Forum RPG city qui se déroule dans l'univers des séries Chicago de Dick Wolf.
 
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 I will try to fix you

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Leith J. Murphy

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Messages : 509
Date d'inscription : 22/06/2014
Job : Médecin Urgenstiste // Chef du service des Urgences
Côté coeur : Veuf, papa de 5 enfants
Un jour on est venu au monde, depuis on attend que le monde vienne à nous



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MessageSujet: I will try to fix you   Dim 25 Sep - 14:39

     
Leith & Mylan
I will try to fix you

Une tasse de thé encore fumante sur le bureau, Leith s'arrachait les cheveux sur les plannings du service pour le mois suivant. Entre les besoins du service et les desiderata de chacun, l'écossais essayait toujours de jongler pour satisfaire le plus grand nombre et malgré ses efforts, il savait d'avance qu'il y aurait des mécontents. De toute manière, il ne se leurrait pas non plus sur l'aspect purement théorique du document. Les médecins échangeaient volontiers leur garde avec un autre collègue en fonction de leur vie privée. Leith, lui-même était adepte de la pratique, rendant volontiers service à un collègue dans le besoin. Se laissant aller contre le dossier de sa chaise, le médecin prit son mug entre les mains et soupira en regardant avidement la feuille de papier gribouillée. Celle-ci servirait de brouillon. La paperasse n'était pas la partie de son travail qu'il préférait mais parfois elle pouvait lui servir de prétexte pour fuir une situation délicate entre deux médecins à laquelle il ne voulait ps prendre le moins du monde part. Les querelles de coqs très peu pour lui, il n'intervenait que pour ramener un tant soit peu de discipline quand les échanges se faisaient trop vifs et attiraient trop l'attention du public ou lorsque Molly, l'infirmière en chef du service, lui soufflait discrètement que pour le bien du patient il était utile qu'il entre en scène.

Cette dernière ne tarda d'ailleurs pas à passer la tête dans l'entrebâillement de la porte de la salle de pause où l'urgentiste avait trouvé refuge. « Faut absolument que tu vois ça !! » lança Molly surexcitée et impatiente. Depuis les années, l'écossais avait appris qu'elle devait avoir quelque chose de gros pour afficher une telle mine. Sans demander son reste l'infirmière avait filé aussi rapidement qu'elle était apparue. Leith fronça les sourcils et se demanda bien ce qu'il pouvait se passer et après un dernier coup d'oeil aux papiers devant lui, le médecin but rapidement une ultime gorgée de son thé et se dépêcha de sortir de la salle de repos. Il s'était attendu à trouver un spectacle incongru dans le hall d'accueil mais rien. Leith fit promener son regard autour de lui et trouva un attroupement de personne inhabituel autour d'une des salles de trauma. Le quadragénaire se dirigea vers le groupe et sa taille suffisamment grande lui permit d'avoir une vision au-dessus du lot. Parmi ses collègues certains étaient munis de téléphones portables et filmaient la scène au travers de la vitre. Par l'autre porte, un jeune interne fraîchement arrivé entra dans la pièce. Nul besoin d'être un génie, celui-ci allait recevoir son bizutage. « C'est quoi cette fois ? » demanda Leith en sachant d'avance ce qui allait se produire. « Eruption cutanée » glissa Molly en guise de réponse. Lorsqu'il approcha du lit de son patient, l'infirmier dissimulé sous le drap se retourna vivement et dévoila son visage masqué par la tête d'un horrible monstre en hurlant. L'interne effrayé poussa un cri digne des meilleures victimes de film d'horreur et en reculant vers la sortie renversa un chariot de matériel. La réaction du pauvre bougre provoqua les rires de l'assemblée, Leith esquissant un sourire mais sans plus. Il avait connu les infirmiers bien plus créatifs. « Allez tout le monde, au boulot » déclara-t-il pour sonner la fin de la récré et aller vers l'accueil pour aller voir un nouveau patient.

A son arrivée, on lui refila un dossier dans les mains tout en lui indiquant une salle d'examen. Leith parcourut rapidement le dossier et reconnut le nom de sa future patiente. Décidément les Coyle n'avaient pas de chance en ce moment, songea-t-il en pensant à son meilleur ami.   « Bonjour Milan » lança l'urgentiste en souriant. Il épargna à la cadette de Jonathan son habituel speech de présentation.   « Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? »


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MessageSujet: Re: I will try to fix you   Mer 28 Sep - 19:06

Quand la sonnerie retentit, tout le monde partit en vitesse se préparer. Nous n'avions que deux minutes pour nous préparer et le temps nous était compté. A entendre le code, c'était un incendie qui venait de se déclencher, pas loin de la caserne. Nous n'y serions qu'en quelques dizaines de secondes, c'était déjà ça. Malgré la dureté et la complexité de la situation, je me mis à sourire. Non pas parce que j'aimais rire de ce genre de chose. Non. J'aimais tout simplement l'action et aller secourir les gens. C'était surtout ça qui m'animait. Pouvoir donner un coup de main, sauver la vie et rassurer la population était une passion dévorante depuis cinq ans maintenant que je ne me voyais pas faire autre chose. Dans ces cas-là, j'avais l'impression de vivre et de servir à quelque chose de bien plus grand que ce que j'aurai pu croire il y a encore peu. « T'aimes ça ? » me demanda un de mes collègues, en souriant. « Oh que oui. Le feu de l'action, il n'y a que ça de vrai. Sans vouloir faire de jeu de mot, bien évidemment » répliquai-je, avec toujours un sourire sur les lèvres. Il rit puis leva les yeux au ciel. Assise dans le véhicule au côté de mon collègue, je me mis à regarder mes chaussures, tout en sentant mon cœur battre plus vite que la normale. L'adrénaline était un stimulant qui me permettait de me surpasser plus que de raison. Je restais évidemment prudente à mon environnement et à mes collègues, bien entendu, mais il n'y avait que dans ces moments-là où je me sentais bien. Voir tous ses sourires, l'espoir au fond des yeux des victimes et le remerciement d'avoir pu aider étaient tellement bons que je grandissais, humainement parlant, à chaque intervention.

Arrivés sur place, nous nous retrouvions devant une grande bâtisse en flamme. Le feu s'était déjà bien répandu à tous les étages de l'immeuble et tous les résidents semblaient être dehors, hors de danger. Cela me rassura parce qu'il ne faudrait qu'éteindre les flammes et le foyer déclencheur. Faire un peu de prévention et rassurer les locataires. Sauf que … sauf qu'une femme d'une trentaine d'années, en pleine panique, nous alerta sur la présence de sa fille au sein de l'immeuble. Au troisième étage. Ni une ni deux, deux équipes se formèrent. Avec deux de mes collègues, nous nous dirigions vers le bâtiment. Grâce à l'échelle, nous partions directement au troisième étage. Roy était en éclaireur, Bernie fermait la marche et je me retrouvais donc entre les deux. Avec les quelques informations de la jeune femme, nous savions à peu près où se trouvait son bébé. Roy s'avançait comme il le pouvait, dégageant au maximum le passage. Aucun bruit, autre que les crépitements des flammes, ne se fit entendre. J'avais très peur. Non pas pour ma vie mais pour celle de la petite qui devait attendre qu'on vienne la secourir au plus vite. Soudain, j'entendis un cri dans une salle attenante au couloir dans lequel nous étions. Je fis marche arrière, prévenant mon collègue de devant de ma manœuvre et Bernie fit de même, préférant aller vérifier que personne d'autre ne soit à l'intérieur. En un rien de temps je trouvais la petite dans son berceau et la prit délicatement. Je décidais de retirer mon masque à oxygène pour qu'elle puisse reprendre un air plus pur. Tant pis pour moi mais je préférai qu'elle vive plutôt que moi. Certes, je n'aimais pas les enfants mais cela ne voulait pas dire qu'ils devaient mourir dans un incendie. J'entendis Bernie m'engueuler pour avoir retirer mon masque mais je fis fi de ce qu'il me disait. La vie du bébé était importante aux yeux de sa mère et je n'allais pas la laisser encore respirer cet air. Je commençais à tousser, tout en continuant de me diriger vers la sortie. Bernie me suivit, après avoir fait une dernière vérification derrière moi. Roy revenait, en courant légèrement, nous demandant de nous dépêcher de sortir. Le sol s'effondrait sous le poids du feu.

C'est en arrivant en bas et après avoir passé le bébé aux ambulanciers que je me rendis compte d'une douleur à la main. Je trouvais cela bizarre puisque je n'avais rien senti lors de l'intervention. Peut-être l'adrénaline a-t-elle masqué tout ça. Je regardais donc l'étendu des dégâts. Je me souvenais maintenant d'avoir retiré mes gants pour m'occuper de la petite. « Tu es totalement inconsciente Coyle » Bernie venait de me rejoindre, énervé. « Rohh, ça va. Tout va bien. » Son regard assombri, il me fixait. Je ne comprenais pas ce qui lui prenait. « Heureusement d'ailleurs que tout va bien ... » Une douleur me lança assez fortement que je dus serrer les dents pour ne pas hurler. « Tu es blessée ? » me demanda-t-il. « Où ça ? » La colère avait laissé place à l'inquiétude, ce qui rendait la situation coquasse. Les mecs de la caserne n'étaient pas connus pour être sentimentaux mais force était de constater qu'ils pouvaient l'être. « A la main. » lançai-je. « Une belle entaille en plus. J'ai peur que ce soit bien profond. » Je lui montrais ladite main et en moins de temps qu'il ne le fallait, je me retrouvais dans une ambulance à être soignée. Sauf que cela était bien pire qu'il n'y paraissait. J'avais donc raison. Je devais aller à l'hôpital.

A peine arrivée que j'étais prise par une infirmière qui m'installa dans une salle d'examen. J'avais l'impression de retourner quelques années en arrière. Je ressentais comme un bloc contre ma poitrine, un besoin de respirer imminent. Je fermais les yeux et respirais un bon coup. Je n'allais quand même pas faire une crise d'angoisse ici. Mon passé était derrière moi. Je me devais d'aller de l'avant. J'entendis une voix me parler et je levais les yeux. Je reconnus le médecin immédiatement, pour l'avoir déjà vu. Au mariage de mon frère. « Salut Leith. » Je souris légèrement. « C'est bien Leith, hein ? » J'avais comme un doute sur son prénom. « Hé bien, je me suis coupée en pleine intervention incendie. J'avoue que je ne sais comment c'est arrivé. Je m'en suis rendue compte qu'une fois la situation maîtrisée » dis-je, en lui montrant ma main.
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Leith J. Murphy

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MessageSujet: Re: I will try to fix you   Dim 16 Oct - 20:38

     
Leith & Mylan
I will try to fix you

D'une pression sur le distributeur de gel hydroalcoolique, l'écossais se désinfecta les mains tout en écoutant le récit de sa nouvelle patiente avec attention. Il hocha la tête quand elle eut terminé et enfila une père de gants stériles en s'approchant de Milan. Pour le moment, difficile de voir quelque chose avec le gros pansement réalisé par l'équipe d'ambulanciers qui avait pris en charge la soeur de Jon. Leith approcha un petit tabouret à roulettes du lit avec le pied ainsi qu'une lampe surmontée d'une loupe pour y voir plus clair. « Tu es à jour dans tes vaccins ? » demanda l'écossais et qui à présent armé d'une paire de ciseaux découpait méthodiquement le pansement. Normalement les fonctions de pompiers de Milan lui imposaient de se tenir à jour de ce côté là mais on ne savait jamais. Les dates de rappels de vaccins ne sont pas forcément une obsession pour tout le monde. Avec celles de ses Leith devait bien admettre qu'il avait beaucoup à retenir et n'était pas toujours pile poil dans les temps. Fort heureusement, en étant médecin il pouvait facilement se rattraper discrétos à la maison. « Tu as des nouvelles de ton frère ? » Avec précautions, l'urgentiste écarta ensuite les deux pans de la bande pour pouvoir observer la plaie à proprement parler. A première vue, la coupure était en effet profonde mais nette ce qui expliquait le faible suintement de sang qui s'écoulait de la plaie. Néanmoins avec une telle profondeur, Leith s'inquiétait d'éventuels dommages sou-jacents. « On t'a donné quelque chose pour la douleur ? » demanda-t-il avant d'ajuster la position de la lampe sous son nez et de nettoyer la plaie avec de l'eau distillée pour y voir plus clair. Voulant tester la sensibilité dans les doigts de l'intéressée, Leith voulait être certain que son examen n'allait pas être faussé. Le médecin effectua une batterie de tests et refit un pansement temporaire propre avant d'enlever ses gants se lancer un arrière sur son tabouret grâce à une impulsion du pied. « La plaie est assez profonde, j'aimerais faire quelques examens complémentaires et demander l'avis d'un chirurgien. » Le médecin rédigea sur le dossier de Miss Coyle ses différentes observations. Une infirmière passa la tête derrière le rideau de la salle d'examen pour demander si on avait besoin de son aide. Leith interrompit son écriture, levant le nez vers Milan. « Tu veux qu'on prévienne quelqu'un ? » . L'infirmière hocha la tête en recevant la réponse à laquelle Leith ajouta le programme qu'il avait en tête pour sa patiente, à savoir prise de sang, radios et autres joyeuseries habituelles. Milan n'aurait pas de traitement de faveur de ce point là. Et d'autant plus parce qu'elle était la soeur de Jon, l'écossais avait l'intention de ne pas passer à côté de quoi que ce soit. Il ne voulait pas avoir le psychiatre sur le dos pour une omission ou un oubli qui aurait pu mettre Milan en danger. « Je repasse te voir un peu plus tard, profites-en pour te reposer, n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit. » .



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MessageSujet: Re: I will try to fix you   Mar 25 Oct - 18:01

Je soufflais un bon coup à la vue de la paire de ciseaux près de ma main. Je savais que la plaie n'était pas vraiment belle à voir, quoique assez nette selon mes collègues, et que je serais sûrement en arrêt pendant quelques jours à cause de ça. « Tout est bon de ce côté-là. Ils m'ont fait un check-up à mon arrivée ». Je soupirais face à la situation. Je m'en voulais de ne pas avoir fait gaffe pendant l'intervention. D'habitude, j'étais très prudente quant aux choses à faire et ne pas faire pendant une intervention mais là, on avait parlé d'un bébé en danger. C'était pas mon truc, pas du tout. Entre les bébés qui chialent à longueur de journée et les bambins qui te posent un tas de questions et qui font une crise pour un rien, non merci. Je n'avais jamais eu de patience pour ça et ça s'empirait avec le temps. Sauf que cette mère … Cette mère … La voir comme ça m'avait littéralement ébranlée, il fallait le dire. « Je suis allée le voir hier. Il va mieux. Je sais bien que le chemin est encore long pour lui mais ça va beaucoup mieux. De tout façon, il a intérêt ». J'avais dit la dernière phrase en souriant mais intérieurement, je me faisais du soucis pour lui. Il avait échappé au pire. Et j'avais eu peur de perdre la seule personne qui me comprenait réellement. « Enfin, de toute façon, Elias est là pour le surveiller et me tient au courant quand je ne peux pas venir ». Mon beau-frère et moi avions un lien particulier. On s'entendait très bien et je savais pertinemment que je pouvais compter sur lui si j'avais le moindre problème. « J'ai rien pris. Enfin rien de fort en tout cas ». Je haussai les épaules face à cet état de fait. Cela me lançait mais ce n'était rien comparé à ce que j'avais pu ressentir pendant mon adolescence. « Un doliprane a fait l'affaire. La douleur est bien plus supportable que je ne l'aurai pensé au début ». Je soufflais de nouveau en entendant parler d'un avis chirurgical. Ça allait donc se terminer comme ça alors ? Une opération et plusieurs semaines d'arrêt. Je ne pouvais pas me le permettre. J'allais péter un câble chez moi, à tourner en rond. « C'est si profond que ça pour que tu demandes à un chirurgien de venir ? » J'étais dépitée. « Elias, si possible. Il ne verra sûrement pas le message tout de suite mais je sais qu'il viendra dès qu'il aura fini sa journée de travail ». Je fis bouger mon bras, endolori par la position qu'il avait pendant l’auscultation. Je pliais légèrement les doigts mais une douleur se fit sentir. Je hochai la tête en l'entendant dire qu'il reviendrait me voir plus tard. Sûrement avec les résultats des analyses. Que j'espérais bonnes.
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Leith J. Murphy

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MessageSujet: Re: I will try to fix you   Mar 1 Nov - 22:54

     
Leith & Mylan
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Leith sourit à la remarque de Milan à propos de la guérison de son frère. Ce genre de remarque lui ressemblait bien mais ce qui le faisait sourire était de penser qu'à sa place il aurait dit la même chose à l'une de ses soeurs ou à son frère.  « En ce moment c'est la folie ici, entre les travaux, le planning et les crises habituelles du service et à la maison, j'ai du mal à libérer du temps pour pouvoir aller le voir. Je n'aime pas ça.  » confia-t-il en faisant une grimace.   « Je lui envoie des messages quand j'y pense et que j'ai un moment de libre mais ce n'est pas pareil. Je vais devoir faire mieux que ça si je veux décrocher le titre de meilleur ami de l'année » Il doutait que Jonathan lui en veuille réellement d'autant plus quand ils partageaient le lien qui les unissaient. Jon était le parrain de ses enfants et avait dépassé depuis longtemps le stade du simple collègue de travail. Les années de colocation n'y étaient pas pour rien. Il hocha la tête quand le soldat du feu parla du procureur de Chicago. Leith faisait partie de ce cercle restreint de personnes sachant pour le mariage d'Elias et Jonathan. En même temps, avoir joué le rôle de témoin pour Jon avait pas mal aidé pour cela aussi. L'urgentiste avait réussi à aménager du temps pour pouvoir voir le procureur le temps d'une soirée et il eut le sentiment que cela lui avait fait autant de bien à l'un qu'à l'autre. Avec ses enfants, Leith ne s'accordait pas beaucoup de sorties. Il n'en avait pas le temps et puis il ne voulait pas risquer de passer pour un père absent. Ses gardes à l'hôpital étaient déjà suffisamment chronophage aussi il faisait en sorte de leur consacrer le maximum de temps possible. Cela ne facilitait pas les rencontres mais il s'en fichait, il ne voulait pas avoir de temps pour autre chose et il n'avait pas la tête à chercher une remplaçante à la défunte Madame Murphy.

Pour apaiser la douleur, le médecin prescrivit une dose d'anti douleur suffisamment forte pour calmer sans aller jusqu'à assommer Milan. Ils avaient encore besoin d'elle éveillée pendant encore un moment. Face aux réticences du pompier, Leith joua la carte pédagogique. « En tout cas ça l'est suffisamment pour demander un avis. Mieux vaut être trop prudent que pas assez. Et puis quelque chose me dit que cette main pourra encore te servir... » L'infirmière s'occupa des soins demandés par l'urgentiste tandis que celui-ci s'occupait de prévenir le procureur des mésaventures de sa belle-soeur. Il lui glissa un petit sms à la fois factuel mais rassurant, il ne voulait pas créer trop d'angoisses inutiles chez Elias qui avait bien assez à gérer entre son boulot et son mari.

Quelques heures plus tard, car oui aux urgences quelques minutes peuvent rapidement se transformer en longues heures d'attente, Leith reparut dans la pièce suivit d'un autre médecin, une cinquantenaire aux cheveux courts, l'air un peu pète-sec.  « Milan je te présente le docteur Lockhart, la chirurgienne dont je t'ai parlé tout à l'heure » Le docteur Lockhart salua sa peut-être future patiente et commença son examen de la main de Milan. Après quelques instants à peine le verdict tomba. « Désolée mademoiselle mais vous ne pouvez pas passer à côté de l'opération. La coupure a fait trop de dommages pour simplement vous recoudre aux urgences. Vous avez des muscles et des ligaments endommagés c'est sérieux. Il faut faire ça proprement sinon vous risquez de perdre l'usage de votre main. On va vous monter et vous préparer. J'ai eu une annulation de dernière minute. Je vous retrouve au bloc. » L'écossais remercia sa consoeur qui filait déjà dans le couloir pour prendre l'ascenseur ou les escalier pour rejoindre son étage.  « Ne t'inquiète pas, tu es entre de bonnes mains... Enfin si tu me permets l'expression... » Il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant.  « Je vais prévenir Elias du diagnostic et je passerai te voir quand tu seras sortie du bloc. »
A peine Leith terminait sa phrase que deux brancardiers entraient dans la pièce pour assurer le transfert de Milan vers le bloc opératoire.



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MessageSujet: Re: I will try to fix you   Mer 2 Nov - 1:00

J'acquiesçai devant son explication. Je le comprenais parfaitement. Mon boulot était tout aussi prenant que le sien et il m'arrivait d'aller voir mon frère que bien des jours après ma dernière visite. Cela me désolait mais il fallait que je m'y fasse. « T'inquiète pas. Je suis sûre qu'il comprend très bien que tu es très pris. Et puis, j'imagine que tu passes le plus clair de ton temps libre avec tes enfants. Et c'est tout à fait naturel. Alors … Ne t'en fais pas pour ça » dis-je, en haussant les épaules. Je savais, de part mon frère, que Leith était quelqu'un d'important dans la vie de mon aîné. « Il est déjà heureux que tu prennes de ses nouvelles. C'est déjà beaucoup pour lui. Et même s'il ne l'avouera jamais, tu comptes beaucoup pour lui ». Je souris. « Je t'interdis de lui répéter tout ça. Je ne suis pas sûre de vivre bien longtemps ensuite ». Un léger rire m'échappa mais à l'entendre parler de chirurgie, mon sourire s’effaça. « Ok, s'il le faut ». Je n'avais pas très envie de passer sur la table de billard. Je faisais genre que rien ne me touchait, que j'étais une femme forte et rebelle mais je faisais partie des personnes qui avaient une peur bleue des chirurgies. Même les plus bénignes. A cause d'une peur bleue de ne jamais se réveiller. Je le vis repartir, en me disant qu'il reviendrait le plus tôt possible. Je relâchais la pression et soufflais, en m'affalant aussi confortablement que possible sur le lit. La journée risquait d'être longue

Leith revint à un moment où j'étais plus qu'au fond du trou. J'étais dans un état qui dépassait le désespoir le plus total. Mais le voir dans cette chambre me redonna un peu de joie. Je saluais de la tête la chirurgienne et espérais que ma blessure ne soit pas si grave que ça. Bien que l'entaille me dise le contraire. Et le verdict de la chirurgienne fut lourd de conséquences. L'opération était une obligation. Elle repartir aussi rapidement qu'elle fut arrivée. « Youpi. La journée ne pouvait pas être pire ». J'avais parlé à voix haute sans le faire exprès. Ce genre de réflexion, d'habitude, je les gardais pour moi. « Merci pour cette petite vanne bien sympathique », lui lançais-je, un léger sourire sur le visage. Je pouvais reconnaître qu'il essayait de dédramatiser la situation mais force était de constater qu'avec tout ça, j'allais passer quelques semaines en convalescence. Ce qui voulait dire rester chez moi, rater des interventions et me faire mal voir par mes collègues. Deux mois de travail et j'étais déjà en arrêt. Tout ça parce que j'avais été inconsciente. Pourtant, la vie de ce bébé était en jeu et je ne pouvais pas passer à côté de ça. « Merci en tout cas. Pour tout ». Les brancardiers m'emmenèrent au bloc. C'était parti pour quelques heures sur une table d'opération, attachée à plusieurs fils et tubes en tout genre.

Quelques heures plus tard – combien, je ne saurai dire – je me retrouvais en salle de réveil. Complètement sonnée par la chirurgie et les médocs administrés pendant celle-ci. Au vu du bandage sur ma ma main, cela avait l'air de s'être plutôt bien passé. La chirurgienne arriva, avec un léger sourire sur le visage. « Mademoiselle Coyle, heureuse de vous voir réveillée. Comment vous sentez-vous ? » Je la dévisageais, essayant de trouver ce qu'elle pouvait cacher derrière ce sourire. Mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Il fallait que je lui demande. « Dans le gaze. Comment ça s'est passé? » Elle prit le dossier qui se trouvait accroché à mon lit et vérifia les données. « Eh bien, vos constantes sont bonnes. La chirurgie s'est très bien passée, bien que les lésions soient plus importantes que je ne l'aurai pensé au départ. Mais vous allez récupérer la totalité de votre main ». A l'entendre, je soufflais de joie. Au moins une bonne nouvelle dans toute cette affaire. « Vous devrez, néanmoins, être en arrêt pendant un mois au minimum et revenir pour un contrôle à ce moment-là ». J'acquiesçai, dépitée d'être autant à l'arrêt. Elle repartit, me laissant me reposer. On me transféra dans une chambre, pour avoir un peu d'intimité.

Une heure passa et je vis Leith passer la tête dans l'encadrement de la porte. Je souris, heureuse de voir qu'il ait pu avoir un peu de temps pour venir jusqu'ici. « Hey » le saluais-je, de la main gauche. « Merci d'être passé ». Je me sentais moins nauséeuse.  Ce qui, en soi, était déjà un bon signe. « Je crois que la fratrie Coyle devrait se faire nommer la fratrie Tamalou » lâchai-je, dans un sourire qui se devait être franc. « Franchement, on fait la paire, lui et moi. Bien que, pour ma part, ce soit moins grave que pour lui ». J'avais failli le perdre il y a quelques semaines. Et même, si je ne l'avouerai jamais, j'aurai été perdue sans lui, s'il nous avait quitté.

Edit :
Spoiler:
 
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