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 Kiss me to wash the pain away

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Jonathan E. Coyle

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MessageSujet: Kiss me to wash the pain away   Mer 6 Juil - 22:19

Kiss me to wash the pain away


Elias & Jonathan

Respiration haletante, pas effréné,  des flashs , des lumières,  une voix,  un murmure  « Je dois y aller… Tu le sais… »     Inconscience à double tranchant, malédiction d’être hantée par des souvenirs morcelées dans un esprit corrompu par la douleur et le trauma,  bénédiction de savoir à qui appartient ce murmure.   « … à tous les deux. » De ce qui se passa après son arrivée aux Urgences, Jonathan ne retenait que très peu. Des flashs, des sons distordus, des bips, des lumières et une constante échappée vers l’inconscience. On décida des actions à suivre sans son accord, non pas qu’il pouvait être d’une quelque conque aide de toute façon.  Scans, radios, le tout en le laissant se reposer. Son esprit préférait cela, car il s’en allait vers les contrées des rêves pour trouver du réconfort. Jon se voyait chez lui, en compagnie d’Elias, dans ses bras pendant qu’il lisait un document sur une de ses affaires. La quiétude de la scène était merveilleuse et il y serait resté si le rêve idyllique n’aurait pas viré au cauchemar. Voilà que sans grande explication, il se trouvait dans un couloir mal éclairé, un couloir ressemblant à celui d’un lycée ou d’un hôpital, oui un hôpital. Mais il n’y avait personne.   « Je t’aime, Jon. N’oublie pas ça, okay ? »     Elias ?  Où  était-il, cette voix sans corps le fit marcher plus vite, où était-il.   « Fais ça pour moi tu veux. C’est tout ce que je te demande. »  Il s’arrêta et se tourna. Il se sentait désorienter. Où allait ? Il n’en avait aucune idée.  Puis il entendit un rire d’enfant et des pas. Hey, attends. Il courut après cette image fantôme et finit par arriver à une porte. Avec peine il réussit à l’ouvrir et fut aveuglé par la forte lumière. Il arrivait sur un jardin, et l’enfant qu’il avait aperçu courait encore, jusque dans les bras d’une femme. Maman ?  Il fronça des sourcils, elle était comme il se souvenait d’elle, la peur en moins. Elle semblait réellement le considérer comme son enfant et non pas -  Il fit un pas en avant pour empêcher que cela ne se reproduise, il allait faire quelque chose, mais il semblait que rien ne pouvait atteindre ce bonheur maternel. « Je dois y aller… Tu le sais… »     Encore sa voix, mais où était-il ?  Elias ? Il regarda autour de lui, et revint vers l’enfant et sa mère, mais à la place il n’y avait qu’une pierre tombale. Il finit par s’en rapprocher, et s’agenouilla devant. Il enleva le lierre et les feuilles qui la recouvrait et découvrit avec horreur son propre nom. « Jon»    

Etait-ce cela la mort ? Avait-il succombé ? Failli à ce que Elias lui avait demandé. Il ne savait plus trop quoi penser cette situation. Il s’assit devant sa tombe et mit le visage dans ses mains. Il n’avait pas de réponse, pas de destination où aller. Il était perdu et seul. Ses pires peurs en somme. Il finit par sentir quelque chose le frôler, une caresse et finit par relever la tête.  C’est là qu’il le vit, lui donnant le dos. Il se redressa et hurla son prénom, mais il ne se retourna pas. Pourquoi ne se retournait-il pas ? Il se mit à le poursuivre, mais tel un effet de zoom élongeant une route, plus il avançait, plus Elias semblait loin. Il commençait à fatiguer, jusqu’à sentir un craquement dans sa jambe, il hurla de douleur et termina au sol. Un sol noir. Il releva la tête. Attends-moi s’il te plait. Il se redressa, clopinant, une main tendu vers lui, mais finit par retomber. Elias....Elias. « Je dois y aller… Tu le sais… »     « Fais ça pour moi tu veux. C’est tout ce que je te demande. »   « Je t’aime, Jon. N’oublie pas ça, okay ? »     ces murmures tourbillonnait , s’accéléraient au fur et à mesure qu’il s’enfonçait. Jusqu’à ce que finalement il soit engloutit par cette masse  -

Jon ouvrit les yeux. Il vit d’abord le pan d’un mur et le plafond blanc d’une pièce. Ses oreilles captèrent les premiers bruits, son odorat reconnut un milieu médical. Il cligna des yeux. Sa perception lui disait qu’il n’était pas seul. Il tourna délicatement la tête, pour voir pas encore très nettement mais assez pour le reconnaitre son époux. Un doux sourire se peint sur ses lèvres.  Son cerveau lui rappelait pourquoi il était allongé , pourquoi tout était blanc , pourquoi il y avait ces intraveineuses. Plus il se réveillait plus il avait d’information. Sa jambe lui faisait mal, tout comme ses côtes, respirer était désagréable, et il tentait de ne pas inspirait profondément. Sa tête tambourinait légèrement face à ce flux d’informations, mais le pire était sans nul doute sa gorge. Chaque déglutination était comme frotter du papier de verre contre les parois de sa gorge. Il supposait que cela avait été dû à une intubation, pour une opération ou autre chose, il ne le savait pas. Il ne savait pas combien de temps il avait été inconscient, combien de temps Elias avait dû attendre. Il déglutit à nouveau et tenta de parler. Cela allait soit être concluant ou le ferait tousser ( ce qui par effet domino réveillerait la douleur dans sa poitrine).  

«  Hey beautiful. » murmura-t-il à l’encontre de son époux en souriant d’un air fatigué.

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Elias A. Standford

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MessageSujet: Re: Kiss me to wash the pain away   Ven 5 Aoû - 5:15

kiss me to wash the pain away

So far from all our dreams from what love means From you here next to me

Des sirènes, des lumières, des cris et des pleurs. Le portable qui vibrait, puis sonnait et vibrait encore. « Monsieur Standford ? » « Monsieur, nous avons de nouveaux rapports. » « Monsieur, il faudrait - » Des voix, des bouches, des visages, trop de monde. On hoche la tête, on répond machinalement en gardant son calme. Un calme olympien, trop calme. Beaucoup trop calme... Presque insensible. « Monsieur le procureur ! Un mot s'il vous plaît ! » « Par ici monsieur ! Monsieur ! » « Monsieur Standford ! » Des flashs, des appareils photo, des crayons glissant sur les papiers, des doigts tapant frénétiquement sur des tablettes, des portables. Et je parlais, je parlais. Je ne m'attardai pas sur les détails, sur les hypothèses, je ne démontrai que les faits prouvés. Je fis ce pourquoi ces gens m'ont élu, je fis mon job. Et pourtant derrière ces caméras et ces gens il y en avait d'autres qui étaient exactement dans le même état que moi, qui étaient peut-être moins statiques, déjà auprès de leurs proches, à leur chevet pour les soutenir. Mais je refusais d'y penser et je restais calme, ma voix restait neutre alors que mes lèvres effleuraient le micro noir posé sur le pupitre devant lequel je me tenais. Ce micro, tous les autres. Et les mots sortaient, ma gorge restait ouverte et ne se serrait pas. Malgré les questions, les regards et les sous-entendus de certains je ne perdis pas mon calme durement acquis et ne cédai pas à l'émotion, je ne craquai pas. L’expérience parlait pour moi et je la laissais bien faire. Je me laisserais aller en temps voulu...

Et quand enfin je pus me délivrer de mes obligations, quand je pus enfin sortir et souffler, une nouvelle appréhension me pis alors. Levant ma main gauche et baissant le regard sur le cadran de ma montre, je réalisai qu'une fois de plus je manquai à mon devoir de mari. Dix heures. L’hôpital allait fermer à cette heure bien que je savais pertinemment qu'il y avait encore du monde vu les activités de la journée. Mais j'avais promis... Je ne pouvais pas l'abandonner une fois de plus, je me l'interdisais. Quoi qu'il puisse en être, je restais calme jusqu'à l’hôpital, le visage fermé et neutre. J’intériorisais comme je savais si bien le faire, ça pèterait plus tard, au moment voulu. Arrivant dans le hall du bâtiment après avoir garé la voiture et tout ce qui s'en suivit, j'hésitais à m'approcher du comptoir, approchant à petits pas. Il y avait encore de l'activité mais déjà des infirmières quittaient la structure et certaines lumières étaient éteintes dans les couloirs. Mon regard se perdit sur le vague plan de l'hôpital, ne sachant si je devais réellement chercher à hospitalisation, urgences ou... morgue. Elias... Mon dieu que je pouvais détester ces trucs tout blancs. « Monsieur ? Je peux vous aider ? » Une voix me sortant de mes pensées je me tournai vers une infirmière qui venait de se glisser derrière le comptoir d'accueil. Reprenant sur moi je m'y rendis, posant mes avant-bras sur celui-ci. « Hmm oui, je cherche un dénommé Jonathan Coyle. Il a dû rentrer aujourd'hui. Il fait partie des- » Levant une main à mon menton je me mis à le gratter nerveusement. « -victimes admises en urgence plus tôt dans la journée. » « Mhh Coyle, Coyle... Je regarde ça. » Elle vérifia sur son écran puis hocha finalement la tête avec un sourire. « Effectivement il est bien ici. Il a été opéré et reste dans un état stable. » Elle me fixa alors que mon visage se crispa entièrement, n'osant poser la question. Le truc chouette avec les infirmières c'est qu'elles savent comment s'y prendre et elles connaissent ce genre de regard. Celle-ci cligna des yeux et m'offrit un doux sourire faisant écho à sa voix. « Il s'en sortira. » Je me retins de pousser un soupir de soulagement et détourna simplement le regard pendant quelques instants. « Vous êtes de la famille ? » « Non. » Question dangereuse, réponse automatique que je sortis d'un bloc en me tournant de nouveau vers elle. « Juste un ami. » « Dans ce cas je vous invite à repasser demain. Les visites nocturnes ne sont admises que pour la famille. Désolée. » Je serrai mes lèvres l'une contre l'autre, un de mes poings se serra, emprunt à un dilemme, énervé contre cette situation quotidienne qui aujourd'hui m'empêchait de venir voir mon époux dans son état le plus mal. Juste un ami... « Je... C'est bien le docteur Murphy qui s'est occupé de votre patient, n'est-ce pas ? » Elle regarda l'écran et hocha la tête. « Il devrait... Il y a normalement une note, une annotation quelque chose de sa part, il- » « Oh oui, exact ! Pardonnez-moi. Votre nom et une pièce d'identité s'il vous plaît. » « Elias Standford. » Dis-je en lui tendant mon ID. Après quelques minutes elle m'offrit un grand sourire et m'indiqua où est-ce que je pourrais trouver ma moitié. Enfin.

Je ne sus trop comment je pénétrai dans la pièce, mais je me sentis tout de suite différent que quelques minutes plus tôt. Durant cette journée, j'étais passé par plusieurs états. L’ignorance, le déni, la colère, l'insensibilité, rester calme, calme à tout prix. Puis l'appréhension, le stress, la peur, trop de peur. Et maintenant, je craquai. J'avais cru qu'il en serait autrement, que quelque chose aurait changé depuis ce matin, que la vision que j'avais eu de lui dans le brancard était erronée, que mon cerveau avait transcrit. Mais il semblait que je faisais bel et bien face à la réalité. Le fixant sur son lit d'hôpital je posai mon dos contre le mur en face du lit, sentant ma cage thoracique se compresser, ma poitrine se comprimer sur elle-même entrainant ma gorge. Mes oreilles devinrent sourdes, je niais les bips répétitifs, j'ignorais les appareils, j'ignorais ma réalité, fermant tous mes sens pour simplement me concentrer sur son visage, ce que je pouvais en voir tout du moins. Je ne sentis pas les larmes dévaler la peau rugueuse de mes joues, mais mes jambes se dérobèrent sous moi et je me laissai glisser le long du mur pour atterrir au sol, pathétique. Ma tête ne se tenait presque plus d'elle-même et je restais là, pantelant, pleurant sur mon visage déformé par la douleur. Je voulais avoir la haine, je voulais être en colère, je voulais frapper quelqu'un, le responsable, je voulais, je voulais... Je voulais avoir la rage, me défouler de la douleur sur un responsable. Moi et mes problèmes de colère... Pour une fois que je voulais hurler je ne pouvais pas. Car je n'avais pas de responsable sous la main, je ne pouvais pas le venger, je me sentais tellement impuissant comme il a des dizaines d'années de cela. Alors je pleurais, pleurais, contre ce mur, par terre, comme une loque. Si je parvins à me redresser au bout de longues minutes, ce fut pour m'échouer sur le siège mit à disposition à côté du lit. Je ne le touchai pas, trop peur de faire une connerie. Je n'accordai pas un seul regard aux appareils, plantant ma tête dans ma main, mon coude posé sur l'accoudoir de la chaise, fixant mon mari comme pour le couver. Si mes joues étaient encore humides, en séchant je sentis ma peau se tendre et mes yeux me piquèrent de fatigue. Je clignai des paupières pour lutter contre le sommeil, continuant de détailler son visage en tentant de trouver quelque chose à dire, mais au bout d'une heure je lâchai prise et ma tête tomba sur le bord du dossier, mon esprit étant enveloppé par les ténèbres de Morphée.

La tête renversée en arrière, la lumière du matin passant à travers la fenêtre, j'étais réveillé depuis un certain temps, par ça et par les bruits dans le couloir. Une infirmière était passée tôt pour vérifier l'état de Jon, je l'avais entendu mais était resté les yeux clos, n'ayant pas l'envie de tenir une discussion aussi maigre aurait-elle pu être. Les yeux fermés j'écoutais donc les bruits autour de moi, reposé, dans un meilleur état qu'hier. Quel miracle que le sommeil. Puis une voix, plus proche, là, juste à côté. Je connaissais cette voix. Est-ce que... J'ouvris les yeux et levai la tête pour la tourner à ma gauche, vers mon époux. Ses yeux étaient ouverts, il souriait, il bougeait, il vivait. Oh il souriait. Une nouvelle vague monta de ma poitrine vers mes yeux mais je n'en fis rien de plus. M'asseyant convenablement, je me penchai vers le lit pour être plus près, lui rendant son sourire. « Hey hun. » Je tentai de rester positif et énumérai les bons points. Un, il était en vie. Ensuite il était conscient, il souriait, parlait, gardait toute sa tête. Je gardai mon optimisme pour moi et préférai me concentrer sur mon époux plus que sur mes pensées. Car bien évidemment qu'à partir de maintenant j'allais profiter encore plus de chaque instant à ses côtés, toujours dans la peur de le perdre. Il avait failli me filer entre les doigts, je ne permettrai pas que cela arrive de nouveau. « Comment te sens-tu ? » J'avais bien entendu que sa voix ce n'était pas encore ça, que cela pouvait lui faire plus de mal que de bien, mais je me disais aussi que cela pouvait lui apporter. « J'ai vu les infirmières hier soir. Tu es... sorti d'affaire, stable et uh... J'ai oublié mais- » Je passai une main sur mon visage puis lui sourit encore, posant délicatement ma main sur la sienne. « Apparemment je vais encore devoir te supporter un certain temps. » Évidemment que je plaisantais, mais je me pinçai la lèvre après un léger rire. « N'essaie pas de... Rire. Apparemment les côtes tout ça c'est pas beau à voir, il y aurait des... » Je m'étais redressé pour montrer maladroitement d'une main sur ma propre poitrine. Elias. Stop. « Umh, ecchymoses ? Ouais, voilà. Et les côtes sont brisées... cassées. Quant aux poumons ils... » Elias. Ces images... Je clignai des yeux, détournant le regard en m'humectant nerveusement les lèvres puis inspirai profondément en frappant mon esprit,  me concentrant de nouveau sur Jonathan. « Enfin tu as compris. » Mes yeux se baissèrent sur nos mains, la mienne caressant la sienne et j'arrêtai de faire l'idiot, gardant mon sérieux. « C'est bon de te revoir. » dis-je la voix plus basse comme une observation, un commentaire, pas réellement destiné à Jon, ou peut-être que si. Mon esprit était confus mais que j'étais heureux de pouvoir lui parler à nouveau, de sentir la chaleur de sa main, de le sentir en vie, là, à côté. Avec moi. Je me sentis alors chanceux.

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Jonathan E. Coyle

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MessageSujet: Re: Kiss me to wash the pain away   Jeu 11 Aoû - 5:24

Kiss me to wash the pain away


Elias & Jonathan

Le réveil passé, il était à présent quasi impossible d’ignorer le gène constant que son corps lui imposait. Une gêne qui lui rappelait des jours moins heureux, où la douleur également emprisonnait son esprit dans une agonie silencieuse. Il savait, en bon psychiatre que, cette fois-ci, la douleur était saine, elle ne resterait pas. Elle ne deviendrait pas souffrance. La morphine atténuait assez pour se croire dans un meilleur état, et bouger n’avait pas encore traversé son esprit. Il était bien trop occupé à regarder vers sa droite, vers ce visage qu’il chérissait tant. Il semblait exténué, faisait bonne figure pour lui, parce que ceci ne devait pas être une rencontre teinte de tristesse et de sentiments qu’on garde pour soit. Il savait Elias pudique sur ce genre de chose. Sa question était normale, s’enquérir de la personne chère, et si Jonathan n’était pas encore assez lucide dans ses idées pour formuler une réponse complète sur comment il se sentait, il ne se sentait pas de lui mentir non plus. Il ne le faisait que très rarement d’ailleurs, on ne parle là bien sûr par des petits mensonges quotidiens ou dans le but de faire une surprise à l’autre. Non ces grands mensonges derrière lesquels on se cache pour diverses raisons et justifications et qui finissent par éclater comme une pustule. Jonathan se lécha les lèvres et déglutit , prit son temps pour tester ses cordes vocales et réfléchir. Comment se sentait-il ? Mal aurait été une exagération, bien un mensonge. Il ne ressentait pas réellement quelque chose.  «Groggi … ma … gorge…me…fait mal.» débuta-t-il mais s’arrêta quand sa bouche commença à saliver. Sa gorge était trop irritée pour continuer et cela le coupait dans ses pensées.  Il cligna plusieurs fois des yeux, se forçant à plus d’éveil dans ses sens et tourna un peu plus la tête pour voir un pichet d’eau. Il pointa l’objet. «  Peux-tu me ….donner… un …peu…d’eau….s’il…te…plait ? » demanda-t-il dans un autre murmure. Pendant qu’Elias s’exécutait, Jonathan trouva utilité à la télécommande du lit, et redressa doucement le dossier. Son monde basculait de l’horizontal vers le vertical. Il se sentait moins nauséeux en position assise et pouvait même mieux respirer en se tournant légèrement vers la droite pour enlever toute présent sur son côté gauche. Il ne voulait pas penser à sa jambe pour l’instant, ni dans quel état elle était. Chaque chose en son temps, pour l’instant, il était soulagé de pouvoir tenir assis, certes fermement appuyé contre son lit, mais il s’en sentait capable. «Merci, mon cœur.» le remercia-t-il en se saisissant du gobelet. C’était niais, il ne l’utilisait pas tellement que cela, ni celui-là , ni d’autres , surtout hors de leur domicile, mais c’était sorti naturellement qu’il n’allait pas se combattre. Il porta le contenant à ses lèvres et but une gorgée qui avait du mal à passer. Il grimaça en déglutissant et se sentit épuisé par ce simple geste.

« J’ai vu les infirmières hier soir »   Son attention se redirigea vers Elias et ce qu’il avait à dire. Il remarqua alors que son époux avait posé sa main sur la sienne et sourit légèrement. Il entrelaça ses doigts avec les siens. Stable et sorti d’affaire, c’était une bonne nouvelle. Jonathan n’était pas dupe cependant, il voyait sur les traits d’Elias certaines choses, une inquiétude derrière le positif, une peur derrière le rire, des larmes de soulagement ravalées pour une explication maladroite de ses blessures. Il ne pouvait s’arracher le sourire que ses lèvres portaient sur son visage, la démonstration était simplement attendrissante. Elias était loin de sa zone de confort, loin d’un endroit où il se sentait à l’aise, et il essayait et il était bouleversé. Jon le sentait, le voyait. Elias avait dû se torturer avec ce diagnostic, ces images, cet appel téléphonique. Il espérait que son époux lui parlerait dans un futur proche de ces choses, il n’était pas bon de contenir un traumatisme de cette sorte pour soi. Ils devraient travailler tous les deux sur les récents évènements, tous deux en tant que victime, car l’un comme l’autre étaient affectés par ce qui était passé et si la mémoire de Jon lui faisait défaut sur certains moments, il se rappelait vivement des détails ressentis. Alors quand Elias détourna le regard et s’humecta nerveusement les lèvres, le psychiatre amena la main d’Elias à ses lèvres et la baisa tendrement avant de la redéposer entre eux. Un simple geste destiné à lui dire que tout allait bien, qu’il allait bien, qu’il n’avait pas besoin d’avoir peur, un geste pour mille mot. Il réconfortait Elias  du bout de ses lèvres, de manière délicate et intime. Cependant, il ne put s’empêcher d’émettre une remarque conclusive au verbatim d’Elias.  « Il faudra alors de nombreux massages à des huiles essentielles … une tâche pour laquelle je pense …tu es qualifié … » Il amena son gobelet à  nouveau à ses lèvres et but par petites gorgées. Un peu plus facilement qu’avant, mais il finit par reposer le gobelet sur la tablette près de lui avec l’aide d’Elias pour ne pas trop bouger.   Jonathan se décala alors légèrement vers la gauche, il voulait faire de la place sur son propre lit parce que la logique avait foutu le camp et il avait besoin d’Elias de façon beaucoup plus rapproché.

Délicat, pour ne pas s’arracher son intraveineuse ou mettre du poids là où il ne fallait pas bien sûr. Il ressentit une gêne plus prononcée à son mouvement, essoufflement ridicule, il était déjà fatigué, mais il s’en moquait. Il tira sur leurs mains jointes. « Viens à côté de moi…tu es trop loin.» Trop loin … la distance à laquelle se trouvait Elias, était celle à laquelle il était quand il était sur le brancard. Si Jonathan ne se souvenait pas entièrement de leur interlude avant qu’il ne soit emmené à l’hôpital, il se souvenait de son rêve/cauchemar, il et il voulait se rassurer plus qu’autre chose, maintenant que les problèmes basiques étaient hors du chemin, qu’Elias ne s’en irait pas. Quand son cher et tendre fut enfin à portée de main, façon de parler, Jonathan passa sa main sur sa joue, la caressa lentement avant d’aller se perdre dans ses cheveux.  Cela lui faisait le plus grand bien que de pouvoir le toucher librement, pouvoir s’assurer qu’il était bien là, son regard ne montrait qu’une joie sincère, mêlé avec ce profond sentiment d’amour qui l’habitait depuis qu’il était tombé sous le charme du procureur. Il finit par céder à une pulsion qu’il s’était retenu d’avoir jusqu’ici. Il se pencha, ignorant juste combien cela l’élançait et plaqua ses lèvres contre celle d’Elias. Peut-être un peu trop désespérément, peut-être un peu trop nécessiteux de ce contact avec celui qu’il chérissait. Jonathan apparaissait toujours comme ces vases chinois, délicat et parfaitement fait, mais par moment et sans l’annoncer, il y avait de violentes cassures, des ruptures qui pouvaient paraître complètement en inéquation avec son caractère. Cela ne durait jamais bien longtemps, c’était des impulsions. Dans ce cas, il ne le regrettait pas. Il en avait besoin et pour cette fois il se donnait le droit d’être un égoïste.   «C’est bon de te revoir aussi» murmura-t-il contre ses lèvres, impossible de se détacher de lui, même si cette position était terriblement inadaptée à ce qu’il avait.  




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Elias A. Standford

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MessageSujet: Re: Kiss me to wash the pain away   Lun 26 Sep - 0:35

kiss me to wash the pain away

So far from all our dreams from what love means From you here next to me

Elias ne réalisait pas vraiment ce qu’il se passait. Que ce soit la cause ou la conséquence, il restait méfiant et partiellement retiré quant à la situation. Comment cela avait-il pu arriver, à eux. Oh il savait par expérience et métier que le monde et l’humanité regorgeaient de choix et actes plus bizarres, dérangeants et graves les uns comme les autres. Il avait vu, défendus et accusé des cas qui dépassaient parfois l’imagination de certains. Le monde n’était pas toujours joli à voir, il l’avait toujours su et il en était une victime tout comme Jonathan. Et pourtant il s’était cru intouchable, que ce genre de crise ne lui arriverait plus. On croit toujours que ça ne peut pas arriver chez soi, mais tout le monde est une cible potentielle. Il avait cru avoir construit quelque chose de solide avec son époux, qu’il ne pourrait plus jamais être blessé comme il l’avait été auparavant. Mais de toute évidence il s’était trompé et réalisait qu’il n’était pas à l’abri, Jonathan, Ana et les filles non plus. Il avait toujours voulu protéger sa famille des gens aux mauvaises intentions et cela très tôt dans sa vie, c’était ce qui l’avait poussé à faire du droit. Et aujourd’hui il comprenait qu’on ne pouvait parfois pas protéger et sauver tout le monde. Quelque part il était blessé dans son ego mais ce n’était nullement pour l’esthétisme, c’était bien plus profond que cela. Des vies étaient en jeu, constamment. Et celle qu’il tenait dans sa main était passée à un rien de la mort. Triste constat. Aussi, oui, il restait distant malgré le fait qu’il ne voulait que rester auprès de Jon. Doucement il encadrait le fait qu’il était conscient et c’est naturellement qu’il s’enquit de son état. A sa demande, Elias suivit son regard vers le pichet d’eau et s’empressa de la satisfaire. Il se pencha pour remplir un verre d’eau qu’il tendit ensuit à son mari tout en lui souriant doucement pour simple réponse.

Puis seulement Elias partit dans son explication en réessayant de restituer et de se souvenir ce que les infirmières lui avaient appris. Il devait paraître bien ridicule à essayer de s’expliquer, n’arrivant qu’à dissimuler son malaise. Après tout il n’avait pas pris le temps de songer à quoi dire à Jon dès qu’il serait réveillé, qu’il le reverrait ; la journée d’hier la nuit n’avaient pas été bien calmes ni sans tourments. Il n’avait pas eu le temps d’y penser et de se mettre lui-même à l’aise, ni de se rassurer sur le sujet, que Jon était en vie, là, avec lui de nouveau. Et dans ces moments-là il prenait la fuite. Il tentait parfois d’éviter quand c’était avec Jon et ne faisait que détourner le regard un instant pour passer à autre chose, revenir en changeant de sujet. Et parfois sa moitié était réceptive. En sentant son baiser sur sa main, Elias ferma les yeux, sourit avec douceur et lui fit de nouveau face. Ce n’était peut-être rien mais cela lui rappelait qu’il n’était pas seul même dans un endroit qu’Elias pouvait autant détester. « Mh mh, » acquiesça-t-il avec un demi-sourire, relevant sa main libre pour agiter ses doigts. « Avec des doigts de pianiste, il ne peut en être autrement. » Il l’aida à reposer son verre puis fronça les sourcils en le regardant se mettre à bouger. « Jon ? Tu ne devrais pas- » Mais l’essayer de l’en empêcher était vain quand il était décidé. Le brun le regarda faire avec la moue, peu ravi de le voir bouger autant vu son état. Il comprit néanmoins bien vite son intention quand Jon tira sur leurs mains jointes justifiant cela par un manque de proximité. Elias aurait souri mais il ne pouvait qu’approuver n’hésitant qu’un instant avant de finalement céder. Gardant sa main dans la sienne, il se fit une place auprès de son époux parmi les draps, s’allongeant sur ces bouts de tissus qu’il avait toujours trouvés beaucoup trop irritants et puants, même propres. Tout ici était répugnant pour lui, l’odeur qui y régnait n’était pas signe que l’air était stérile et pur mais au contraire qu’il était plein de bactéries. Ça sentait la maladie et le sang... Peut-être même que dans la pièce d’à côté, juste, derrière, ce mur, il y avait un coffre avec des poches de sang. Par dizaines ou centaines. Un frigo entier. Elias Elias Elias…

Une fois calé bien plus à son aise, le procureur vint volontairement se perdre dans les yeux de Jonathan, appréciant en fermant les yeux avec un sourire quand il passa sa main sur sa joue puis dans ses cheveux. Un peu de tendresse après tant de mal, il réalisait qu’il en avait besoin. A peine eu-t-il rouvert les yeux pour voir que Jon se rapprocha et posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser nécessiteux. Elias posa sa main sur celle de son homme à défaut de pouvoir la poser autre part et se pressa un peu plus contre lui, avide de l’avoir pour lui à nouveau, de laisser tout ce qu’il s’était passé derrière eux. Aussi il ne voulait pas se détacher de lui et aurait presque quémandé plus. Il se retint pourtant, gardant ses yeux fermés mais toujours contre lui. C’est en inspirant profondément qu’il grimaça. « Tu sens l’hôpital. » Il fit la moue. « Ça, va falloir s’en débarrasser. » Pourtant il vint chercher un nouveau baiser pour s’assurer qu’il ne parlait pas à un fantôme, il en était effrayé. Ses lèvres cherchant la pression sur les siennes, le brun forçait sur ses paupières closes pour ne pas trembler ou même laisser perler une larme de joie, de soulagement. Il ne voulait pas inquiéter son mari pour rien, c’était banal. Il voulait juste profiter de lui sans avoir à se confier avec des mots. Pas tout de suite. Il voulait d’abord réinstaller cette aisance, complicité et ce lien entre eux, se prouver que tout ça ne changerait rien entre eux.

Si ce baiser était plus pressant, Elias dû y mettre un terme pour reprendre son souffle. Il garda son front contre le lien en se pinçant les lèvres, restant ainsi plusieurs minutes. Puis finalement il se retira doucement pour poser sa tête sur le haut du matelas relevé en soupirant. « Quelle plaie. Tu ne peux pas sortir avant deux jours, le temps qu’ils terminent les analyses. J’vais m’ennuyer. Deux jours sans toi… » Elias croisa ses jambes puis vint reprendre la main de Jonathan dans la sienne entrelaçant leurs doigts. « J’ai pris ma matinée pour rester avec toi. » Il baissa les yeux sur leurs mains, caressant la sienne de son pouce. Il regrettait toujours de l’avoir "abandonné" hier alors qu’il était au plus mal. Il ne savait si Jon s’en souvenait mais Elias avait assez de mémoire pour deux. « Je pourrais avant de partir aller nous chercher quelque chose pour déjeuner, un truc plus comestible que ces… choses qu’ils font ici. » A ces pensées, Elias s’humecta les lèvres et joua de sa mâchoire, la bouche pâteuse du petit matin. « Mh, je vais aller me prendre un café, tu veux quelque chose ? … Je ne sais pas si la caféine c’est bon mais… Un chocolat pour la gorge ça ne devrait être pas si mal. »

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Jonathan E. Coyle

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MessageSujet: Re: Kiss me to wash the pain away   Mer 2 Nov - 2:39

Kiss me to wash the pain away


Elias & Jonathan


Pour que Jon associe la présence d’Elias à la sécurité, il a fallu du temps. Le toucher était traitre pour le psychiatre, là une caresse apportait réconfort, une autre pouvait rappeler à son corps ce qu’il avait subi. C’est dans ce sens-là qu’Elias l’avait apprivoisé. Il avait réussi progressivement à effacer les anciens automatismes comme personne avant lui. Il lui avait appris à aimer par le toucher, à entretenir une intimité propre à eux deux. Alors sur ce lit d’hôpital, l’esprit de Jon ne pouvait être plus à l’aise. Il s’en fichait royalement de la douleur, de l’endroit, tout ce qu’il avait, voulait se trouvait enfin à portée de ses mains, de ses lèvres. L’odeur, la chaleur, la main sur sa main, la pression de ses lèvres contre les siennes. Il entrait dans son sanctuaire, où plus rien ne comptait que cet homme à côté de lui. C’est tout ce qu’il avait voulu la veille, tout ce qu’il voulait maintenant. Diable demain, ce moment lui était précieux. Il en était au bord des larmes, simplement parce qu’il était à bout, il avait cru mourir, il avait cru qu’il ne le reverrait plus, il avait cru que par sa mort, il aurait ruiné  Elias. Ce n’était pas tellement sa propre mort qui l’effrayait, mais plutôt les conséquences qu’elle aurait sur Milan, sur  Elias. Il en serait détruit, meurtri par la culpabilité. Au final, il n’avait pas eu peur pour lui, mais pour Elias.  La mort est une fin, le deuil lui  est quelque chose d’égoïste, souffrir pour ce qui n’est plus, parce qu’égoïstement on est en manque de la personne disparue. Cela le fit frissonner et si son état le lui avait permis, il aurait fait plus, plus que ces baisers, il l’aurait enlacé de toutes ses forces, pour lui montrer, lui faire sentir, mais il pouvait à peine bouger. Il pouvait qu’apprécier cela du bout des lèvres. Déguster comme un fruit précieux.

Sa main caressa la joue de son mari, alors qu’ils restaient front contre front, les yeux fermés, car s’il posait les yeux sur lui maintenant, il savait qu’il ne pouvait se retenir, que ses larmes couleraient librement et qu’Elias se demanderait ce qui n’allait pas. Il devait déjà prendre sur lui pour rester dans cette chambre avec lui, c’était son devoir d’époux de prendre soin d’Elias dans ce moment-là, même si tout disait que c’était l’inverse. Il fallait qu’il soutienne Elias, il fallait qu’il soit sûr que la nuit, que le traumatisme vécu de son point de vue ne l’avait pas poussé trop loin sur cette pente de noirceur. Quand il prit enfin la parole à nouveau, Jon finit par rouvrir les yeux. Un doux sourire traversa ses traits. «  Une autre tâche pour tes doigts de pianiste alors… » lui répondit-il dans un murmure après ce deuxième baiser. Son expression tenta de rester sereine, mais la perspective du future n’était pas une qu’il voulait envisager maintenant. Surtout pas maintenant.  «Ce n’est que deux jour … dans un mois tu regretteras qu’ils ne m’aient pas gardé plus longtemps.»  Il savait, il savait que sa route serait longue, parfois insupportable. Il avait peur de ne pas être assez fort pour supporter la guérison. Elle était purement physique cette-ci, une si forte qu’il ne savait pas s’il serait capable de la gérer.  Il y aurait les médicaments bien sûr, mais cela n’aiderai qu’un temps. Cela, il n’était pas prêt à l’avouer à Elias, il n’était pas prêt à lui dire ses angoisses, cela viendrait sans doute avec le temps. Mais le temps … n’était jamais à eux.

Ne le dis pas….ne le dis pas …ne le dis pas …ne pars pas, ne pars pas, reste avec moi, s’il te plait reste avec moi, je ne peux pas  seul.     Qu’était-ce que qu’une matinée, rien, rien du tout et en même temps beaucoup trop. Le monde ne s’arrêtait pas de tourner et s’ils avaient une routine bien établie, celle-ci n’autorisait pas d’être dans un lit d’hôpital. Elias ne pouvait pas s’arrêter de vivre pour ses beaux yeux, il ne pouvait lui demander un tel sacrifice. Il n’était pas enchainé à  ce mariage. Le tout, était maintenant de trouver un autre équilibre. Plus tard….plus tard. Jon ne lui donna aucune réponse pour le déjeuner. Les mots lui manquaient et il regarda alors la main qui tenait la sienne, il réalisait qu’il ne portait pas son alliance.  Son cœur manqua un battement. L’avait-il perdu ? Était-elle restée dans les décombres ?  Il ne devait pas s’agiter,  Elias lui parlait. Café. Oui, le pauvre ne devait pas avoir pris soin de s’alimenter. Il déglutit et regarda autour d’eux. Un sac de l’hôpital trônait sur la table plus loin. Ses effets personnels.  Elle était sans doute dedans, elle devait y être. Il pointa le sachet. « Non… non je ne veux rien.. Regarde… dans mes affaires, dans mon porte-monnaie il y a la carte de staff pour la cantine, vas te prendre un vrai petit déjeuner pour moi, d’accord. » l’informa-t-il avant de tourner la tête vers lui. C’était alors plus simple de sourire, il ne pouvait prendre soin de lui autrement que comme cela. Il l’embrassa à nouveau. « Je t’aime tu sais … » murmura-t-il contre ses lèvres et l’embrassa à  nouveau avec une expiration tremblante. « Va maintenant avant que je ne puisse plus te laisser partir » confessa-t-il avec un sourire timide.



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Elias A. Standford

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MessageSujet: Re: Kiss me to wash the pain away   Ven 25 Nov - 2:25

kiss me to wash the pain away

So far from all our dreams from what love means From you here next to me

Il avait besoin d’air. Il commençait à étouffer. Non ce n’était pas à cause de Jon, pas du tout. C’était sa poitrine qui se compressait sur elle-même et des sentiments opposés qui n’étaient pas d’accord. Evidemment qu’il ne voulait pas partir et le laisser, mais il fallait qu’il respire. « Si tu ne veux rien alors… » Il l’embrassa de nouveau et Elias sourit à sa déclaration. « Et je t’aime. » Il pressa de nouveau ses lèvres contre les siennes et se retira et se mettant debout pour aller chercher sa carte de cantine. « Je reviens vite. Toi tu ne bouges pas d’un pouce avant mon retour sinon ça va barder. » L’avertit-il en le menaçant avec la carte, faussement sérieux. Le brun lui accorda un dernier regard puis ouvrit la porte pour finalement sortir dans le couloir quelque peu bruyant malgré le matin.

Elias ferma la porte derrière lui en inspirant à moitié –toujours cet air dégoutant- et fit quelques pas pour poser son dos contre un mur, une main sur son visage. Il souffla doucement pour reprendre ses esprits. La peur retombait doucement, mais beaucoup plus lentement qu’il ne l’avait imaginé. Au fond, il savait qu’il ne serait soulagé que lorsque l’enquête sera classée et que Jon pourra de nouveau marcher sur ses deux pieds, normalement. Et dieu seul savait que cela prendrait des mois et des mois. Elias avait ce problème de toujours imaginer le pire. Cela avec son hématophobie n’arrangeait rien et les deux venaient généralement ensemble. Comme il avait pu se forcer à imaginer des caisses de sang tout à l’heure, comme il se forçait sans réellement le vouloir à repasser son appel téléphonique avec Jon, les quelques mots qu’ils avaient échangés quand il l’avait vu, la vue du bâtiment en flammes, partiellement détruit. Chaque fois qu’il posait ses yeux sur son époux, il en voyait les conséquences sur son visage, ces plaies, le sang qui avait pu en couler. Et ça le rendait malade. Mais il était comme ça, toujours à s’imaginer le pire, à appuyer lui-même là où ça faisait mal. Il ne pouvait juste pas s’en empêcher et ça le dérangeait. Voilà pourquoi il avait eu envie de sortir. Ce n’était aucunement contre Jon, c’était juste lui qui avait du mal à se gérer.

Il fut tiré hors de ses pensées par la vibration de son téléphone dans sa poche arrière et se frotta le visage, essuyant quelques larmes sauvages. Il prit son téléphone et se mordit la lèvre. Merde. Ana. Il avait oublié de la rappeler. « Oui ? » fit-il une fois le portable à son oreille. Oui il avait oublié de l’appeler et elle le lui faisait bien remarquer. Elle avait cherché à en savoir plus hier soir après un message évasif de la part d’Elias qui avait promis de la rappeler. Ce qu’il avait oublié de faire. Alors elle rappelait pour prendre des nouvelles de Jon. « Ça va. Il est réveillé et conscient… Oui. Je pense que tu pourras venir le voir à partir de demain, le temps qu’il se repose. » « Ca va, Elias ? » Il hésita puis secoua la tête. « Oui oui ça va, je n’ai pas encore bu mon café c’est tout. » Sa gorge le démangeait, pas seulement par le manque de café mais aussi parce qu’elle était serrée. « Je lui dirais. Des bisous. » Il raccrocha et s’empressa de rejoindre la fameuse cantine avec la carte de son mari. Il ne prit qu’un café, la vérité étant qu’il n’avait pas très faim de toute manière et que vu la tête que ça t’irait dans les assiettes, non merci. Elias, précieux ? Oui, tout à fait.

Quand il fut de retour dans la chambre, il se força à sourire, pour Jon, son café à la main. Il fit son chemin jusqu’au sachet des affaires de Jon pour y remettre la carte. « Ana a appelé, elle voulait de tes nouvelles. Elle m’a dit qu’elle essaierait de passer demain ou après-demain. » Il fronça les sourcils et prit plutôt l’anneau se trouvant à l’intérieur entre ses doigts. Celui de Jon. Il lorgna un instant sur le sien toujours à son doigt puis orienta l’anneau pour y apercevoir leurs noms et la date. Elias tourna la tête vers Jon avec un sourire puis se rapprocha du lit pour revenir s’y assoir à son côté après avoir déposé son café sur la table à côté. « Jonathan Coyle… » Il prit délicatement sa main gauche dans la sienne et fit passer l’anneau autour de son annulaire avec lenteur tout en parlant, récitant ces mots qu’il avait appris et qu’il avait juré de ne pas briser. « Je te prends comme époux, de ce jour jusqu’au dernier jour du reste de ma vie que je veux passer avec toi. Je te promets dans le bon, comme dans le moins bon, de vivre à ton côté pour t’aimer et te chérir chaque jour qui passe, te supporter, mais t’aimer encore dans la richesse ou la pauvreté, la maladie ou l’adversité. Je jure de te rester fidèle pour toujours et je m’engage à toi librement et sans contrainte, car… car tu es mon tout, une partie de moi sans laquelle je ne saurais vivre. Je serais avec toi pour toujours malgré les maux et les vices, jusqu’à ce que la mort nous sépare… et même au-delà. » Elias renifla et leva son visage humide vers Jonathan. « Je te donne cet alliance en signe de ma fidélité et de mon amour éternel. » Il ne savait pas pourquoi il l’avait fait, pourquoi il avait de nouveau fait ses vœux à Jon. Peut-être pour se rappeler les moments de bonheur dans un présent assez sombre. Il se souvenait de chaque détail du jour où ils s’étaient mariés. Certainement un des plus beaux jours de sa vie, si ce n’est le plus beau en vérité. Il avait besoin de se rappeler qu’il lui avait promis qu’il serait avec lui qu’importe la vie et cela incluait des moments comme ceux d’hier et ceux à venir. Qu’il ne le lâchera pas, jamais, car pour Jon, Elias pouvait accomplir les pires choses qu’il soit si ça voulait dire qu’il serait heureux. Son amour pour lui était tel qu’à ses côtés il discernait les choses différemment et en perdait toute objectivité. Mais quel sentiment puissant que l’amour. Complexe et pourtant si simple. Le sien était inconditionnel et chaque moment, chaque toucher, chaque regard qu’il partageait avec son époux ne faisaient que faire battre son cœur un peu plus fort comme pour lui faire écouter et comprendre. Ecoute combien je t’aime, écoute comme il bat, pour toi et seulement toi, c’est mon corps qui te parle, ce n’est pas juste moi, c’est chaque molécule, cellule, atome de mon être qui t’aime en plus de mon âme et de mon essence. Ecoute comme il bat.

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MessageSujet: Re: Kiss me to wash the pain away   Mar 27 Déc - 5:13

Kiss me to wash the pain away


Elias & Jonathan


Il connaissait son époux assez pour voir son malaise. Elias détestait les hôpitaux, et tout ce qui allait avec. Il ne pouvait pas le blâmer. Pour de nombreuses personnes, un hôpital était le dernier stop, et non un stop intermédiaire, et il disait cela en travaillait dans un service dans ce même hôpital. C’était la vérité. Ils étaient dans la maison des charcutiers professionnels bien payés, et des diagnostiques pas toujours très positives. Après tout, aucun être de bonne santé n’irait volontairement s’allonger dans un de ces lits aux senteurs de détergents bon marché. Jonathan préférait se focaliser sur les bonnes choses. Cela ne lui servait à rien d’écouter ses peurs, ces échos qui lui venaient en flashs, bribes de mémoire qu’il n’accédait que partiellement. Elias était là, lui était en vie, fin de l’équation. Il grimaça discrètement quand le poids d’Elias quitta ses côtés. Il commençait à ressentir la chair et l’os maltraités par le béton quelques heures plus tôt. Il inspira grandement et se concentra sur Elias qui fouillait dans le sachet. Sa remarque lui arracha un sourire. « Promis, je ne bougerai pas, mon capitaine.» il fit un salut de deux doigts contre sa tempe et attendit que la porte ne se referme sur Elias pour perdre son sourire. Il n’avait pas de raison de le faire.

Au contraire, la douleur commençait à se réveiller, et il avait du mal à la gérer. Ce n’était pas la première fois qu’il se cassait quelque chose, mais les côtes, il aurait préféré ne pas se rappeler de cette douleur. Il se frotta sa jambe cassée, juste pour essayer de dissiper au moins une des sensations qu’il ressentait.  Mais cela n’aida pas vraiment.  Il inspira et expira en gémissant doucement, se le permettant car Elias n’était pas là. Son doigt trouva à l’aveugle le bouton pour avoir un peu de morphine. Une bonne dose de morphine. Il se mit un peu plus confortablement contre son oreiller, la tête légèrement en arrière et tenta tant bien que mal de gérer sa douleur. Il avait l’impression de sentir mille aiguilles chauffées à blanc le bercer simultanément dès qu’il essayait de respirer, ou dès que sa cage thoracique se levait ou s’abaissait. Il se lécha les lèvres, et sentit encore le goût de son mari sur ses lèvres. Il se concentra sur ça. Sur la sensation d’avoir ses lèvres contre les siennes, de sentir la rugosité de sa joue contre sa peau. Son odeur, tout ce qui faisait qu’il avait quelqu’un qu’il pouvait considérer comme chez soi. Il y avait sa sœur bien sûr, son père,  mais ils n’étaient pas des personnes sur lesquelles il s’appuyait entièrement. Du moins, plus concernant son père. Il savait qu’il avait fait ce qu’il avait pu pour lui, mais au fond, il savait qu’il le tenait responsable pour devoir changer de vie, pour le scandale, pour être avec un homme. Sa sœur, il était son roc, il la protégeait, comme il le pouvait, mais maintenant, maintenant il en était incapable, pas dans son état, il devait s’abandonner à quelqu’un, faire confiance à quelqu’un pour pouvoir guérir. Il savait que cela était une lourde responsabilité, une demande qu’il n’osait même pas formuler complètement dans sa tête. Si cela ne tenait qu’à lui, il irait dans un centre de rééducation, loin d’Elias, pour ne pas lui imposer cela, mais cela aurait été une insulte. Tout irait bien, une fois qu’il serait chez eux, leur routine reviendrait, il apprendrait à gérer la douleur, elle diminuerait, elle s’effacerait, comme tout ceci.

Il ouvrit les yeux quand il entendit la porte s’ouvrir, croyant d’abord qu’Elias revenait, mais en fait , c’était une infirmière qui lui apportait le petit déjeuner, ses médicaments, prit ses constantes et l’informa elle-même de où il en était et de quand le médecin passerait. Il remercia l’infirmière et regarda son plateau repas. Il consentit à prendre la compote de pommes et alluma la télévision pendant qu’il mangeait doucement sa compote en attendant qu’Elias revienne. Bien sûr toutes les chaines parlaient de l’explosion, des victimes, cela donnait un autre regard de la chose à Jonathan. Il avait eu de la chance, sacrément beaucoup de chance, il le réalisait maintenant, il aurait pu mourir, il aurait pu laisser derrière lui toutes les personnes qui l’aimait, cela aurait été cruel. Il en avait la gorge qui se serrait à penser à Elias devant son cercueil, cela lui faisait mal, un pincement au cœur extrêmement douloureux. Il s’en sentait fautif, parce qu’il savait que sa moitié, que sa sœur même, auraient du mal à continuer, à se redresser. Il changea de chaine, quand la porte s’ouvrit à nouveau, le téléachat, cela ne faisait pas de mal et posa sa compote sur le plateau. Il sourit à Elias quand il le vit à nouveau, seulement un café en main.  « C’est gentil de sa part. Pas sûr cependant, que je sois de bonne  -  compagnie.» répondit-il. « Est-ce qu’ils ont.. . avertis ma famille ? Mon père, ma sœur…. Ou est-ce que tu les as appelé ?.»  Peut-être était-ce déjà fait et Milan était sans doute en service, et son père … au fond il espérait qu’un évènement de ce genre le ferait venir, il restait son père après tout. Ses pensées lui donnèrent légèrement la nausée. Il sentait ce qu’il venait d’avaler vouloir remonter et déglutit dans le but que cela n’arrive pas, parce qu’il appréhendait la douleur résiduelle qui arriverait avec ce réflexe de haut-le-cœur.

Et alors qu’il replongeait dans sa gestion personnelle, comme souvent depuis qu’il connaissait Elias, ce dernier le surprit. Il lui passa son anneau autour de son annulaire et réaffirma ses vœux, réaffirma qu’il était sien, autant que lui était sien. Jonathan le regarda avec une intense tendresse, ce regard qu’on réserve uniquement pour l’être cher, celui qu’on aime profondément. Il avait les larmes aux yeux, et ouvrit la bouche pour lui répondre, mais son cerveau lui fit défaut. Il se rappelait de la journée, de ce moment, de ce qu’Elias avait dit, il se rappelait de ce qu’il avait dit, mais il ne pouvait plus le sortir. C’était sans doute sa commotion, ses souvenirs étaient confus, et sa mémoire quelque peu vague sur d’anciens souvenirs, comme des récents d’ailleurs. Il déglutit il ferma la bouche, il ne voulait pas lui montrer. Une larme coula le long de sa joue. Son cauchemar était bien qu’Elias se détourne de lui, le voir partir avait été une des choses les plus incompréhensibles et cruelles dans son cauchemar. Il ne savait plus vraiment que c’était la réalité, les évènements de la veille étaient réellement un écran de fumée où il ne distinguait plus grand-chose. « Oh Elias…  »  Il lui caressa la joue, pour lui sécher ses larmes. Il sentait le poids de l’anneau à son doigt, et se sentit un peu plus lui-même. Elias avait toujours su comment effacer ses pensées noires et ses doutes, la majeure partie du temps du moins. Il poussa le plateau et demanda à Elias de revenir là où il était avant de partir. Seulement cette fois, il le prit réellement dans ses bras, l’enveloppant délicatement contre lui. « Je suis désolé que tu ais à vivre cela, mais je ne compte aller nulle part sans toi. Merci … pour ces mots… j’avais besoin de les entendre.  » murmura-t-il contre son oreille avant de baiser sa joue. Il posa sa tempe contre l’épaule d’Elias, et dut prendre un instant pour ne pas perdre connaissance, parce qu’autant bouger, et sentir la douleur lacérante à chaque fois, c’était difficile à gérer, surtout dans un moment pareil. Il serra les dents et de ses poings la chemise d’Elias en attendant que ça passe ou du moins que cela s’estompe assez pour en reprendre le dessus.
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