne t’inquiète pas.  Si tu me promets de ne pas aller raconter ni d’agir sur les informations que je te donne, je continuerai à te tenir au courant des avancées.  Et quand je dis de ne pas partager les informations, cela inclut ta sœur » lui dit-il en toute sincérité.  Il n’était pas sensé parler de l’enquête, mais il n’aimait pas cacher des choses à Leanne, c’était un accord qu’ils avaient entre eux  et au vu de ce qui s’était passé,  James était décidé à ne pas faillir à cette promesse.  Le policier alors arqua  un sourcil.  «  Je ne peux pas dire que c’est une surprise. Elle n’a rien cassé j’espère parce que la dernière lampe, je l’aimais beaucoup tu sais »  Il sourit quelque peu.  «  Qu’est-ce qu’elle a fait pour que tu te disputes avec elle ? » demanda-t-il alors.

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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Lun 13 Oct - 2:18

Hello Darkness our old friend

     

           


Leanne hocha la tête quand James proposa qu’elle assiste à la veillée organisée par la ville pour rendre hommage aux pompiers tombés au combat. Sans doute avait-il raison, cela aiderait probablement la blonde à prendre conscience de la triste réalité. Le regard azur de la belle se posa sur la main du policier qui caressait la sienne. Leanne pouvait s’estimer heureuse d’avoir James à ses côtés pour la soutenir. Et elle appréciait d’autant plus qu’il n’hésite pas à lui dire la vérité. Même si elle n’était pas forcément très agréable à attendre, il était plus supportable de faire face à la réalité brute plutôt que de l’apprivoiser par des mensonges. Griffith détestait le mensonge en règle général et quand James avait été mal quelques temps plus tôt, elle avait usé de la même franchise que lui. C’était sans doute ce qui faisait le ciment de leur relation. « Merci. J’apprécie ta franchise » ajouta-t-elle avec un demi-sourire, peut-être le premier début de sourire sincère depuis son retour de l’hôpital. Elle entrecroisa les doigts de sa main avec celle du policier et en caressa le dos du pouce.

Puis le sujet dévia sur l’enquête et les mystères l’entourant. Il restait encore beaucoup de travail à accomplir avant de parvenir à faire la lumière sur ce qu’il s’était vraiment passé et il n’était même pas sûr que cela arrive un jour. Dans les affaires comme celle-ci, le grand public n’apprenait qu’une partie de l’histoire, le reste étant tenu au secret de l’investigation ou parfois jamais vraiment découvert. Leanne savait qu’elle était privilégiée d’avoir des informations de la part de James aussi elle ne risquerait pas de trahir la confiance de son compagnon en agissant bêtement. Bien sûr ceci était la théorie et peut-être qu’en pratique tenir sa langue serait facile mais retenir certaines actions s’avèrerait plus compliqué. Tout ceci n’était que conjecture, et puis avant que Leanne soit suffisamment rétablie pour reprendre du service il y avait encore au moins trois bonnes semaines de convalescence qui l’attendaient. Quant à risque de dévoiler des éléments de l’enquête à sa sœur, encore faudrait-il qu’elles se parlent et bornées comme elles l’étaient toutes les deux autant dire que ce ne serait pas tout de suite. « Tu peux être tranquille, je serait muette comme une t… » La Lieutenant se ravisa en fin de phrase. Certains adages ne sont parfois pas de circonstances et celui là était particulièrement inapproprié. Elle se mordit la lèvre en se sentait un peu idiote d’avoir voulu faire de l’humour alors qu’elle aurait du s’en abstenir. L’humour noir et le cynisme la faisaient rire en général mais sachant qu’elle avait failli passer l’arme à gauche récemment, le rappeler à James ainsi n’était pas du meilleur goût. En réalité, Leanne ne savait pas comment James réagissait à tout cela, et par là elle entendait l’homme et le compagnon, pas le policier. Evidemment, il faisait face, mais le pompier se demandait à quel point la nouvelle et avait touché le commandant. Même si elle le lui demandait, la hockeyeuse doutait d’obtenir la confession du flic. James n’était pas le plus expressif ni le plus volubile des hommes. C’était une des choses qui avait suscité l’intérêt de Leanne quand ils s’étaient rencontrés. Elle ne perdait rien à lui poser la question. Après tout, elle ne risquait qu’une fuite ou un refus de répondre. « James, tu ne m’as jamais raconté comment tu avais appris pour l’explosion. Je me souviens… Ou plutôt je crois me souvenir, que je t’ai appelé quand tu étais à ce gala et que tu n’avais plus de batterie sur ton portable ».

Naturellement, à présent qu’elle avait annoncé la dispute avec Kayleigh, il fallait que Leanne développe le sujet. Les disputes entre sœurs arrivaient fréquemment, même si les deux membres de la fratrie Griffith s’entendaient très bien, il leur arrivait d’avoir des conflits souvent liés à leurs caractères respectifs. « Bien… Comme tu le sais, mes parents n’ont jamais vraiment digéré que je devienne pompier. Jusque là, j’avais toujours eu le soutien de Kay. Mais depuis l’explosion, elle a décidé de se ranger à leur avis. En gros, elle voudrait que je passe le concours de commandant en profitant du laxisme éventuelle de l’Académie après ce qu’il s’est passé pour que je me retrouve cloitrée derrière un bureau loin du danger. » Non seulement c’était un raisonnement absurde mais pour la blonde, ce comportement était lâche. C’était d’un opportunisme déloyal et mal placé. De toute façon, même si Leanne était un bon soldat du feu, elle était loin d’avoir l’expérience et les qualifications nécessaires pour avoir le job. Le pompier se sentit envahir par une tension soudaine. La dispute était encore fraîche et visiblement, Leanne n’avait pas encore avalé la pillule. « Et elle a ajouté qu’elle avait l’intention de me pourrir la vie jusqu’en intervention jusqu’à ce que je craque ou que les responsables de l’explosion soient arrêtés. Tu imagines combien j’ai été ravie de l’apprendre»
     
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Jeu 20 Nov - 1:27

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James caressait distraitement le bras de sa compagne , appréciant le moment entre eux.  Ils étaient tellement rares, ces moments où ils étaient réellement connectés. Du moins c’est ce qu’il ressentait. Son regard bienveillant quitta la fenêtre et la tempête pour se poser sur la tête blonde.  Il était vrai que certaines plaisanteries n’étaient pas à faire pour l’instant.  Bien qu’il ne s’offusqua pas, il n’était pas du genre à oublier des tics de langages et des formules figées parce que cela était indécent.    « une carpe ? … c’est certes plus gluant et moins glamour que du marbre noir , mais cela a l’avantage de ne pas parler » Il terminait sa phrase avec la plus grande normalité du monde.  Si on ne faisait pas de quelque chose  un tabou, cette chose restait normale, à ses yeux , c’était comme ça qu’on rétablissait la norme, la routine ennuyeuse des jours où il n’y avait rien à déclarer. A sa question,  le policier se tut et regarda à nouveau vers la fenêtre.  Cette fameuse journée, nuit, où il avait finalement entendu la voix de Kay, où il avait passé la nuit dans les couloirs d’un hôpital qui empestait trop la mort.  Il se lécha les lèvres.  «  Je n’avais plus de batterie oui.  J’ai appris par l’appel général qui a été lancé après l’état d’urgence sur  Indianapolis.  Et quand je suis revenu au bureau, là on m’a dit que ta sœur tentait de me joindre,  et je l’ai donc rappelé et elle m’a dit que tu étais au bloc opératoire, que tu avais été dans l’explosion ….fusillade.  Le reste tu le sais, jonglé entre être à ton chevet et le boulot. » Répondit-il.  Il était vrai qu’il ne s’étalait pas sur ses sentiments, ce n’était son genre, mais il avait réellement eu peur pour Leanne, peur de finir seul avec leur fille.  Quel désastre cela aurait été par ailleurs, surtout pour la suite.   Il cacha bien à Leanne que dans un moment de faiblesse, juste avant que ses réflexes de flics ne prennent le dessus, il avait priait Dieu de  la sauver.  Il n’était pas croyant, et pourtant c’est ce qui en était sorti.

Le deuxième temps de la conversation qui tourna autour de la fratrie Griffith fit soupirer  James.  Il tentait  de ne pas se mêler de ces histoires, car c’était les histoires de famille, et les histoires de famille se terminaient mal quand une troisième personne se mêlait de la dispute.  Il fronça des sourcils quand  Leanne lui expliqua les raisons de ces disputes.    « Loin de moi l’idée de défendre ta sœur, mais je pense que c’est la peur qui a parlé.  Elle est flic, elle ne réalisait pas qu’en tant que pompier il y avait aussi des risques…et il est facile de soutenir quelqu’un dans ses projets quand on part avec un apriori vierge.  Maintenant , elle a une peur au ventre, alors que toi cette peur tu l’as depuis qu’elle a pris du service »  James lui expliqua doucement.    « Elle changera d’avis et reviendra sur ses positions une fois ce choc passé, au fond, elle est casse-pied, mais elle tient à toi.  Même si c’est hypocrite.  Elle ne dictera pas tes choix.  Crois-moi, commandant, ce n’est pas aussi tranquille qu’il n’y parait, j’ai même moins le temps de passer par ici qu’avant, alors que c’est supposé être un métier de bureau.  En fin de carrière peut-être, mais là tu récupères, ton but est de retourner au squad, c’est sur cela qu’il faut que tu te focalises. Le reste, c’est du blabla  qui t’empêche de dormir. Ce n’est pas important »  James répondit et massa les épaules de sa compagne.   « Si tu veux, je peux l’assigner à la petite criminalité, elle déteste autant que la circulation »
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MessageSujet: Re: Hello Darkness our old friend | Leanne   Sam 27 Déc - 21:27

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James avait raison. Jusqu'ici, Leanne avait eu beaucoup de chance de pouvoir faire son métier sans se blesser. Bien sûr elle avait connu des bleus et quelques égratignures mais elle n'avait jamais fait de séjour prolongé à l'hôpital suite à l'exercice de ses fonctions malgré le danger. « Je la trouve surtout injuste dans sa manière de réagir. Elle a déjà pris plusieurs balles depuis qu'elle a commencé sa carrière et je ne parle même pas des fois où elle est rentrée amochée après une arrestation musclée. Je ne lui ai jamais fait la morale comme elle me l'a faite et puis prendre le parti des parents n'était vraiment pas la bonne stratégie à adopter » commenta la blonde en soupirant. De toute manière elles avaient toutes deux un fort caractère et il y avait fort à parier pour que ce soit la guerre froide jusqu'à l'affrontement final qui viendrait remettre les pendules à l'heure. En attendant ce jour et cette confrontation, Leanne se détendit contre le policier. Elle apprécia le contact des mains chaudes et douces de James dans sa nuque et ferma les yeux pour profiter davantage de l'instant. Le petit commentaire que fit le commandant par rapport au sort qu'il pouvait réserver à Kay grâce à sa position hiérarchique eut pour effet de faire sourire le Lieutenant. « C'est vrai qu'il m'arrive parfois d'oublier que je suis sors avec son boss. Commandant je n'hésiterai pas à venir vers vous si de telles mesures s'avèrent nécessaires. » répondit-elle d'un ton faussement solennel.

Leanne décida d'oublier sa soeur pour le reste de la nuit et de profiter du moment qu'elle partageait avec James. Cela ne leur arrivait pas souvent ces derniers temps donc chaque minute passée ensemble était toujours bonne à prendre. « Toujours intéressé par ce film d'horreur diffusé à une heure trop tardive pour être crédible ? » demanda finalement la blonde en désignant d'un petit mouvement de tête le grand écran plat noir faisant face au canapé.
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