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 Let it snow, let it snow, let it snow...

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Charlotte Lincoln
Metiers judiciaires
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Date d'inscription : 02/07/2016
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MessageSujet: Let it snow, let it snow, let it snow...   Dim 27 Mai - 16:37

Let it Snow, Let it Snow, Let it Snow  

Elias & Charlotte
""

 Arrivée comme chaque matins aux aurores, j'avais profité du calme de l'open space vide pour préparer mes dossiers. J'avais une matinée particulièrement chargée avec six audiences et aucune ne s'enchaînait dans la même salle. Ce n'étaient pas de gros dossiers et dans le lot il y avait pas mal d'audiences préliminaires mais je savais que j'allais devoir jouer serré. Dix minutes avant la première séance prévue pour huit heures je pris mes notes et mes dossiers et partis me mêler à la population d'avocats,de prévenus et de simples observateurs dans les couloirs du palais de justice qui commençaient à peine à se remplir. Cela allait encore être sportif.

Et ce fut le cas. Malgré tout, cela n'avait pas été en vain, j'avais réussi à obtenir  deux victoires avec la condamnation d'un homme accusé de violences conjugales et celle de deux jeunes hommes qui droguaient les verres de jeunes femmes dans des soirées pour pouvoir ensuite les violer. Le reste des procédures suivaient leur cours et étaient renvoyées devant un juge. Dans un des ascenseurs, alors que j'essayais désespérément de répondre aux messages en attente dur mon téléphone portable professionnel, un avocat de la partie adverse dans une de mes affaires profita de l'occasion de me croiser pour une maladroite tentative de négociation. Le pauvre n'avait déjà pas une bonne réputation et ce qu'il tenta de me bégayer ne fit honneur ni son client ni à la profession. Je balayai sa proposition et descendit deux étages plus tôt que mon point de destination pour couper court à la conversation.

En traversant l'open space, pour rejoindre le coin où se trouvait mon bureau, plusieurs assistants visiblement débordés me sautèrent presque dessus à deux doigts de se battre pour avoir la première place. Il était bientôt treize heures trente et je sentais que j'allais encore sauter le déjeuner. « Doucement doucement, pas tous à la fois » tentai-je vainement de leur faire comprendre mais leurs voix surpassaient largement la mienne. Ils me suivirent tous les quatre jusqu'à mon bureau où je posai mon sac et mes dossiers à la va-vite. Je consultai l'heure sur l'écran de mon téléphone et sentit mes épaules s'affaisser. J'avais rendez-vous avec le procureur dans vingt-minutes, il allait falloir expédier rapidement les affaires de ce petit monde. « Je vous préviens j'ai quinze minutes... » Avec eux, mieux valait toujours prendre un peu de temps de marge... Le retard d'Elias leur offrit un peu de rab mais ce fut tout ce que je pus leur offrir. Quand je vis le procureur traverser le bureau, nos regards se croisèrent et il ne m'en fallut pas plus pour comprendre que je devais le rejoindre.

Un des assistants me remit une lettre sous papier kraft en m'indiquant que le pli venait tout juste d'arriver par coursier. Sans doute, les documents que nous attendions. J'ouvris l'enveloppe sur le pas de la porte et rentrai dans le bureau. Concentrée sur la lettre que j'étais en train de déplier, je ne vis pas le procureur si proche et il y eut une petite bousculade. « Je suis désolée je n... » Je me stoppai net en voyant les traces de poudre blanche sur la manche du costume de mon boss. En baissant le regard je vis la lettre froissée et également de la poudre sur mes mains et mon tailleur. « Oh God... » fis-je en ayant du mal à déglutir.



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Elias A. Standford
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MessageSujet: Re: Let it snow, let it snow, let it snow...   Lun 25 Juin - 22:30


   
let it snow

charlotte & elias

oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit oh shit

Le début de journée d'Elias avait été particulièrement fatigante. A cause de l'audience finale d'une affaire qui avait lieu tôt ce matin, il n'avait pas pu aller courir avec son chien tôt comme il aimait le faire. Il n'avait même pas pu croiser son époux en se levant. Cela le rendait généralement chancelant pour le reste de la journée. Surtout que la chienne lui avait clairement fait savoir qu'elle n'appréciait pas cette exception. Mais les meurtres n'attendaient pas. L'audience fut plus longue que prévue, simplement parce que la défense de l'accusé avait un nouvel élément à fournir aux jury - bien qu'un peu trop tard cela dit. Elias avait donc dû redoubler d'efforts pour le contrer, bien que ce fut loin d'être facile quand ils convoquèrent un énième témoin, de toute évidence presque fabriqué. C'était du travail très brouillon, mais tellement bordélique qu'il en devenait chiant de s'en extraire et surtout de s'y retrouver. Il connaissait cette technique des avocats, en général en fin de procès quand tout espoir semble perdu. C'était une technique qu'il n'avait jamais utilisée et n'était mise en place que par quelques firmes tentant de faire leur nom, sans avoir peur de se parjurer. Et Elias connaissait quelques avocats qui étaient prêts à tout pour gagner une affaire et se réserver un beau chèque de côté.

Il était donc ressorti avec une heure de retard. Ce qui l'avait particulièrement ennuyé. Il avait donc prit son premier café de la journée. Son rendez-vous avec le maire fut donc retardé et le procureur fut obligé de faire savoir à son collègue et ami qu'il ne pourrait pas rester le temps prévu. Chose qui ne fut pas forcément bien prise par l'élu qui l'avait convoqué pour grossièrement l'engueuler d'avoir loupé sa dernière grosse affaire dont le témoin indispensable avait été abattu juste avant son procès. Mais Standford ne se laissa pas faire et promis monts d'or et de succès au maire qui comme toujours s'en trouva satisfait. Elias ne promettait pas des choses pour rien généralement longtemps. Bref, il congédia le maire et ne fit que prendre un rapide casse-croute en passant devant le tribunal. Au final, il avait gagné du temps. Il arriva dans son bureau un peu après deux heures de l'après-midi, pas forcément énervé non, plutôt franchement ennuyé et véritablement dans un mauvais jour. Enfin, la journée était bientôt terminée de toute façon, plus que quelques heures et il pourrait râler chez lui.

Elias donna donc un regard appuyé à Charlotte son adjointe quand il traversa l'espace d'open space. Ce n'était pas parce qu'il avait du retard dans son planning qu'il devait se poser. Il la laissa entrer et ouvrit plutôt son déjeuner, croquant dans son bagel. « Est-ce que ce sont les documents que nous attendions ? J'espère, enfin, on a besoin de ces déclarations le plus vite possible. Et vos audiences de ce -- » Il ne termina pas sa phrase en rentrant dans Charlotte alors qu'il voulait fermer la porte derrière eux. Il se figea néanmoins en voyant la poudre blanche sortir de l'enveloppe, s'effaçant dans l'atmosphère autour d'eux pour se déposer sur le tailleur de la jeune femme en face de lui. « Lincoln. » tenta-t-il en inspirant doucement, avalant difficilement sa bouchée. « Surtout, ne bougez, pas. Respirez normalement, faites exactement ce que je vous dis. Des gestes lents, pour ne pas faire voler la poudre plus que nécessaire, d'accord ? » Elias recula doucement, bien décidé à suivre le protocole d'urgence sans paniquer. Surtout ne pas paniquer.

Il verrouilla la porte de son bureau puis alla chercher la poubelle à côté de son bureau, jeta son bagel dedans. Il revint vers Charlotte avec sa bouteille d'eau. « La lettre, dedans. Passez-vous de l'eau sur les mains, sans frotter. Puis sur vos cheveux. » Il la regarda faire, tenant la poubelle, se forçant très fort pour ne pas se lécher les lèvres. « Ça va aller, okay ? Ça se trouve ce n'est rien, ce n'est probablement rien. » Il l'espérait ceci dit... Les menaces de mort à l'encontre de Standford n'étaient pas nulles, elles existaient. Mais c'était parfois insensé et de simples lettres de détenus qui voulaient l'effrayer. Il avait appris à vivre avec et à ne pas s'en faire. La poudre blanche par contre, c'était une première encore. Surtout d'aussi près. Poudre blanche, cela pouvait être n'importe quoi. De la farine... ou pire, bien pire. Elias posa la poubelle et se rinça les mains à son tour, passa de l'eau sur sa tête, penché en avant. Il enleva sa veste aux manches blanchâtres de poudre et la mit dans la poubelle. Puis il alla utiliser le téléphone de son bureau, composant le numéro d'urgence du tribunal. « Ici bureau du procureur Standford. Une lettre contenant une poudre blanche a été ouverte. Nous sommes deux personnes enfermées dans le bureau, Charlotte Lincoln et Elias Standford, directement touchés. J'évacue l'étage, vous coupez la climatisation. On suit le protocole. » Il alerta ensuite le reste de l'espace open space par le biais du téléphone qui s'évacua en vitesse. Le procureur se tourna ensuite vers Charlotte. « Enlevez votre veste et votre tailleur, dans la poubelle... Navré, mais ils seront brûlés. » tenta-t-il avec un léger sourire.« Je vous rachèterais ce qu'il faut. Qui vous a donné cette enveloppe ? »

hrp:
 
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Charlotte Lincoln
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MessageSujet: Re: Let it snow, let it snow, let it snow...   Mer 27 Juin - 23:42

Let it Snow, Let it Snow, Let it Snow  

Elias & Charlotte
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Il me fallut quelques secondes et quelques battements de cils pour retrouver mes esprits. Le procureur sembla tout de suite prendre les choses en main et être au fait de ce qu'il fallait faire. Cela me convenait très bien. « Okay. » répondis-je en suivant ses instructions. Ainsi, je restai parfaitement immobile pendant qu'il verrouillait la porte et allait chercher la corbeille de son bureau. Je déposai la lettre au fond de celle-ci presque à plat en espérant ainsi ne pas faire s'évaporer les derniers restes de poudre encore accrochés au papier, le reste étant pour la majorité sur mon tailleur et sur mes mains. J'aperçus dans l'en-tête de la lettre que celle-ci n'était pas uniquement destiné à mon patron. Non loin du sien figurait également mon nom. J'eus du mal à déglutir mais n'eut pas le temps de partager l'information que déjà Elias versait un fin filet d'eau sur mes mains pour enlever la poudre de celle-ci. Mes cheveux connurent le même sort. Quand je voulus rendre la politesse au procureur celui-ci me devança et se débrouilla très bien tout seul.

Quand mon boss énonça le fameux "ça va aller" je répondis par un prompt hochement de tête.  « Vous avez raison, ce n'est sûrement qu'une fausse alerte. C'est toujours comme ça. » Je forçais un sourire que j'espérais plus rassurant que ressemblant à une maladroite grimace. Je n'étais pas le genre de personne à paniquer ou du moins pas facilement. Ma passion pour les sports extrêmes m'aidait beaucoup au quotidien à gérer mon stress et je fis rapidement le parallèle avec la situation présente. J'étais calme quoiqu'un peu inquiète mais ça allait. C'était comme quand on regardait au dessus du vide avant de faire un saut de base jump ou qu'on se mettait en place à la porte d'un avion avant de sauter en parachute, l'excitation du moment en moins. De toute manière, il était inutile d'angoisser pour rien. Pour le moment, ils allaient bien.

L'autorité presque naturelle du procureur fit son oeuvre et organisa l'évacuation des lieux et l'appel au secours. Quand il eut terminé de donner l'alerte, il revînt vers moi et me donna les instructions suivantes. Je devais me débarrasser de mes vêtements souillés comme il l'avait fait avec sa veste quelques instants auparavant. «Euuuuh... » Oui le doute m'assaille à présent. Non que j'ai envie de remettre en cause le protocole d'urgence mais euuuh... C'est-à-dire que   cela signifiait me mettre à moitié à poil devant mon boss et que.... J'espèrais un instant qu'il se moquait de moi mais je savais pertinemment que ce n'était pas le genre du boss. Et dans ces cas-là je vous l'assure, le fait qu'il soit attiré par l'autre sexe n'enlève absolument rien au problème. «Vous êtes sûûûr que... » commençai-je de ma voix éraillée et mal assurée. Je me repris brusquement. « Oui... Oui oui... bien sûr que c'est nécessaire... » ajoutai-je avec suffisamment de conviction pour m'en persuader moi-même. Je me sentis bêtement rougir de honte en ayant qu'en cet instant précis toute ma crédibilité professionnelle volait en éclat. Il aura fallu une seule petite lettre piégée. Ainsi le regard rivé sur la poubelle j'entamais précautionneusement l'effeuillage en commençant par la veste puis mon tailleur. Je dévoilais ainsi à mon patron ma bien maigre silhouette, un discret six pack, deux tatouages et un ensemble de sous-vêtements dépareillé. Parce qu'aujourd'hui, le haut et le bas n'étaient bien évidemment pas assortis. J'imaginais déjà la tête des agents de la brigade scientifique qui allait être dépêchée sur les lieux et qui allaient découvrir la scène... J'en étais presque mortifiée rien que d'y penser. « Ne vous en faites pas... Ce n'est que du tissu... Ce n'est pas grave. » Non en vérité ça ne l'était pas, mieux valait mon tailleur que moi.

Je réfléchis à la question que me posa le procureur pour me souvenir du maudit assistant qui venait de ruiner mon image et très certainement ma carrière. Je fronçais les sourcils en essayant de me remémorer la scène avec précision.  « C'était hum... Un nouveau je crois... Palmer. » Il n'avait pas l'air d'être un mauvais type. « Est-ce qu'on peut le virer ? Juste par principe ? » demandai-je sans être réellement sérieuse mais si je ne pouvais ne plus jamais le croiser de ma vie ce serait aussi bien.

« A votre avis, qui pourrait nous en vouloir à ce point ? »  Je vis le procureur le nez sur son téléphone portable en train de pianoter sur l'écran tactile, pas tout à fait certaine qu'il ait entendu ma question. Puis le téléphone vibra et Elias décrocha. Pour lui laisser un tant soit peu d'intimité, je m'assis sur le canapé qui m'avait déjà accueilli quelques fois lors de sessions de travail nocturnes sans la présence du maître des lieux. A mon tour je me saisis de mon smartphone pour regarder le fil de l'actualité et déjà notre petit incident y figurait. J'étais toujours surprise de la vitesse à laquelle les journalistes se procuraient leurs informations. Pour l'heure, ils ne parlaient que du palais de justice mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne sachent qui était concerné.



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