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 Une après-midi comme elle les aime

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Milan F. Coyle

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MessageSujet: Une après-midi comme elle les aime   Sam 10 Déc - 21:49

Aujourd'hui, j'ai un rendez-vous chez Sasha. Non pas ce genre de rendez-vous galant mais c'est juste une après-midi entre amies où je vais lui faire réviser ses cours, même si je n'y comprend rien. J'en ai bien eu pendant ma formation de pompier mais ce n'était pas aussi poussé qu'elle. Personnellement, j'avais eu des cours basiques et en lien avec mon futur travail. Elle, c'est de la torture psychologique à chaque ligne que je lis. Mais elle ne m'en veut pas. Je crois qu'elle est juste heureuse d'avoir un peu d'aide pour réviser. Et puis, à chaque fois que je lui pose une question sur un mot « compliqué », elle prend le temps de m'expliquer, même si c'est un point qu'elle a vu trois ans auparavant. Mais au moins, ça la fait réviser.

Comme à chaque fois qu'on se voit – et ce, depuis un an – je ne peux empêcher mon cœur battre la chamade. Je l'ai dans la peau, je ne peux le nier. Son regard, son sourire, ses mimiques, et même son rire. Tout en elle me fait chavirer. Mais je sais que ce n'est pas réciproque. Enfin, je m'en persuade parce que je n'ai pas envie de tomber de haut. L'ascenseur émotionnel, très peu pour moi. Sauf que … Sauf qu'elle a toujours ses marques d'affections et ses regards qui en disent long. Et je ne sais pas comment les interpréter. Je secoue la tête de gauche à droite. Je ne dois pas me faire de films. Je ne dois pas. Je n'ai pas envie de souffrir. Enfin, pas plus que je ne souffre déjà maintenant.

Je me retrouve devant chez elle. L'air est frais en cette période de l'année et je me demande encore pourquoi j'ai voulu prendre les transports en commun. Marcher pendant dix minutes sous ce froid de canard est une mauvaise idée. Je prendrais un taxi pour rentrer, ça sera mieux. Je sonne chez elle et après qu'elle m'ait ouvert, je me dirige dans le hall d'entrée de l'immeuble. Comme j'ai l'habitude ses derniers temps de venir, je sais parfaitement où elle habite. Un avantage non négligeable quand on est meilleure amie. Je décide de monter au premier étage de ce bâtiment unique en son genre. Ancienne usine désinfectée, réhabilitée en lofts spacieux. En y réfléchissant bien, c'est le bien-type qui lui colle à la peau. C'est totalement elle et l'intérieur ressemble encore plus à ce qu'elle est.

Je frappe à la porte et là, la panique m'envahit. Je me demande si Jarod est là. Non pas que je ne l'apprécie pas mais c'est que notre relation amicale – si tant est qu'on peut l'appeler comme ça – est assez tendue ces derniers temps. Il pense que la relation que j'entretiens avec Sasha dépasse le cadre amical. Il me l'a clairement dit, entre quatre yeux, quand Sasha nous tournait le dos. C'était un de ces soirs où elle nous avait invité, avec Ailina, à manger chez eux. Et même si j'aimerai bien que notre relation aille un peu plus loin, je ne suis pas su genre à faire capoter un couple. Ils sont quand même ensemble depuis quatre ans. Je ne vois pas pourquoi je ferai ce genre de choses.

Je sors de mes songes quand j'entends la porte s'ouvrir devant moi. Sasha me fait un de ses sourires qui pourrait faire fondre, à lui seul, la calotte glacière, ou mon cœur tout simplement. C'est à choisir. « Hey » lâchai-je, d'un simple sourire timide. Mon regard se perd dans ses yeux bleus océan. Mon cœur rate un battement et je sens mes mains devenir moite. Elle me fait toujours un effet de dingue et tout ce que je peux me dire pour calmer mes ardeurs ne font rien pour arranger les choses. Je ne sais pas si je tiendrai encore longtemps comme ça. Et à chaque fois, elle me fait oublier tout le reste. Et surtout, oublier Jarod. « Alors prête pour cette séance de révision ? » lui lançai-je, avant de rentrer chez elle.

Je déposais mes affaires et aussi son cadeau de Noël, ainsi que son cadeau d'anniversaire. Étant que les deux étaient très proches, j'avais bien décidé de séparer les deux événements. « Alors ça, c'est si tu as bien bossé, ok ? » lui lançai-je, en riant. Je n'ai pas envie qu'elle sache déjà ce que je lui ai acheté. Et puis, à la base, on est là pour qu'elle révise et réussisse ses examens. Même si je sais qu'elle y arrivera sans mon aide. Elle est douée dans ce qu'elle fait.
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Sasha Woodstock

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Dim 11 Déc - 2:45

Une après-midi comme elle les aime.
Milan & Sasha
Les cheveux noués en chignon lâchés, je relis mes notes, soigneusement reprises, à la main, de mes cours. Ca m’aide à mieux les mémoriser, de les reprendre ainsi. Comme bien souvent lorsque je révise, mon tourne-disque est en marche, jouant un vinyle, mis au hasard. Je ne suis pas vraiment concentrée depuis quelques minutes, je dois l’admettre. Pourquoi ? Car Milan ne va pas tarder à arriver, pour m’aider dans mes révisions. Pas vraiment une activité démentielle, mais mes études me prenant du temps, c’est bien l’une des seules façons pour moi de pouvoir passer du temps avec elle sans prendre trop de retard dans mes études ou dans mon désir de rester la meilleure de ma promo. Et ça me fait toujours bizarre, je crois, de me retrouver avec Milan, après tout ce temps, car il reste toujours une partie de moi qui repense à ces années passées à ne plus nous parler. Si je parvenais seulement à réfléchir un peu plus, je comprendrais enfin qu’il n’y a pas que cela, mais je ne suis pas prête pour cela. Chambouler ma vie, ma foi, et ma famille, pas même pour une personne aussi importante qu’elle peut l’être pour moi. Mes pensées restent en suspens lorsque l’interphone sonne, m’indiquant que ma meilleure amie est en bas. Je ne tarde pas à lui ouvrir la porte du bas, avant d’avoir un sursaut de rangement. Ca n’est pas en désordre chez moi, mais c’est plus fort que moi. Je m’interromps, en l’entendant toquer à la porte, m’insultant de tous les noms : ça n’est pourtant pas la 1ère fois qu’elle met les pieds chez moi ! Alors que je lui ouvre la porte, je ne remarque même pas qu’un sourire fleuri, le plus naturellement du monde, sur mes lèvres, tant c’est habituel lorsque l’on se retrouve. Son « Hey. » suffit à augmenter mon sourire, à croire que je savoure la réalité de sa présence, qu’une partie de moi a encore du mal à réaliser, malgré le temps passé depuis nos retrouvailles, qu’elle est bel et bien là, et non le simple fruit de mon imagination, et du manque de notre amitié. « Salut » , répondis-je, d’une voix indiquant clairement mon plaisir de lui faire face, m’effaçant pour la laisser rentrer.

« Alors prête pour cette séance de révision ?», me demande-t-elle, après être rentrée, tandis que je referme la porte derrière elle, avant de remettre en place le sweat zippé à capuche (emprunté à Jarod), car celui-ci glisse sur mon épaule. C’est ça de se précipiter pour ouvrir la porte, et de ne pas se soucier de son apparence. Ca se voit bien au fait que même ma coiffure ferait honte à quelques fashionistas, de par les mèches de cheveux qui s’en échappent, ou que mes lunettes, glissant de mon nez, pourraient donner aux gens une impression de négligence. Il n’en est rien : c’est juste que je ne joue pas sur mon apparence pour faire face aux autres. « Alors ça, c'est si tu as bien bossé, ok ? », me fait savoir la brune, qui a déposé ses affaires, et parmi elles : deux paquets cadeaux. Ce qui m’arrache un nouveau sourire, un peu ému celui-ci, de voir qu’elle a pensé à mon anniversaire à et Noël. Même si elle me fait du « chantage » quant à l’ouverture des cadeaux. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. « Je peux même pas en ouvrir un en guise d’encouragement, et l’autre après, en récompense ? » . Proposition innocente, lancée, la tête sur le côté, avec une petite moue boudeuse, bien enfantine, bien moi, en somme. Et en ce instant, je ressens comme un soulagement à la perspective que Jarod ne soit pas là, mais à son boulot, sachant qu’il aurait sans nul doute apporter beaucoup d’ondes négatives à l’instant présent. Je ne sais pas pourquoi il n’apprécie pas Milan. Ou plutôt, je me borne à croire que cela concerne uniquement sa désapprobation de l’orientation sexuelle de mon amie.

J’attrape la main de Milan, ne lui laissant pas le temps de répondre, pour l’entraîner à ma suite vers la cuisine. C’est plutôt habituel chez moi d’être aussi tactile avec mon entourage, et plus encore avec Milan ou Ailina, que je connais depuis toujours. « Avant l’effort : le réconfort ! » , que je balance, pour finalement m’arrêter, arrivée enfin vers l’espace cuisine. Enfin, quand je parle d’efforts, j’ai conscience de parler surtout pour moi, car j’ai tout de même partiellement conscience qu’il me faut faire plus d’efforts que d’habitude, afin de parvenir à me concentrer, lorsque Milan me fait réviser. Même si nos révisions portent leurs fruits, la plupart du temps. Disons que c’est un peu déconcerté, de réviser, alors que son regard émeraude me fixe de la sorte. Je mordille ma lèvre pour finalement prendre la parole : « Tu veux boire ou grignoter un truc ? Ou on se jette direct’ dans le bain ? » . Autant ne pas oublier ses bonnes manières. Oh, et penser à lui rendre sa main aussi. Ce que je finis par faire, tout en me dirigeant vers le frigo, pour sortir du jus de fruits, frais et artisanal : ma boisson préférée. Mon regard se porte vers le canapé, sur lequel se trouve mes notes, mais aussi le cadeau que j’ai acheté pour Milan, pour Noël : ne sachant pas quand j’aurais l’occasion de la revoir avant les fêtes, il me fallait bien sauter sur l’occasion pour le lui offrir.
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Milan F. Coyle

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Dim 11 Déc - 14:50

J'ai même pas le temps de lui répondre quant à savoir si elle ne peut pas ouvrir un cadeau dès maintenant, qu'elle m'attire jusqu'à la cuisine . Je la reconnais bien là. Elle a toujours été cette petite fille enjouée, heureuse d'ouvrir ses cadeaux. Avec des étoiles plein les yeux. Bon, ça n'a pas toujours été le cas. Son père étant décédé le soir du réveillon de Noël et moi qui ai déconné pendant des années ont fait qu'elle s'est renfermée sur elle-même et a oublié ce pourquoi Noël était si beau. Mais aujourd'hui, je la retrouve telle qu'elle était à l'époque et cela me remplit de joie. « Bon, tu as le droit d'ouvrir ton cadeau d'anniversaire alors », lançai-je, riant légèrement. A chaque fois qu'elle me fait sa petite moue boudeuse, mon cœur fond et je ne peux pas lui dire non. C'est impossible.

J'entends un fond sonore. Je n'y avais pas encore fait gaffe parce que j'étais, encore un peu plus, en train de succomber au charme de ma blonde préférée. Mais elle a Jarod et elle est heureuse avec lui. Je ne peux pas lui enlever ça et puis, je sais très bien que je n suis pas quelqu'un pour elle. Et même si ça me coûte de le dire, Jarod l'est. Alors, je profite des quelques rares moments où je suis seule avec elle, tout en essayant de garder cette carapace que je me suis forgée cette année. Je me concentre de nouveau sur la musique. « C'est un nouveau morceau qui passe, non ? ». Je suis pas vraiment douée pour la musique, que ce soit de notre génération ou pas. Et je sais qu'elle va doucement se moquer de moi à cause de ça. Mais au fond, je sais qu'elle aime que je m'intéresse à ce qu'elle fait ou écoute. Et puis, c'est le rôle d'une meilleure amie, non ?

Cette sensation de froid sur ma main me glace le sang. Je me sentais bien avec sa main dans la mienne et maintenant qu'elle nous a séparé, je me sens comme seule. « Puisque tu sors du soft, je vais en prendre aussi s'il te plaît ». Le vide intersidéral – non, je n'exagère pas – que je ressens en ce moment même me fait prendre conscience que je ne pourrais plus jamais me passer d'elle dans ma vie. Que ces cinq années loin d'elle ont été les pires années de ma vie. Bon, j'y suis pour quelque chose, je le sais. C'est carrément de ma faute, oui, mais être loin de mes deux meilleures amies avait créé un manque que j'essaye par tous les moyens de combler depuis. D'autant plus, depuis l'année dernière et mes sentiments naissants pour cette fille devant moi.

Pendant qu'elle nous sert à boire, je pars chercher son premier cadeau. Comme je l'ai dit, je suis faible devant elle. Elle pourrait me demander n'importe quoi, je pourrai le faire, rien que pour ses beaux yeux. « Tiens », souris-je, en lui présentant son cadeau d'anniversaire. « J'espère qu'il te plaira ». Normalement, je ne m'étais pas trompée sur le thème, étant donné que cela avait un lien avec la musique. Mais j'espère au fond de moi qu'elle ne l'a pas ou que cela lui plaira. « Bon, j'avoue, je l'ai chiné sur une brocante mais la personne a qui je l'ai acheté m'a assuré que c'était un exemplaire unique. Enfin, qu'il n'y en avait plus beaucoup. Surtout, en aussi bon état ». Je me sentais un peu gênée suite à ma révélation. Je sais qu'un cadeau, peu importe le prix, a une valeur sentimentale pour la personne qui l'offre et aussi pour la personne qui le reçoit. Je sais aussi qu'elle n'est pas regardante sur le prix que l'on met dans tous ses trucs-là. Mais il n'empêche que je ne me sens pas vraiment bien maintenant qu'elle sait où je l'ai eu.
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Sasha Woodstock

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Dim 11 Déc - 18:54

Une après-midi comme elle les aime.
Milan & Sasha
C’est déroutant, de me retrouver avec Milan, j’ai l’impression de nous retrouver projetées des années en arrière, avec l’insouciance que je pouvais éprouver alors, l’insouciance que je tente de retrouver depuis quelques années, même si cela n’est pas chose aisée. Indubitablement, le fait d’avoir retrouvée la brune n’est pas étranger à ce changement. « Bon, tu as le droit d'ouvrir ton cadeau d'anniversaire alors », finit-elle par me faire savoir. « Ah, c’est mieux ça ! » , lui dis-je, empruntant, une fois encore, un air de gosse que j’assume parfaitement ! S’aérer l’esprit de la sorte, pour occulter tout ce qui peut me peser sur l’esprit, c’est une bonne chose. Assez rare, il me faut l’admettre. Et peut-être que si j’étais moins bornée, je parviendrais à réaliser que cet exploit ne se produit qu’en la présence de Milan. « C'est un nouveau morceau qui passe, non ? », m’interroge la brunette, ce qui me fait sourire. Elle n’est pas la plus douée en musique, mais cela ne m’a jamais dérangée, bien au contraire : je peux lui faire découvrir des trucs, et elle, de son côté, m’apprend aussi des choses, sur des sujets que je ne connais pas ou ne maîtrise pas. Et c’est bien cette dynamique, dans notre relation, qui me plait. « C’est le dernier album des Rolling Stones ! » , et petit cadeau de Jarod, mais je n’en parle pas, n’ayant pas envie d’amener le sujet de mon fiancé sur le tapis dès maintenant. Je l’ai déjà dit : entre mon petit ami et ma meilleure amie, ça n’est pas la joie. Et puis, parler de lui m’obligerait à annoncer de suite la tournure prise récemment dans notre relation, et aussi ma grossesse. Je garde cela pour plus tard, après les révisions, lorsque l’on pourra parler tranquillement.

« Puisque tu sors du soft, je vais en prendre aussi s'il te plaît. », m’annonce-t-elle, après que j’ai finis par lui lâcher la main, tâchant d’ignorer à quel point le fait d’avoir sa main dans la mienne m’a plu. Vraiment. « Ca marche ! » , lui dis-je, alors qu’elle s’éclipse, le temps que je nous serve à boire. Sans même que je n’en prenne conscience, mon regard s’échappe dans sa direction, pour se perdre ailleurs, dès qu’elle revient dans ma direction. « Tiens. J'espère qu'il te plaira. », me dit-elle en me tendant un paquet, que je récupère avec un grand sourire, les yeux pétillants de malice. Oui, j’ai hâte de voir ce qu’elle a choisi pour moi. « J’en doute pas ! » . Après tout, elle sait ce que j’aime ou pas, donc, elle a forcément vu juste, et sait parfaitement que je ne suis pas de celle qui adore les cadeaux trop clinquants, loin de là : tant que le cadeau a été acheté/fait pour me faire plaisir, ça suffit à me rendre heureuse ! « Bon, j'avoue, je l'ai chiné sur une brocante mais la personne a qui je l'ai acheté m'a assuré que c'était un exemplaire unique. Enfin, qu'il n'y en avait plus beaucoup. Surtout, en aussi bon état. », m’explique Milan, tandis que j’ouvre soigneusement le cadeau, pour découvrir un vinyle des Beatles ! « C’est parfait ! Merci ! » , m’écrié-je, en observant le vinyle, que je n’ai pas encore à ma collection, même si j’ai l’album en format CD. « Faut qu’on l’écoute ! » , et telle une gosse, je me dirige vers mon tourne-disque, laissant Milan devant nos verres fraîchement servis. Je troque les vinyles, et les Beatles succèdent ainsi donc aux Rolling Stones. Un sourire de satisfaction illumine mon visage dès que les 1ères notes s’égrènent, et que je retourne vers la jeune femme. « T’as très bien choisis, merci ! » , lui dis-je en la prenant dans mes bras, dès que j’arrive enfin de nouveau vers elle. Une accolade purement amicale, mue par l’envie de lui faire comprendre que son cadeau me touche, peu importe l’endroit où elle l’a acheté et le prix qu’elle y a mis : elle aurait pu m’offrir un simple gribouillage que ça m’aurait fait tout autant plaisir ! Et pourtant, quand je l’ai dans mes bras, je ne peux m’empêcher d’être troublée. Mais je repousse bien vite cette pensée. Comme souvent, lorsque Milan parvient à me perturber, sans même le chercher. « On ferait bien de s’y mettre, on a du boulot ! » , soufflé-je finalement en rompant notre étreinte, tâchant de dissimuler mon trouble sous le masque de l’étudiante modèle que je suis, qui cherche toujours à atteindre la perfection.
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Milan F. Coyle

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Mar 13 Déc - 0:53

J'aime la voir comme ça. Telle une gamine devant le sapin de Noël, le matin du 25 Décembre, prête à en découdre avec tous ses cadeaux devant elle. Elle a su garder son âme d'enfant. Chose que j'ai oublié quelque part, sur la route de mon adolescence. Ou peut-être que je l'ai cachée quelque part, au fond de moi, et qu'il suffirait d'un déclic pour le faire réapparaître. Et est-ce que ce déclic pourrait être cette belle blonde devant moi qui n'est autre que ma meilleure amie ? « Rolling Stones ? Hum. J'en connais une ou deux mais ça s'arrête là » dis-je, en haussant les épaules. C'est quelque chose dont je ne me soucie guère. Enfin, je parle bien sûr de la musique. Comme je l'ai dit, c'est pas mon fort parce que je ne passe pas des heures à en écouter. Seulement quand je fais mon footing du matin et ça ne dépasse pas les deux heures par jour. Et puis, de toute façon, j'ai ma playlist qui n'as pas changé depuis … quelques années, je crois. « Mais, en tout cas, pour le peu que je connais, c'est sympa ». C'est pas ma came, c'est vrai, mais les deux-trois chansons que je connais sont classes. Perso, je préfère l'électro. J'ai découvert ce genre de musique il y a presque dix ans et depuis, elle ne m'a pas quittée. D'ailleurs, je rêve d'aller un jour à Ibiza, lieu culte de l'électro où tous les grands DJ vont s'amuser. Peut-être qu'un jour, j'irai. Et en compagnie de Sasha pour lui faire découvrir une de mes passions.

Je la regarde ouvrir son paquet comme si c'était la huitième merveille du monde. Quand je vous dis que c'est une gamine le matin de Noël, je rigole pas. Je souris face à tant d'engouement de sa part et je trouve ça trop mignon. Elle est trop mignonne. Je dirais même : elle est parfaite. C'est dingue d'être aussi parfaitement parfaite. Et puis, je la vois s'extasier devant le vinyle. Je savais que lui acheter quelque chose en lien avec la musique, je ne me tromperais pas. Encore fallait-il qu'elle ne l'est pas. « Contente qu'il te plaise ». Je suis rassurée de la voir le mettre sur son tourne-disque. Elle a déjà hâte de l'écouter. Tant mieux. J'en profite pour boire un peu. C'est que j'ai chaud quand même. Un effet « Sasha ». C'est comme ça que je l'appelle ce coup de chaud. Et c'est comme ça à chaque fois que je la vois. Et j'ai encore plus chaud quand elle me prend dans ses bras. La sentir aussi proche de moi me rend « toute chose » comme on dit. J'ai l'impression que mes jambes vont me lâcher. « De rien » lançai-je, tout en reprenant mon souffle, plaçant mes bras autour d'elle. Son odeur enivrante arrive à mes narines et je ne peux que souffler d'aise.

Je me sens de nouveau vide, quand elle rompt notre lien mais je ne peux pas lui en vouloir. Nous ne sommes qu'amies. Même mieux, nous sommes meilleures amies et je ne peux pas rêver mieux que de l'avoir à mes côtés. « Je te suis » souris-je. C'est sa dernière année d'études et la plus importante. C'est celle qui la propulsera au rang d'avocate et je veux lui montrer que je suis là pour elle. Même si ce que je fais n'est pas grand chose, je n'ai pas envie qu'elle traverse ça toute seule. Certes, il y a Jarod et je sais qu'il est présent pour elle. Cependant, je ne la laisserai pas tomber. Une fois m'a suffi. Pas deux. « Tu veux commencer par quoi ? » Je récupère les verres et la suit jusque dans le salon. « Tu as peut-être une matière que tu veux bosser plus que ça ? »
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Sasha Woodstock

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Ven 16 Déc - 23:19

Une après-midi comme elle les aime.
Milan & Sasha
La réponse de ma meilleure amie ne me surprend pas : « Rolling Stones ? Hum. J'en connais une ou deux mais ça s'arrête là. ». Et c’est le genre de truc qui étonne Jarod, dans notre amitié, car il ne sait que trop bien l’importance qu’occupe la musique dans ma vie. Il faut dire que je l’ai souvent taquiné, Jarod, quand il ne connaissait pas les artistes que je pouvais bien écouter, chez nous. Bien souvent, il s’étonne de voir que Milan n’apprécie pas autant la musique que moi, se demandant comment notre amitié peut tenir. Il ignore tout simplement que je peux avoir des amis qui n’ont pas forcément les mêmes passions. Ou il a mieux cerné que moi le simple fait que Milan restera toujours Milan à mes yeux, peu importe ses goûts, et ses faits et gestes. Oui, peut-être qu’il est le plus lucide de nous tous, en fait. « Mais, en tout cas, pour le peu que je connais, c'est sympa .», ajoute-t-elle, ce à quoi je réponds directement, sans même vraiment réfléchir avant de prendre la parole : « La prochaine fois que tu viens, on se fait une session d’écoute de musique en tout genre, rien que toi et moi ! » , dis-je en esquissant un grand sourire. Ca pourrait être un chouette moment de partage. Je lui ferais écouter des trucs qu’elle ne connaît pas forcément, elle me fera découvrir des trucs que je n’écoute pas forcément, même si j’ai tendance à écouter un peu de tout. Ca nous donnera une chouette occasion de se retrouver. Seules. Il me faut admettre que c’est surtout ce côté-là de cette suggestion qui me plait. Et qui me fait secouer aussi la tête, comme pour remettre de l’ordre dans mes idées. J’ouvre son 1er cadeau, celui pour mon anniversaire, et y découvre avec plaisir un vinyle, que je m’empresse d’aller écouter. « Contente qu’il te plaise. », me dit-elle, alors que je garde pour moi la simple certitude que n’importe quel cadeau de sa part me comblera de joie. Très certainement parce que je n’ai pas idée d’à quel point c’est vrai. De combien cela me plait, de savoir qu’elle a cherché à m’acheter un cadeau, quelque chose rien que pour moi, dans l’espoir de me faire un cadeau me faisant plaisir. Qu’elle ait, durant cette recherche, pensé à moi. Oui, ça me plaît beaucoup, mais je le réprime grandement ! « De rien ! », me fait-elle savoir, alors que je l’étreins dans mes bras pour la remercier de son geste. Sans même pouvoir contrôler cela, ni en prendre conscience, je mordille ma lèvre alors que ses bras se resserrent autour de moi. Et je m’enfonce dans mon déni, en m’efforçant de penser que ça n’est qu’une preuve qu’elle m’a manqué, que mon amie m’a manquée, ces dernières années, et que je savoure, de ce fait, les petits moments d’affection de ce genre.

N'étant pas prête à tout remettre en question, je me détache d’elle, pour indiquer qu’il nous faut nous mettre à ces fameuses révisions. J’aimerais, dans la mesure du possible, qu’on les ait terminés avant que mon fiancé ne revienne. Et ce, afin d’annoncer de vive voix à ma meilleure amie nos fiançailles et ma grossesse. Je n’ai pas envie que mon petit ami ne le lui dise lui-même. A croire qu’une partie de moi n’est pas sans ignorer qu’il y prendrait un plaisir indéniable, lui qui s’est mis en tête n’importe quoi concernant Milan et ses sentiments pour moi. Comment si elle pouvait s’intéresser à moi de la sorte ! Cette pensée, au goût de constat amer, m’assaille, masquant presque le « Je te suis. », de ma meilleure amie. « Tu veux commencer par quoi ? », me demande-t-elle, me faisant revenir à elle. Heureusement que j’ouvrais la voie, et non que nous nous faisions face, elle aurait aisément pu comprendre que mes pensées s’étaient égarées, même si, bien heureusement, elle n’aurait pu deviner quelles en étaient leur teneur. « Tu as peut-être une matière que tu veux bosser plus que ça ? », poursuit-elle, alors que je m’installe sur le canapé, récupérant les cours en question sur la petite table « de chevet » à côté de ce dernier. Je me mets en tailleurs, adossant partiellement mon dos contre l’accoudoir du canapé. Remettant mes lunettes correctement à leur place, je finis par déclarer, sans avoir besoin de réfléchir outre mesure : « Le droit rural ! » . Le prof s’occupant de cette matière est une vraie teigne, nous demandant d’étudier encore bien plus intensément que l’ensemble de ses collègues réunis ! Je me suis déjà plainte de lui à Milan, au cours de nos dernières séances de révision. « Il nous a prévenu que l’examen serait encore pire que les précédents ! » . Et pourtant, ceux-ci étaient déjà bien gratinés !

J’attrape mes feuilles de révision sur ce cours, gardant les autres sur mes genoux, tendant les bons à Milan. Et les révisions peuvent ainsi commencer. Les questions s’enchaînent, mes réponses me demandant parfois du temps avant de sortir, le temps de retrouver les bons éléments. De temps à autre, j’explique 2-3 points à Milan, ce qui est aussi un bon moyen pour moi de réviser le tout, mine de rien. De temps à autre, j’attrape le verre que Milan a pensé à ramener avec elle, pour me désaltérer quelque peu. Mes autres cours sont à présent sur la petite table basse, alors que j’ai modifié ma position, pour m’adosser cette fois contre le dossier du canapé. « Je crois que c’est bon pour lui, non ? » , finis-je par demander à ma comparse. Après tout, on est dessus depuis un petit moment. Et j’avoue que j’aimerais aussi un peu changer de cours. Voir faire une petite pause, en fait. « T’as eu des nouvelles d’Ailina, récemment ? » . Bon, j’admets : j’opte pour une petite pause. Mais je suis sur mes révisions depuis plusieurs jours, sans trop de break, alors on ne va pas m’en vouloir de tenter de profiter véritablement de la présence de ma meilleure amie. D’ailleurs, pour être plus à l’aise afin de lui parler, je m’accoude sur le dossier, tenant ainsi ma tête surélevée, tournée dans sa direction.
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Milan F. Coyle

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Dim 18 Déc - 17:40

La musique est entraînante. Ça me plaît beaucoup. Bon, c'est vrai, ça parle d'amour et connaissant mes sentiments pour ma meilleure amie, ça me parle. Mais j'aime bien les chansons qu'ils ont fait (je suis peut-être pas autant calée qu'elle en musique mais je sais à peu près la période où ils sont passés à la radio ou en concert). « Eh bien, je prend note », souris-je. Me retrouver avec elle, seule à seule de surcroît, me plaît aussi beaucoup. La perspective d'avoir un peu de temps à ses côtés sans que Jarod ne soit là est un bonheur à l'état pur.

Et puis, on se lance dans les révisions. Fallait bien qu'on le fasse, cela ne va se faire tout seul. Et puis, j'aime à penser que, si elle réussit ses examens, c'est aussi grâce un peu à moi. « Le droit rural ? Rien que le nom me donne mal au crâne » lui dis-je, en souriant. C'est vrai, j'y connais rien en droit mais comme je l'ai déjà dit (et je me répète), je me dois d'être là pour la soutenir dans ses études et donc ses révisions.Au sinon, à quoi sert une meilleure amie ? C'est bien beau d'être là dans les bons moments mais les mauvais ne vont pas être surmontés tout seul. Alors, c'est vrai que je n'ai pas été une meilleure amie exemplaire. Elle a quand même perdu son père à 13 ans et un an après, j'ai commencé à déconner. Je savais, à l'époque, qu'elle avait encore besoin de moi et je l'ai abandonné au plus mauvais moment. Alors, aujourd'hui, je me rattrape comme je peux. Et même si je sais que ce que je fais en moment même n'est pas aussi important qu'à l'époque, je veux lui montrer qu'elle ne me perdra plus. « Tu veux que j'aille lui casser la tête ? Histoire qu'il comprenne qu'il est ignoble et qu'il doit baisser le niveau de son devoir parce que s'il le faut, tu as qu'un mot à dire et j'y vais » repris-je, en riant légèrement. « Et évidemment, je ne laisserais aucune trace de mon passage ». J'avais pas envie qu'elle rate son semestre pour un con parce que monsieur se sent supérieur à ses élèves.

Je commence à lui poser des questions sur des choses que je comprends pas. Pour moi, ça ressemble à du chinois mélangé à de la littérature. Mais bon, je fais en sorte que mes questions la déstabilisent un peu. Moi, sadique ? Pas le moins du monde et puis de toute façon, elle a bien dit que son prof serait intransigeant, non ? Donc autant faire pareil. C'est vrai, je fais pas la maline non plus parce que je lui demande de m'expliquer quelques points trop compliqué pour moi. C'est quand elle me demande si on a fini avec ce cours que je me rend compte, en regardant ma montre, du temps passé dessus. « Je pense que oui. Et je maintiens ce que j'ai dit tout à l'heure : ça donne mal à la tête ce cours. C'est bien la première fois que ça m'arrive d'ailleurs ». Je lui répond en souriant, tout en profitant de boire un peu. J'étais trop dans mon rôle d'aide aux révisions que ça m'est passé au-dessus.

Et puis, elle me parle d'Ailina, notre meilleure amie. Celle qui n'a pas flanché dans son rôle et qui a été là tout le temps pour Sasha. Je crois que je ne la remercierai jamais assez d'avoir pu gérer ce rôle à merveille quand j'ai déconné. Mon visage s'assombrit un peu en repensant à cette période sombre de ma vie et je m'en veux encore aujourd'hui d'avoir raté autant de choses dans leurs vies à toutes les deux. Je ferme les yeux, respire un bon coup puis souffle. Je me dois de chasser ses idées noires de ma tête, ce n'est pas le moment. « Eh bien, c'est un peu la folie au boulot en ce moment. A croire que les fêtes sont synonymes de fraudes, de cambriolages et tout ce qui y ressemble. Mais à part ça va. Elle est juste débordée ». Je hausse les épaules en pensant que nous aussi, c'est la folie au boulot. A croire que les fêtes font perdre la tête à tout le monde. « Effet Noël, bonjour ». J'ai déjà hâte que ça se finisse. Et puis de toute façon, j'ai demandé à être de garde pour les deux fêtes. J'ai pas spécialement envie de les fêter cette année, alors que Jon m'avait invitée pour Noël. « Au fait, elle te passe le bonjour et elle espère trouver un peu de temps pour te voir dans les semaines qui arrivent ». Je lui avais promis de transmettre le message. « En tout cas, elle est désolée de pas pouvoir faire autrement et de ne même pas trouver le temps de te téléphoner ». Si je sais tout ça, c'est qu'on s'est retrouvé toutes les deux sur une scène de crime. Enfin, plutôt une scène de ménage où le mari a fracassé, dans un excès de violence, le visage de sa femme. La pauvre avait le visage en sang et c'était vraiment pas beau à voir.
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Sasha Woodstock

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MessageSujet: Re: Une après-midi comme elle les aime   Lun 19 Déc - 17:46

Une après-midi comme elle les aime.
Milan & Sasha
Etonnamment, la perspective d’un moment rien qu’avec Milan a le mérite d’accélérer, quelques secondes du moins, la cadence de mon rythme cardiaque. Car ça sera pour un cadre plus agréable que des révisions, alors… On va dire que c’est ça qui me fait plaisir de la sorte, et rien d’autre. « Eh bien, je prends note. », suffit à me faire poindre un sourire joyeux sur les lèvres. Et en cet instant précis, allez comprendre pourquoi, je me sens presque comme une ado. Comme l’ado que j’étais, qui s’apprêtait à donner un cours de tutorat à un mec qui lui plaisait, et qui venait d’obtenir une autre entrevue en sa compagnie, en dehors d’un temps purement scolaire. Mais on ne va pas aller plus loin dans la comparaison. On parle de Milan. Et de moi. Elle n’est que ma meilleure amie. Et je suis hétéro.

Un peu de sérieux. Mes révisions : c’est parfait ! « Le droit rural ? Rien que le nom me donne mal au crâne. » Je lâche un petit rire amusé, avant de proposer : « J’ai de l’aspirine, si tu veux ! » . Après tout, ça serait délicat si celle qui me fait réviser à mal à la tête, non ? Puis bon, une petite lueur d’humour avant d’entamer les révisions, il n’y a rien de tel ! « Tu veux que j'aille lui casser la tête ? Histoire qu'il comprenne qu'il est ignoble et qu'il doit baisser le niveau de son devoir parce que s'il le faut, tu as qu'un mot à dire et j'y vais. Et évidemment, je ne laisserais aucune trace de mon passage. », me propose-t-elle. Et il me faut être honnête : une partie de moi trouve plaisant, très, le fait qu’elle propose de prendre soin de moi, de la sorte. Mais une partie plus importante n’apprécie guère. Pas vraiment envie de la voir prendre le risque d’être blessée par ma faute, quand bien même cela serait, grosso modo, pour défendre mon honneur.
« C’est adorable de ta part, » , dis-je, en essayant de ne pas penser au fait qu’elle ait été – au sens propre du terme – adorable en évoquant une telle possibilité, « Je devrais m’en sortir, grâce à nos révisions. » . Et je tais la fin, à savoir, que je n’ai pas envie qu’elle soit blessée en faisant cela, ou ne soit vue, et que ça se répercute donc sur son travail !

« Je pense que oui. Et je maintiens ce que j'ai dit tout à l'heure : ça donne mal à la tête ce cours. C'est bien la première fois que ça m'arrive d'ailleurs. », déclare ma meilleure amie, quand je sollicite son opinion pour savoir si je semble avoir assez assimilé le cours. « On va faire une pause, on en a toutes les deux bien besoin ! » . Et c’est dans cette optique que je lui demande des nouvelles de notre meilleure amie, que je ne peux pas voir aussi souvent que je le souhaiterais. Milan et elles sont à présent dans la vie active, et moi, je suis très prise par mes études, ce qui fait que nous ne pouvons nous voir aussi souvent que nous le souhaiterions ! « Eh bien, c'est un peu la folie au boulot en ce moment. A croire que les fêtes sont synonymes de fraudes, de cambriolages et tout ce qui y ressemble. Mais à part ça va. Elle est juste débordée. », m’explique-t-elle, alors que je hoche la tête. « Je m’en doute bien. » . On parle souvent de drames se produisant durant les fêtes, dans mes cours. Le « crime » n’a pas de vacances ! Et c’est bien pour cela que je n’apprécie pas vraiment les métiers de mes deux meilleures amies. J’ai toujours peur qu’il leur arrive quelque chose. C’est irrationnel, mais plus fort que moi. Car je sais pertinemment que même sans faire un métier considéré à risques, on peut avoir un accident. Je l’ai bien vu avec mon père… « Au fait, elle te passe le bonjour et elle espère trouver un peu de temps pour te voir dans les semaines qui arrivent. En tout cas, elle est désolée de pas pouvoir faire autrement et de ne même pas trouver le temps de te téléphoner », ajoute Milan, mais je ne l’entends que de loin, perdue dans mes pensées. Essayant de ne pas songer au désarroi dans lequel je serais, si un malheur leur arrivait. Je ne sais pas si je serai capable de perdre Ailina, et de parvenir à poursuivre ma vie par la suite. Et je ne préfère même pas imaginer ce que serait ma vie sans Milan. Je l’ai déjà perdue une fois, pas deux. Et encore, la 1ère fois, je savais qu’elle était encore en vie, elle était juste bien trop perdue pour que je puisse accepter de rester à ses côtés, à la voir se détruire de la sorte. Mais s’il advenait qu’elle perdait la vie… non, je préfère ne pas y penser, le simple fait de commencer à y songer, ça m’est bien trop douloureux. Je secoue la tête, avec force, et revient à moi alors que les derniers mots de mon amie résonnent. « J’espère que vous êtes prudentes… » , est tout ce que je parviens à déclarer, ne parvenant pas à garder ça pour moi. Même si je leur ai déjà répété, à maintes reprises, de ne pas prendre de risques inconsidérés. Et mon regard, rivé sur ma comparse, ne montre que trop bien à quel point j’ai peur. Pour elles. Pour elle, surtout… Secouant de nouveau la tête, tout en me mordant les lèvres, je finis par proposer : « J’ai préparé des cookies pour grignoter : t’en veux ? » . Je me suis occupée, avant son arrivée. Et c’est l’occasion idéal de détourner son attention sur ma peur stupide. Mes deux meilleures amies sont assez grandes pour prendre soin d’elles. N’attendant pas sa réponse, je me lève et vais en cuisiner pour attraper la boite contenant les gâteaux. J’en profite pour pousser un soupir, comme pour essayer de reprendre contenance, et me focaliser sur mes cours. Et non sur mes peurs.
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Une après-midi comme elle les aime

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