AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Way down we go

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Way down we go   Sam 18 Mar - 22:49

J'étais dans un café à l'heure du petit déjeuner face à Edwin. Mes horaires anarchiques ne facilitaient pas la prise de rendez-vous mais voyant que j'avais là une opportunité j'avais appelé Edwin et nous nous étions retrouvé de bonne heure. J'avais repris mon service depuis deux semaines environ. Mon arrêt de travail m'avais paru durer une éternité et j'avais retrouvé le bureau avec un plaisir non dissimulé. Je ne suis pas le genre de femme à pouvoir passer ses journées seules à la maison à ne rien faire. Heureusement, ma convalescence avait eu cela de positif que j'avais pu voir et passer du temps avec tout un tas de gens, bref avoir une vie sociale. Outre ma famille et quelques collègues comme Oliver, j'avais aussi reçu des visites un peu plus fréquentes d'un certain soldat du feu. Je ne savais pas où on allait mais j'avais juste le sentiment d'être bien et cela me suffisait. En tout cas je n'avais pas l'intention d'en parler à mon frère ni ce matin ni dans un futur proche. Face à une copieuse assiette composée d'oeufs brouillés, de bacon et de rosti je l'écoutais me raconter photos à l'appui, les exploits de sa fille mais aussi sa rupture avec sa dernière copine en date Jessica. Depuis son divorce le pauvre n'avait pas de chance et enchaînait les histoires sans avenir ou lendemain. Peu après quand ce fut à mon tour de parler de moi, mon téléphone vibra dans la poche de mon manteau d'hiver. En attrapant l'appareil je regardais qui m'appelait et sans surprise je découvris le numéro d'Oliver mon partenaire. Je m'excusai auprès d'Edwin car nous savions tous deux qu'il y avait de fortes chances que cela soit synonyme de fin de notre petit déjeuner. Il y avait eu un incendie au cours de la nuit dans une vieille usine et le nombre victimes était important. Oliver était déjà sur les lieux en compagnie des enquêteurs du département de lutte contre les incendies et m'envoyait à la caserne 51 parler à une partie de l'équipe qui venait de rentrer après avoir oeuvré toute la nuit. Je revenais vers Edwin la mine peu réjouie, la journée commençait mal. Je terminai mon thé tiède à la va-vite et enfilai mon manteau avant d'embrasser mon frère et déguerpir.

A cause de la météo hivernale particulièrement rude cette année, j'avais dû laisser ma moto au garage et utiliser ma voiture de fonction pour pouvoir circuler en ville. C'était loin d'être l'idéal à cette heure-ci mais avec les sirènes j'avais l'assurance de gagner un peu de temps. Une vingtaine de minutes plus tard je garais ma voiture non loin de la caserne. J'entrais dans la caserne par le garage ouvert mais n'y vis pas âme qui vive. Je poursuivis mon exploration de bâtiment en allant vers la salle commune qui servait aussi bien aux repas et à la détente des soldats du feu. C'est là que je vis le groupe de presque dix personnes assises là en silence les mines défaites. Tous accusaient la fatigue de la longue intervention qu'ils avaient vécu cette nuit là et n'avaient même pas pris le temps d'aller se doucher. Je les saluais et prenais de leurs nouvelles en remarquant que Bradley n'était pas parmi eux. Ne voulant pas les importuner inutilement je passais rapidement à la raison de ma venue en les interrogeant sur le John Doe qu'ils n'avaient pas pu sauver mais qui n'avait pas été retrouvé parmi les victimes. Ils avaient peu d'informations et tous m'envoyèrent vers le dortoir pour aller trouver le Lieutenant de la brigade. C'était lui qui l'avait vu et qui pouvait en parler le mieux. J'hochais la tête et les remerciais pour leur aide puis je filais aussi discrètement que possible là où on m'avait indiqué. Au bout du dortoir les quartiers des officiers et l'une d'elle était effectivement occupée par Bradley. Une fois arrivée à son bureau je frappais doucement avant d'ouvrir la porte.  « Salut Lieutenant ! » dis-je doucement avec un léger sourire et en refermant la porte sur mon passage. La mine inquiète j'ajoutais :  « Est-ce que ça va ? »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bradley Tigerly
FIREFIGHTER
Messages : 31
Date d'inscription : 25/10/2016
Job : Lieutenant pompier
Côté coeur : Marié à son boulot... pas insensible au charme d'une certaine flic
Avatar : Taylor Kinney
Copyright : ©burningcandles


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Mer 22 Mar - 19:27

Je pose un dernier regard sur le bâtiment, l’incendie a été maîtrisé et les dernières victimes sorties de là. Le chef nous fait signe que notre boulot est fini, on range le matériel et on rentre à la caserne. Tous mes hommes remontent dans le camion et le retour se fait dans le silence. Nous avons passé une bonne partie de la nuit sur cet appel, se mêlent la fatigue et le poids que représente le nombre de victimes. Tout le monde s’installe dans la salle commune, les premières discussions s’engagent vaguement et pour ma part je prends la direction des vestiaires. J’ai besoin d’une douche, me débarrasser des dépôts que la fumée a laissé, de l’odeur. L’eau chaude coule sur mon corps en emportant avec elle une partie de cette intervention, ça fait partie de mon rituel pour tourner la page. J’en ai vu d’autres, j’en vivrais encore de nouvelles peut-être plus difficiles, mais à cet instant je dois gérer celle-ci. Chacun a sa méthode pour que le boulot reste le boulot et ne finisse pas par nous ronger, surtout après ce genre d’appel là. C’est plus ou moins difficile, plus ou moins long mais nous savons que nous pouvons compter les uns sur les autres et ça c’est primordial. Pour l’instant j’ai cependant le besoin d’être seul, pour faire le point sur cette nuit. L’incendie, les gens que nous avons sauvé, les victimes et puis ce type qui a pointé une arme sur moi voulant me forcer à le sauver lui plutôt que trois adolescentes bloquées dans une pièce. Lorsque je suis retourné le chercher il n’était plus là et il n’était pas non plus parmi les victimes. Impossible que j’ai halluciné, je sais très bien ce que j’ai vu.
Après un passage par la cuisine pour me servir un café je rejoins le quartier des officiers et m’installe dans mon bloc. Assis à mon bureau je me perds dans mes pensées, j’ignore combien de temps s’écoule avant que je n’en sois sorti par quelques coups frappés à la porte. Celle-ci s’ouvre sur Georgia, sa présence me surprend je ne pensais pas que la police serait si vite sur le pont ou en tout cas pas ici à la caserne. Je lui adresse un léger et bref sourire « Bonjour Lieutenant. » répondis-je en gardant la formalité de notre échange, on évite les familiarités dans le cadre du boulot pour ne pas alimenter de potentielles rumeurs. La flic pose sur moi un regard inquiet et me demande si ça va, je hoche la tête sans grande conviction « C’est pas les appels que l’on préfère… et encore moins ce genre dénouement mais ça va. ». Rien dont je ne puisse me remettre, même si l’image de ce flingue pointé sur moi me laisse un goût amer. « Toi ça va ? » demandais-je en arquant un sourcil « Je pensais pas que vous seriez si vite à nos portes. Tu sais si le département de lutte incendie est déjà là bas ? » d’habitude j’aide sur ce genre d’affaire, mais après le temps passé au milieu des flammes ils ont jugés qu’il était préférable que tout le monde rentre au bercail, moi compris. « Je suis content qu’ils t’aient envoyé toi plutôt que ton coéquipier. » dis-je en lui offrant un nouveau sourire, un peu plus franc malgré que je peine à me défaire de mon air soucieux.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Mar 4 Avr - 20:14

Il me suffit d’un échange de regard pour voir le pompier marqué par la fatigue et éprouvé par l’intervention de la nuit passée. Ce n’est pas le Tigerly habituel qui me fait face. Je ne savais pas bien comment l’affronter celui-ci. Avait-il besoin d’une étreinte, d’une main sur l’épaule ou simplement de solitude ? J’ignorais la bonne conduite et l’enquête qui m’était tombée sur les bras ne me laissait de toute façon pas beaucoup de marge de manoeuvre. Je m’adossais contre la paroi murale attenante à la porte à proximité du bureau et mit mes mains dans les poches de mon blouson en cuir. Je croisai les jambes et hochai la tête quand il me demanda comment j’allais.  « ça va » La conversation dévia aussitôt sur le motif de ma visite. Il était vrai que les choses allaient vite et si Georgia était habituée il était vrai que ce n’était pas toujours le cas du reste de la population. La récolte d’informations est une course contre la montre permanente, avoir le tuyau au bon moment relève d’un art et d’une culture difficile à comprendre lorsqu’on débute le métier. Depuis bientôt cinq ans, Georgia s’était habituée et savait que la prise de contact qu’elle effectuait avec Bradley à présent était essentielle. Néanmoins, le soldat du feu n’était pas n’importe qui et la blonde pouvait prendre davantage de précautions avec lui qu’avec un parfait inconnu. « Depuis l’explosion du commissariat, on est davantage sollicité et on se doit d’être de plus en plus réactifs » commença la flic en se gardant de justifier la véritable raison. Dans son service où nombre de secrets avaient élu sanctuaire il y en avait certains qui inquiétaient suffisamment le procureur et le maire pour donner davantage de moyens à leur service en échange de résultats significatifs. Elle acquiesça à la question de Tigerly. « Oliver est avec eux en ce moment. Je n’ai pas plus d’informations pour le moment. Quand il m’a appelé ils venaient à peine de commencer. » Je sortis de ma poche un petit calepin et un stylo car nous allions entrer dans le vif du sujet et je ne voulais pas risquer de manquer un détail.  « Oliver m’a dit qu’on t’avait menacé pendant l’intervention. Tu peux me raconter ce qu’il s’est passé précisément ? » J’appréciais l’effort que fit le pompier pour témoigner d’une marque de soulagement appuyée d’un sourire. Je répondis à son sourire, en bombant légèrement la poitrine.  « Tu m’étonnes, je suis carrément plus sexy ! » J’haussais un sourcil et mon regard en disait suffisamment long sur ce que j’avais derrière la tête pour que le Lieutenant comprenne. Ce n’était pas tellement gentil pour Oliver, et une certaine assistante du procureur aurait été en fort désaccord avec elle, mais fort heureusement l’intéressé n’en saurait rien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bradley Tigerly
FIREFIGHTER
Messages : 31
Date d'inscription : 25/10/2016
Job : Lieutenant pompier
Côté coeur : Marié à son boulot... pas insensible au charme d'une certaine flic
Avatar : Taylor Kinney
Copyright : ©burningcandles


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Sam 8 Avr - 12:11

Ce genre d’appel ça fait parti du boulot, ce n’est pas la première intervention difficile à laquelle je me confronte et ça ne sera pas la dernière non plus. Il faut juste le temps de digérer cela et de repartir ensuite. Je sais que si à cet instant l’alarme retentissait à nouveau je serai sur le pont et mes ruminations s’envoleraient. Mais pour l’heure je vais devoir expliquer à la police ce qu’il s’est passé dans ce bâtiment, et je suis plutôt content d’avoir Georgia face à moi plutôt qu’un autre flic ce que je ne manque pas de faire remarquer, obtenant son acquiescement. Depuis certains évènements c’est un peu le bordel, et je sais que son service croule sous le boulot avec pas mal de pistes à suivre. Je soupire avant de commencer à parler de ce type qui m’a tenu en joue alors que je faisais mon boulot, c’est à dire ni plus ni moins que de sauver les gens coincés dans ce bâtiment, lui compris. « J’ai entendu des appels dans une pièce, y’avait des trucs qui s’étaient effondrés et le mec avait le pied coincé dessous. Seul c’était impossible pour moi de le faire sortir de là, j’ai essayé mais il y mettait de la mauvaise volonté, il était agité. Probablement un camé. » je sollicite ma mémoire pour être le plus précis possible. « Je crois que c’est Sam qui a demandé du renfort pour sortir trois adolescentes d’une pièce, j’ai dit au type que je revenais et là il a sortit son flingue et m’a menacer si je l’aidais pas. » je hausse les épaules « Un mec sympa en somme. ». Le récit ne s’arrête pas là je poursuis donc « J’ai pris le risque, je me suis barré rapidement. On est revenu avec Scott ensuite et là y’avait plus personne. Le mec s’est volatilisé alors qu’on a pris le risque de retourner là dedans pour le sortir. Et apparemment y’avait pas de corps qui corresponde non plus. Le mec s’est donc barré. ».
Je m’appuie à nouveau contre le dossier de mon siège, basculant la tête en arrière « Si j’avais pas perdu de temps avec ce type, peut-être qu’on aurait pu sauver d’avantage de gens. Chaque seconde compte dans ces situations là… » pas que je m’en veuille j’ai fais ce que je jugeais juste, c’est à lui que j’en veux. « Autant c’était peut-être même lui le responsable de cet incendie. » dis-je avec une moue contrariée « Enfin ça c’est vous qui finirez par le savoir. » je l’espère en tout cas, mais je ne doute pas de l’efficacité de Georgia et ses collègues, ils ont de nombreuses fois prouvé qu’ils sont largement à la hauteur. Je tends le bras pour saisir ma tasse de café et le terminer, je grimace, il est froid. « Ah… dégueulasse il est froid. » je secoue la tête, dégouté « Tu en veux un ? Chaud, évidemment. » proposais-je à la flic « T’as bien quelques minutes avant de repartir, non ? » je lui souris, sa présence me fait de bien et si je ne le dirais pas de vive voix j’espère qu’elle le comprend.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Dim 16 Avr - 10:26

J’écoutais attentivement chaque mot qui sortait de la bouche du soldat du feu dans l’espoir de tous parvenir à les graver quelque part dans un recoin de ma mémoire. Je griffonnais sur mon petit calepin ce qui me paraissait pertinent, les points essentiels. Je fronçai légèrement les sourcils quand Bradley émit l’hypothèse que celui qui l’avalt braqué était un toxicomane. Difficile en l’état de savoir s’il pouvait l’affirmer par son observation ou s’il s’agissait d’une déduction qui n’était étayée par rien d’autre que l’intuition du soldat du feu. Bien sûr je n’étais pas là au moment où cela s’était passé mais j’imaginais qu’il devait y avoir beaucoup de poussière et de fumée là-bas. La peur, la chaleur, le manque d’oxygène peuvent faire sortir n’importe qui de ses gonds et le conduire à agir différemment. C’était une réaction humaine mais pour le moiss étrange. Je notai finalement la remarque en mettant un gros point d’interrogation à côté. A mesure que Tigerly développait son discours, je hochais parfois la tête pour lui signifier sans l’interrompre que j’avais bien compris ce qu’il me racontait.  « Okay. » en mettant un point final à ce que je venais de retranscrire. « Tu pourrais me décrire le type ? » demandai-je par en traçant une ligne de pointillés sur mon petit bloc notes pour séparer la partie témoignage en deux. Je voyais que toute cette histoire n’était pas du goût du pompier. Je ne pouvais que comprendre sa frustration d’avoir perdu un temps précieux qui aurait pu être utilisé à de meilleures fins, cela m’arrivait presque quotidiennement. Un indic ou un suspect qui mettait trop de temps à parler et ce sont parfois de nouvelles victimes qui apparaissent.  « Tu as fait ce que tu pouvais » Je savais que ça n’apporterait pas vraiment de consolation au Lieutenant mais c’était une façon pour moi de lui montrer mon soutien. J’ai un regard désolée pour le pompier qui se voit infligé la punition du café refroidi après cette longue nuit éprouvante. De quoi se mettre de mauvais poil en un rien de temps. Je n’avais pas particulièrement envie de goûter au jus de chaussettes produit dans la caserne 51, je n’étais pas censée traîner sur place. Ma mission était de prendre le témoignage du pompier, lui indiquer qu’il devrait faire une déposition au commissariat et m’en aller rapidement pour pouvoir commencer à remuer mes indics et les ressources de mon service pour retrouver la trace de cet individu. Mais face au sourire ravageur et aux évènements survenus la nuit dernière, je me laissai amadouer. « Volontiers, tu me fais faire le tour du propriétaire en même temps ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bradley Tigerly
FIREFIGHTER
Messages : 31
Date d'inscription : 25/10/2016
Job : Lieutenant pompier
Côté coeur : Marié à son boulot... pas insensible au charme d'une certaine flic
Avatar : Taylor Kinney
Copyright : ©burningcandles


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Mar 2 Mai - 12:20

J’essaye d’être le plus précis possibles dans mon récit de cette intervention et surtout de mon face à face avec ce type. Certains éléments marquants sont imprimés dans ma mémoire, comme par exemple cette attitude particulière dont il avait fait preuve, son agitation et son regard fou. L’homme n’avait pas spécialement peur et c’est assez inhabituel pour être souligné. Georgia prend des notes, demeurant sérieuse et attentive. C’est une femme pragmatique, ce qui la rend efficace dans son boulot d’enquêtrice je sais que peu importe la nature de notre relation c’est à la flic que j’ai affaire à cet instant. Elle me demande de décrire le type, je puise dans ma mémoire et lui fait un portrait global de l’homme, n’omettant pas de souligner ce qui me semble important pour le dissocier parmi d’autres gens. Et je me rends compte avec toutes ces informations que je suis capable de donner à la policière du temps perdu à négocier avec ce mec au détriment d’actions plus utiles. J’exprime ma frustration, ma déception même, de n’avoir pas pu faire plus que ce que j’ai déjà fait. C’est trop tard, cette intervention appartient déjà au passé et je dois me concentrer sur les prochaines, c’est comme ça que ça marche. Georgia affirme que j’ai fait ce que je pouvais, je hoche la tête « Ouais… avec les circonstances. » et je ne me sens coupable de rien, c’est à ce salaud qui a pointé un flingue sur moi que j’en veux.
Je tente de finir mon café, mais la boisson a refroidie m’offrant comme seule consolation le dégoût de ce breuvage au goût dénaturé. Je grimace puis propose à la flic de m’accompagner dans la quête d’un nouveau café, chaud cette fois-ci. Un moyen de la garder un peu plus longtemps auprès de moi et profiter quelques minutes supplémentaires de sa présence apaisante. Je sais qu’elle est probablement pressé j’use alors d’un charmant sourire pour la convaincre et après une légère hésitation que j’attribue à sa conscience professionnelle Georgia accepte ma proposition. Elle réclame au passage une visite des lieux, l’idée me convient et je hoche la tête positivement « Avec plaisir Lieutenant. ». Je récupère mon blouson sur le dossier de mon siège et nous quittons mon bureau pour rejoindre la salle commune, quelques pompiers tuent le temps jouant aux cartes afin de ne pas trop repenser à l’éprouvante nuit que nous avons passé, et d’autres sont probablement partis prendre une douche. Je me dirige vers le coin cuisine pour nous servir un café dont je vérifie la température au préalable « C’est pas le meilleur du monde mais au moins il est chaud. » dis-je en tendant la tasse à la policière. « Je t’épargne la visite des vestiaires et des douches. » indiquais-je en me dirigeant directement vers l’extérieur. Nous passons dans un couloir sur les murs duquel sont accrochés les insignes de tous les soldats du feu qui ont laissé leurs vies en sauvant celles d’autres gens. Inévitablement je me sens d’autant plus en colère contre ce connard qui m’a tenu en joue mais je m’abstiens de tout commentaire.
Je sors du bâtiment en compagnie de Georgia arrivant où sont garés les véhicules et où se trouvent les stock du matériel d’intervention. « La cavalerie de la 51. Que tu connais déjà. » dis-je avec un léger sourire, c’est une vraie fierté pour moi de travailler ici. Nous marchons entre les véhicules, je profite que nous soyons totalement seuls et m’arrête entre deux camions, dissimulés à la vue des autres. « Je sais que t’avais pas forcément le temps de t’attarder ce matin. C’est cool d’être restée un peu. » je souris et lève ma tasse de café « Même si il est pas terrible. ». Je jette un dernier regard vers le fond du garage et me rapproche de la jolie blonde pour déposer mes lèvres sur les siennes « C’est pas pro du tout… mais j’en avais besoin, je crois. » dis-je en reculant, mon regard fixé dans celui de la flic.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Sam 13 Mai - 22:44

J’emboite le pas du soldat du feu alors qu’il me reconduit vers le mess où est censé nous attendre un café à bonne température. Je ne m’étais pas trompée de chemin en venant c’était déjà ça. Bon, en même temps la caserne n’était pas non plus un immense labyrinthe. Certains que j’ai croisé un peu plus tôt et qui ont eu la gentillesse de m’indiquer le chemin vers le bureau de Bradley sont encore là. Je leur adresse un léger sourire poli et espère pour eux comme pour le Lieutenant des secours que leur garde est bientôt terminée. Je prends la tasse fumante que me tend Bradley et nous reprenons la visite. Nous passons devant une salle avec des rangées de casiers métalliques et mon guide m’indique que nous n’irons pas par là. Je ne cache pas une mine déçue et boudeuse. La meilleure pièce de la caserne 51 quoi. Avait-il peur que nous croisions certains de ses collègues en tenue d’Adam ? Je soupire. Tant pis ce n’est pas aujourd’hui que je saurais ce qui se cache dans le casier du Lieutenant. Force est de constater en tout cas, que les casiers des pompiers sont plus lumineux que ceux de mon service. Le mur avec les insignes me fait penser à celui du commissariat et je garde un silence respectueux. Je perçois une certaine frustration chez mon hôte et je n’ai aucun mal à imaginer qu’il doit repenser à la nuit écoulée. Mais comme il ne dit rien je préfère m’abstenir également de tout commentaire. Je lui aurais volontiers posé la main sur le bras pour le caresser brièvement lui témoigner mon soutien mais nous sommes dans un lieu public aussi mes doigts se referment pour former un poing serré mais restent sagement dans les poches de mon manteau d’hiver.

La visite se poursuit par le garage où sont alignés les énormes camions rouge et noir. J’ai déjà eu l’occasion de les voir à l’oeuvre lors de notre dernière entrevue professionnelle. Nous nous arrêtons finalement entre deux rangées et j’ai comme le sentiment que nous emmener ici était le but recherché par le soldat du feu. Je souris un peu plus franchement que tout à l’heure pendant qu’il me remercie pour le temps supplémentaire que je lui accorde. Ce n’était pas comme si j’avais eu à me forcer. Et puis je sais très bien que cela permet un peu à Tiger de se vider un peu la tête.  « Pas de problème. »  répondis-je en haussant les épaules.  « Il a le mérite d’être chaud. »  fis-je en levant ma tasse vers Bradley et en me dévouant pour en boire une nouvelle gorgée. Car en effet le café est comme le décrit le pompier : pas terrible. Trouver du bon café de nos jours est compliqué et quand je vois celui qu’on a au commissariat je me dis que nous sommes tous logés à la même enseigne, nous les gens qui travaillons pour la ville. Puis je le vois scruter les alentours en s’approchant de moi pour m’embrasser. Je ne pas vraiment surprise par la manoeuvre, je m’y attendais et quelque part je l’espérais.  « ça passe »  répondis-je du tac au tac à propos du côté non professionnel de la chose.  « Vraiment. »   ajoutais-je en hochant la tête comme pour le rassurer.  « Je ne vais pas tarder. Essaie de te reposer un peu, n’hésite pas si tu as besoin. »  Je lui montre mon téléphone, pour l’heure je ne préfère pas m’avancer sur l’éventuelle possibilité d’une visite pour l’heure du dîner. Ma journée peut s’éterniser en un claquement de doigt et je n’ai pas envie de lui faire une promesse que je ne pourrais pas tenir. C’est à mon tour de m’avancer après avoir vérifié les environs pour venir l’embrasser. Je m’arrête à contre coeur. J’aurais préféré pouvoir passer la journée avec lui mais l’appel du devoir m’en empêche.  « Je te tiens au courant dès que j’ai quelque chose.»  Je lui rends la tasse et me penche vers lui une dernière fois mais pour lui murmurer à l’oreille :   « J’espère qu’on finira cette visite par les vestiaires une prochaine fois.»   Satisfaite de mon effet je dépose une dernière bise sur sa joue avant de m’éloigner en direction de la sortie. 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bradley Tigerly
FIREFIGHTER
Messages : 31
Date d'inscription : 25/10/2016
Job : Lieutenant pompier
Côté coeur : Marié à son boulot... pas insensible au charme d'une certaine flic
Avatar : Taylor Kinney
Copyright : ©burningcandles


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Jeu 22 Juin - 15:34

Bien que ça soit pour parler de l’intervention de cette nuit, la visite de la flic me fait du bien. Son recul, son professionnalisme ça me permet de prendre de la distance en sachant que tout sera mis en œuvre pour retrouver le responsable de cet incendie ainsi que celui qui m’a menacé, bien que je ne serai pas surpris s’il s’agissait de la même personne. Je la remercie pour le temps supplémentaire qu’elle m’accorde malgré la piètre qualité du café que l’on sert ici. Mais au moins il est chaud, seul aspect positif de ce breuvage. Le réconfort que je trouve dans ce café est assez limité, et profitant que nous soyons à l’écart la policière et moi je viens en trouver un peu plus auprès d’elle et du contact de ses lèvres. Sur nos lieux de travail respectif, et plus largement lorsque nous sommes en dehors de la sphère privée nous évitons ce genre de geste, mais là j’en ai besoin. Georgia ne m’en tient pas rigueur, la manœuvre est correcte et si le devoir l’appelle la blonde me fait savoir que je n’ai qu’à l’appeler si besoin. Je hoche la tête « Ouais, merci. » à vrai dire j’aurais préféré qu’elle reste encore un peu plus, j’obtiens quand même une dose de réconfort supplémentaire. « Oui ou si tu as besoin d’autres infos... » dis-je en récupérant la tasse qu’elle me tend. Je ris légèrement quand elle me murmure à l’oreille qu’on devra visiter les vestiaires la prochaine fois, je la regarde reculer en conservant un petit sourire en coin « On verra, ça s’mérite tu sais. ». La flic prend congé, elle a du travail qui l’attend avec cette nouvelle affaire. Quant à moi ma garde vient de se finir et je vais pouvoir rentrer pour me reposer, tenter de penser à autre chose.

Une tache plus difficile qu’elle n’y paraît que de chasser de mon esprit l’image de ce type pointant un flingue sur moi. J’ai l’impression de voir son visage partout, comme s’il me suivait et pourtant je ne suis pas de nature paranoïaque. La sensation d’être observer m’est très désagréable, et je finis par comprendre que je ne me fais pas d’idée. Mon frigo étant désespérément vide, j’ai dû aller faire quelques courses pour espérer pouvoir me nourrir pour les jours à venir. C’est au supermarché que je l’ai repéré, au détour d’un rayon en train de m’observer mais il a prit la fuite. Quelques heures plus tard je reçois un coup de téléphone de la police, ils ont identifié le suspect et j’avais raison c’est un camé. Je décide de me rendre au commissariat pour leur faire part de l’attitude de l’individu en question, et savoir dans un même temps s’ils ont dans l’idée de l’appréhender prochainement. J’ai la réponse à cette question assez rapidement, lorsque j’arrive l’équipe est en train de statuer sur une stratégie potentielle afin de coincer ce mec. « Il y’a de ça quelques heures il me suivait. Je m’en suis rendu compte au supermarché, et il s’est barré. Mais je ne serai pas surpris s’il recommençait. » je hausse les épaules, attendant de savoir ce qu’en pensent les policiers et si c’est un élément qui peut leur être utile. « Vous avez prévu de procéder comment ? Je peux peut-être vous aider vu qu’il a tout l’air d’avoir envie d’une petite discussion avec moi. » je veux que ce type soit arrêté, pour son comportement envers moi mais aussi parce que je reste persuadé qu’il a quelque chose à se reprocher concernant l’incendie. « Je peux servir d’appât. » lâché-je tout naturellement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Lun 3 Juil - 22:54

 Si la visite des vestiaires se mérite, je devrais bien trouver quelque chose pour que cela se produise. Je ne suis pas du genre à baisser les bras facilement. Une fois dehors, je sors mon téléphone portable de ma poche pour passer un premier appel à Olivier, mon partenaire et lui exposer ce que je viens d’apprendre de la bouche du Lieutenant Tigerly. Il me fait part à son tour de ses maigres découvertes car sur le terrain de l’incendie il est encore trop tôt pour avoir des certitudes. Les hypothèses sur la cause du départ du feu n’ont pas encore été identifiées et l’enquêtrice du département du feu n’est guère optimiste sur le temps que les choses prendront. Je monte dans ma voiture avant d’avoir terminé l’appel et quand celui-ci est achevé j’en passe un second pour prévenir mon chef de ce qu’il se passe. J’auras probablement du procéder dans l’ordre inverse mais j’ai mes petites habitudes avec Oliver. Avec l’ordre de mobiliser mes contacts dans la zone de l’incendie, je mets le contact et démarre la berline de fonction qui m’est attribuée. Sur le trajet je me fais doubler par des gyrophares et des sirènes hurlantes montées sur des véhicules de différentes tailles et de différents corps de métiers. Tantôt des collègues, tantôt des ambulances ou encore des camions de pompiers. Le froid n’aide pas à amoindrir la charge de travail des employés municipaux. Je gare la voiture à une certaine distance du lieu de travail de mon premier contact. Notre routine de rencontre déjà bien installée se met en place et malgré mon coup manqué je repars vers un autre indic. Et ainsi de suite jusqu’à finalement rentrer au commissariat en début d’après-midi, mon déjeuner et celui de quelques collègues venant d’un de nos food trucks préférés sous le bras.

Quelques heures plus tard nous avons isolé les profils de plusieurs suspects et plusieurs caméras de vidéosurveillance de la ville nous permettre d’identifier notre suspect numéro un. Le tatouage qu’il porte dans le cou et probablement dans le dos va sûrement le conduire dans une de nos salles d’interrogatoire. Nous sommes en fin d’après-midi quand nous nous réunissons pour faire un point sur l’affaire et que mon téléphone fixe sonne. Bradley est en bas et je demande à l’officier en ligne de bien vouloir le conduire dans notre service. On n’entre pas chez nous comme dans un moulin et tous les flics du commissariat n’ont pas forcément accès à nos bureaux, question de confidentialité. Le pompier n’a pas l’air vraiment plus reposé en cette fin de journée que lorsque je l’ai croisé ce matin. Il y a fort à parier qu’il n’a pas dû bien dormir après cette nuit épouvantable. Je serre une première fois les dents quand Bradley nous apprend que plusieurs heures auparavant il s’est aperçu être suivi par l’indésirable. Il aurait pu appeler ou m’envoyer un message quand même… Je ne saurais expliquer l’attitude désinvolte du soldat du feu, frisant l’inconscience. Mais je n’étais pas au bout de mes peines. Il m’acheva en proposant de servir d’appâts. « Bah voyons » lâchais-je  estomaquée en levant les mains, paumes vers le ciel. Mon attitude surprit et en même temps amusa mes collègues. Notre chef de service s’éclaircit la voix avant de prendre la parole. « Je ne doute pas que vos intentions soient louables Lieutenant mais ce n’est pas comme ça que l’on procède dans ce service » Ce n’était pas tout à fait vrai. Nous nous servions régulièrement de gens pour pouvoir attirer dans notre filet de plus gros poissons mais généralement ces individus étaient du mauvais côté de la loi et devaient se racheter une conduite. Cela ne nous empêchait pas  d’assurer leur sécurité (autant que faire se peut) mais là on n’était pas dans la même configuration.  « Nous n’allons pas vous exposer davantage ce serait trop risqué. Vous avez besoin de protection. Nous assurerons votre sécurité le temps que nous mettions la main sur Zia. MacFergus je vous laisse raccompagner le Lieutenant Tigerly chez lui, je vous envoie Alexander et Denton en suivant » J'acquiesçai et invitai Bradley à regagner la sortie en lui emboitant le pas. Le trajet jusqu'à la voiture se fit en silence.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bradley Tigerly
FIREFIGHTER
Messages : 31
Date d'inscription : 25/10/2016
Job : Lieutenant pompier
Côté coeur : Marié à son boulot... pas insensible au charme d'une certaine flic
Avatar : Taylor Kinney
Copyright : ©burningcandles


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Dim 9 Juil - 12:27

Je n’ai qu’un but pour la fin de cette journée, apporter toute l’aide donc je suis capable pour que le mec qui m’a menacer avec son arme soit arrêté. Je fais fi de la fatigue, de toute façon je me connais, il me sera impossible de me reposer tant que je le sais dehors. J’ai la conviction qu’il n’y est pas pour rien dans la cause de cet incendie, cette intuition ne m’a pas quitté depuis l’intervention et j’ai toujours fait confiance à mon instinct. Je me rends au commissariat avec cette volonté de ne pas rester sans rien faire. Alors que je m’explique sur de nouveaux éléments concernant le suspect, notamment que je l’ai surpris en train de me suivre, je sens sur moi le regard surpris de Georgia. Je crois qu’elle désapprouve que je ne lui en ai pas parlé, et elle a peut-être raison de le faire, je n’en sais rien à vrai dire. Mais ce n’est rien en comparaison à sa réaction quand je propose de servir d’appât afin qu’on en finisse le plus rapidement possible. Je ne m’attendais pas à ce que l’idée soit approuvée sans sourciller, cependant j’ai la sensation d’avoir dit la pire connerie au monde. Je croise les bras et écoute la suite de la discussion hochant la tête aux propos du chef de service, je n’ai pas d’autre choix que de m’en remettre à sa décision, il gère l’affaire comme il l’entend. Je soupire lorsqu’un m’affirme que je vais plutôt être mis sous protection « Ok. Mais plus vite ce type sera entre vos murs mieux ça sera. » c’est un peu enfoncer une porte ouverte que de dire cela, mais j’ai besoin qu’ils comprennent bien que la situation m’est difficilement supportable en l’état. J’ai besoin de ça pour tourner la page, de savoir, pour avancer.
Georgia est chargée de m’escorter jusque chez moi, alors que nous sortons pour aller jusqu’à sa voiture je sens sa contrariété. La policière est silencieuse et je le reste également jusqu’au moment où j’ouvre la portière pour entrer dans le véhicule « Tu vas faire cette mine contrariée durant tout le trajet ? » dis-je avant de m’installer à bord. Je la regarde « C’était peut-être pas l’idée du siècle le coup de l’appât… mais j’arriverai pas à passer à autre chose avant que ce mec soit derrière des barreaux. » je hausse les épaules « Je sais que tu comprends. » pour autant sa réaction est sans nuances, ça lui déplait que j’ai pu proposer mon aide en ces termes. « Dis quelque chose... je préfère encore que tu me dise que c’était complètement con et que je suis stupide plutôt que ton silence. » je soupire, a vrai dire je ne comprends pas bien sa réaction. La flic n’est-elle pas la première à vouloir agir ? C’est une femme d’action, et même si nos métiers ne sont pas les mêmes elle sait très bien que moi aussi j’ai cela en moi. Même ses collègues ont été étonné par sa réaction.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Dim 23 Juil - 9:04

J'hausse un sourcil quand il me demande si -en fin de compte- je vais continuer de bouder longtemps. Je plisse le nez et monte dans la voiture. Je m'assieds à la place du conducteur et mets les clé dans le contact d'une main et j'attrape ma ceinture de sécurité de l'autre. Ce n'est pas parce que je suis dans les forces de l'ordre que je vais me passer de la mettre. Et d'autant plus en présence d'un pompier ça ferait désordre. Je garde le silence, masquant mon agacement en serrant les mâchoires alors qu'il continue d'essayer de me convaincre de... Je ne sais pas trop quoi en fait. Bien sûr que je le comprends dans le fond. Sa dévotion est louable certes mais c'était vraiment la dernière chose que je voulais entendre dans le bureau toute à l'heure. « Comme tu voudras, c'était complètement con et tu es stupide » dis-je un peu plus sèchement que je l'aurais voulu avant de tourner la clef pour mettre le contact et démarrer la voiture. Je m'engage dans la circulation dense à cette heure-ci. Une centaine de mètres plus loin je suis contrainte de m'arrêter,
le carrefour est bouché. Je prends une profonde inspiration et exhale lentement. On est à peine parti et le trajet risque de durer un moment. La dernière chose dont j'ai envie est de me disputer avec Bradley et de manger de la soupe à la grimace pour le reste du chemin qu'il nous reste à parcourir.
« Tu aurais du m'appeler quand tu as repéré que Zia te suivait. Je pensais que tu me faisais confiance... » commençais-je avec une voix radoucie par rapport à ma phrase précédente. J'appuie doucement sur la pédale de l'accélérateur pour avancer la voiture sur quelques mètres avant de freiner et nous arrêter. Impossible d'emprunter un autre itinéraire pour le moment, la seule route alternative ne sera atteignable qu'après le prochain kilomètre.  « Je sais que ça partait d'une bonne intention mais se constituer comme appât ce n'est pas comme foncer dans une immeuble en flammes. Ce ne sont pas les mêmes risques. » Je repense au mec qui gît sur un lit d'hôpital dans un état critique depuis trois jours. Une opération qui a tourné au vinaigre et pour un peu plus on perdait un témoin important de l'affaire. Je me revoyais encore prodiguer les premiers soins à ce pauvre homme qui a voulu bien faire. Lui aussi il voulait soulager sa conscience et espérait voir le suspect passer la nuit derrière les barreaux pour pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Je ne pourrais jamais me pardonner qu'un truc pareil arrive à Bradley. Malgré ses penchants pour la drogue, Zia reste un homme très dangereux. « Il y a quelques jours on a failli perdre un de nos témoins qui a voulu jouer l'appât... » Je marque une pause pour faire encore avancer la voiture de quelques mètres.  « Je tiens trop à toi pour accepter de prendre des risques inutiles... » ajoutais-je sans tout à fait peser le poids de mes mots et ce qu'ils impliquaient.   
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bradley Tigerly
FIREFIGHTER
Messages : 31
Date d'inscription : 25/10/2016
Job : Lieutenant pompier
Côté coeur : Marié à son boulot... pas insensible au charme d'une certaine flic
Avatar : Taylor Kinney
Copyright : ©burningcandles


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Mar 1 Aoû - 20:53

Nuit de merde, journée de merde et j’ai comme l’impression que ça ne va pas en s’arrangeant. La loi des séries ou quelque chose comme ça… Je sais que mon comportement n’est pas le plus intelligent qui soit, que je réagis à chaud et que toute cette histoire me tient sûrement trop à cœur. Je manque de recul, je l’admets et je préfère que Georgia me le dise clairement plutôt que de se murer dans un silence qui m’est insupportable venant d’elle. Finalement elle reprend mes mots, sèchement, pour traduire sa pensée. Je sais pertinemment qu’elle a trouvé ma proposition totalement stupide, maintenant au moins c’est dit. Mais le trajet promet d’être long, à peine partis que nous sommes déjà coincé dans un flot de circulation très dense et surtout quasi immobile. La flic soupire, toujours contrariée je l’ai bien compris, pas besoin d’avoir des diplômes de psy pour s’en rendre compte. Je n’insiste pas, si elle veut rester silencieuse et bien soit… mais ça m’emmerde qu’en plus de tout le reste ça se passe comme ça entre nous. Finalement elle reprend la parole, elle est déçue que je ne l’ai pas appelé quand le camé me suivait au supermarché, j’ai eu tort de ne pas le faire j’en suis conscient. Je hoche la tête « Je te fais confiance Mac, je suis juste trop têtu. » je hausse les épaules « J’ai pas réfléchi, il s’est barré dès que j’ai remarqué sa présence. J’ai pas jugé utile de t’alerter pour ça puisque je venais au commissariat ensuite. » je reconnais mon erreur. Nous avançons par à coup, sur des petites distances et j’espère que nous arriverons à bifurquer sur un autre itinéraire prochainement.
J’essaye de m’expliquer, je sais que Georgia est à même de comprendre pourquoi j’ai agis ainsi, c’est une femme de terrain. Et si elle reconnaît que ça partait d’une bonne intention elle souligne à quel point il est différent d’aller dans un bâtiment en flamme ou de jouer le rôle d’appât. Mais j’ai comme l’impression que si la flic dit ça ce n’est pas par hasard, et elle me donne rapidement raison en m’expliquant qu’à peine quelques jours plus tôt un témoin important a failli y passer en jouant ce rôle. Je soupire, comprenant mieux sa réaction et désolé d’entendre ça. Je m’apprête à reprendre la parole mais c’est Georgia qui enchaine, affirmant qu’elle tient bien trop à moi pour me voir prendre de tels risques. Je ne m’attendais pas à un tel aveu de sa part, pourtant nous tenons l’un à l’autre, mais elle est très pudique sur le sujet et je respecte ça, n’étant pas bien plus expansif. « Désolé d’avoir eu un comportement stupide. » dis-je « La fatigue n’aide pas. » et je pense que je verrais les choses différemment lorsque j’aurais dormi plus de deux heures. Je souris et tourne la tête dans la direction de la flic « Mais c’est plaisant à entendre que tu tiens à moi. Surtout après cette journée pourrie. » je ne veux pas à la mettre mal à l’aise, je veux juste être sincère.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Georgia MacFergus
POLICE
Messages : 210
Date d'inscription : 02/07/2016
Job : Inspecteur de Police
Côté coeur : C'est compliqué

Pseudo : Captain Freebird
Avatar : Jennifer Morrison
Multicomptes : Leith J. Murphy (médecin urgentiste) & Eibhleann O'Flaherty (ambulancière)
Copyright : Captain Freebird et lumadreamland@tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Way down we go   Sam 12 Aoû - 22:47

Plus qu'une centaine de mètres et je vais pouvoir changer d'itinéraire. Je déteste la circulation, voilà la raison pour laquelle je circule en deux roues. Si pour réduire mon temps de trajet de moitié je dois avoir deux roues de moins qu'il en soit ainsi. Mais là je ne suis pas en train de rentrer chez moi et je ne suis pas en filature. Mes mains crispées sur le volant finissent par se détendre un peu à mesure que la situation de désamorce entre les deux occupants de la voiture que nous sommes Bradley et moi. Je le comprends, pour moi aussi les nuits sont courtes et à bien y réfléchir j'ai peut-être un peu réagi avec excès. Sans doute parce que c'est Bradley et pas qu'à cause de mes insomnies chroniques, je dois être honnête avec moi-même. Mais cela n'enlève pas mon propos pour autant. Je sais que mes reproches sont légitimes, c'est juste l'enveloppe du message qui n'est peut-être pas adaptée. Les mots, les sentiments ce n'est pas mon truc voilà. Je finis par hausser les épaules quand il me présente ses excuses au final ce n'est pas si important. Il ne lui ait rien arrivé de grave, il est ressorti d'une nuit d'enfer sans une égratignure c'est tout ce qui compte. « Ce n'est pas grave, tu as peut-être perdu quelques neurones à force de foncer dans tous ces bâtiments en feu. » le taquinai-je gentiment. Je ne le pensais pas et la blague était facile et pas du meilleur goût mais il était trop tard pour la retirer. De toute manière, je doutais que ce soit la première fois qu'il entende cela sortir de la bouche de quelqu'un. Nous arrivions enfin au carrefour tant espéré et je n'hésitais pas l'ombre d'une seconde à tourner sur notre droite pour changer de rue. Dans la rue perpendiculaire, si le traffic restait dense, on voyait néanmoins au loin que la situation s'améliorait.

Je restai néanmoins interdite quand le soldat du feu me remercia pour mes derniers mots. Un vent de panique s'éveilla doucement mais sûrement en moi. Je ne réalisai qu'à présent les mots qui étaient sortis d'entre mes cordes vocales et leur portée. Je serrai les mâchoires et mes mains se crispèrent de nouveau sur le volant. Cela lui faisait au moins plaisir. De mon côté c'était une autre affaire. Pour la première fois en bientôt trois ans et depuis Dwayne j'avais dit à un homme qui n'était pas de ma famille ni un ami proche que je tenais à lui. Et je prenais conscience que c'était vrai, je le pensais sincèrement. J'eus du mal à déglutir. Ma relation avec Tiger prenait une nouvelle dimension. Ce n'était plus que des soirées ou des nuits agréables en sa compagnie, il y avait maintenant un autre chose, et c'était moi qui venait de l'établir. Il fallait que je parle à mon psy. Si j'avais pu, je me serai ruée sur mon téléphone pour voir s'il pouvait répondre à ma crise actuelle en urgence mais je ne pouvais pas. J'avais des ordres et une mission, ramener Bradley chez lui et attendre jusqu'à ce que les baby-sitters arrivent. Et puis ça l'aurait fait moyen. On ne s'était pas vu depuis de longs mois et là j'avais subitement besoin de son aide. Je me demandai alors si la réciproque était vraie. En tout cas, le pompier ne l'indiqua pas dans sa réponse. Rester dans le flou pour l'instant me convenait. Je ne me sentais pas prête à gérer la réponse à ma nouvelle interrogation. Par chance, nous arrivons à son domicile et je saisis la première occasion pour sortir de ce huit-clos qui m'est devenu plus qu'inconfortable.  « Reste là, je vais voir si la voix est libre » et sans autre forme de procès je referme la portière et m'éloigne.
 
Revenir en haut Aller en bas
 

Way down we go

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Call 911 Now ! :: Chicago :: Les mystères de l'Ouest :: Caserne 51-