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 #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere

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MessageSujet: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Sam 5 Mar - 23:02



Feel it coming in the air, and the screams from everywhere

Δ Sujet commun n°1
Sujet ouvert à tous  

C'est une journée normale au commissariat du 21eme district de Chicago. Le bal des policiers et des prévenus s'effectue à son rythme habituel tandis que le sergent à l'air revêche au comptoir veille au grain et tâche de faire régner l'ordre à l'accueil. Nous sommes sur les coups de onze heures du matin quand une violente explosion secoue le bâtiment. Fortement ébranlé, une partie du bâtiment s'effondre en laissant s'échapper un épais nuage de poussière. Débute alors le bal des sirènes, celles des camions de pompiers qui amènent les soldats du feu venant porter secours aux blessés et maîtriser les flammes, celles des voitures de police dépêchées en urgence pour venir en aide à leurs collègues mais aussi pour dégager la circulation pour faciliter le transport des blessés vers les hôpitaux, éviter aux journalistes d'empêcher le bon déroulement des opérations. Mais avec tout cela il y a aussi les criminels enfermés en cellule qui se retrouvent libérés suite à l'explosion, certains prennent la fuite d'autres veulent régler leurs comptes avec les policiers qui les ont attrapés le tout venant compliquer davantage une situation déjà complexe.

Quel que ce soit votre personnage vous pouvez jouer une victime qui se trouvait dans le commissariat au moment de l'explosion ou arriver après pour porter secours ou aider.
Vous pouvez dès à présent poster à la suite de ce sujet.  



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Leith J. Murphy
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Mer 9 Mar - 23:02

Leith marchait tranquillement dans une des rues du Loop, après avoir déposé son second fils Cameron à son entraînement de basket. L’urgentiste avait profité de l’occasion pour passer un peu de temps avec lui, de faire quelques emplettes avec l’acquisition d’une nouvelle paire de chaussures pour la pratique de son sport préféré et c’est en suivant les désirs de l’adolescent qu’ils avaient trouvé refuge dans un Starbucks du côté de l’est de la vie non loin de la dernière boutique visitée. Cela faisait déjà plusieurs jours que le rendez-vous avait été pris et en sacrifiant une heure ou deux de sommeil, l’écossais avait pu tenir son engagement. Ayant encore un peu de temps devant lui avant de devoir prendre le métro pour rejoindre le nord de la ville et l’hôpital où il travaillait, l’écossais se mit en quête d’un magasin de jeux vidéos pour dégoter une des figurines Skylanders vivement espérée par Aileen pour son anniversaire. Pour une fois qu’il avait l’occasion de pouvoir chercher et se promener en centre ville, Leith était bien décidé à éviter de passer par la case commande sur Internet. Pour peu qu’il se trompe de modèle en cliquant au mauvais endroit ou qu’il ne reçoive pas le bon, au moins en vitrine il serait sûr de choisir le bon. Les pas du médecin le menèrent à proximité du commissariat où l’application Google Maps indiquait une boutique gaming non loin. En voyant l’enseigne au loin, Leith rangea son téléphone dans la poche intérieure de sa veste. Moins de cinq secondes plus tard, un bruit assourdissant retentit et le médecin se sentit violemment projeté au sol. La rue se retrouva plongée dans un épais nuage de poussière et de fumée. Après le bruit, un glaçant silence s’empara des lieux pendant plusieurs secondes avant que des cris viennent le remplacer. Sonné, il fallut un moment à l’urgentiste pour qu’il puisse bouger et tenter de se relever. Il bascula sur le côté et se redressa. Ses oreilles témoignaient d’un méchant acouphène et la poussière le fit tousser mais au moins il avait l’air entier. Des personnes courraient dans tous les sens certaines manquant de lui marcher dessus. Le médecin se releva doucement, il vacilla en se sentant pris d’un vertige mais celui-ci passa rapidement. L’écossais vit que la source de tout ce trouble provenait du commissariat. Il jura en écossais quelque chose commençant par bloody en voyant une partie de la façade effondrée. Le père de famille eut du mal à en croire ses yeux. Il songea un moment à cauchemar mais au fond de lui il savait que ce n’en était pas un. Mais que s’était-il donc passé ? Les questions commençaient à affluer mais cela n’aiderait pas. Il fallait qu’il se rende utile, il pouvait faire quelque chose ici. Naturellement il se dirigea vers le bâtiment, reprit ses esprits et entreprit de faire ce qu’il savait faire pour aider les premières victimes. Le médecin s’arrêta près d’un blessé, un homme ayant pas mal de sang qui avait coulé le long de son visage. Leith l’aida à venir s’asseoir contre une des voitures dans la rue. Il se présenta rapidement, indiquant qu’il était médecin et qu’il allait jeter un oeil à sa blessure. Tout en se faisant, Leith sortit son téléphone portable et composa le 911. Ses mains tremblaient légèrement, il n’arrivait pas croire ce qu’il allait dire à la standardiste qui allait recevoir son appel. « 911, quelle est votre urgence ? » dit une voix masculine, comme quoi les préjugés ont la vie dure. « Je suis le docteur Leith Murphy, je travaille aux urgences du Mémorial, il vient d’y avoir une… Explosion au commissariat. Il y a beaucoup de victimes je ne peux pas dire combien, une partie du bâtiment s'est effondré »   expliqua le médecin en hurlant presque dans le combiné à cause de ses acouphènes. « On est au courant Docteur Murphy, les renforts sont en route, vous êtes blessé ? » « Non non, ça va »   répondit l'urgentiste sans avoir véritablement pris soin de faire un auto check-up « Bien, comme vous êtes le premier médecin qu'on a en ligne, vous allez devoir gérer la situation en attendant l'arrivée des secours, on passe votre numéro en prioritaire, gardez votre téléphone sur vous, n'hésitez pas à rappeler pour nous signaler toute évolution de la situation, bon courage Docteur Murphy » « Euh... Merci... » répondit le médecin en sentant que sa journée allait être extrêmement longue et qu'elle ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Jeu 10 Mar - 14:58

Il en était déjà à son troisième café de la matinée lorsqu'il regardait pour la énième fois ce dossier. Il avait parcouru les pages de ce dernier encore et encore depuis la veille et il ne parvenait toujours pas à trouver ce qu'ils avaient pu manquer. Un détail qui aurait du leur sauter aux yeux restait introuvable et ça commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Malcolm n'aimait pas savoir qu'un type était dehors, libre de pouvoir continuer à faire ce qu'il voulait parce que pour le moment ils étaient incapables de le confondre de façon implacable devant un juge. Après plus de trente ans passés dans les forces de l'ordre, il ne s'était toujours pas fait à ce genre de choses. A voir combien parfois l'Homme pouvait être un ramassis de pourriture sans nom, capable du pire comme du meilleur bien sûr mais surtout du pire ces dernières années et quelque chose lui disait que le pire n'était pas encore arrivé. Ce qui comme toujours lui faisait penser à ses filles. Lui avait de la chance de toujours les avoir, contrairement à d'autres parents et voilà une bonne partie de ce qui continuait à toujours le motiver à faire son boulot à 200% malgré toutes ces années. Il voulait pouvoir atteindre la retraite d'ici quelques années en se disant qu'il aurait fait son possible pour éviter à d'autres de ne pas avoir à croiser son chemin un jour, sur le pas d'une porte ou ici, pour leur annoncer la mauvaise nouvelle. L'autre partie la plus difficile à gérer avec la paperasse qui n'en finissait jamais. Soupirant longuement, il attrapa sa tasse sur son bureau, la portant à ses lèvres seulement pour s'apercevoir qu'il l'avait déjà vidée. Poussant un léger grognement d'exaspération, le policier se levait de son bureau pour aller se resservir un autre café en salle de repos. En s'y rendant, il consulta rapidement son portable, voyant un message de son aînée qui lui annonçait qu'elle passerait ce week-end à la maison. La perspective de pouvoir passer un peu de temps en famille le fit sourire et il s'empressa de répondre avant de ranger son téléphone dans la poche de son jean, déposant la tasse sur le comptoir pour attraper la poignée de la cafetière. C'est à ce moment là que l'explosion se produisit. Un bruit de tous les diables, les murs qui tremblent et les vitres qui éclatent en milles morceaux. Par réflexe, il eut le temps de se protéger le visage des bris de verre qui lui arrivèrent dessus la seconde d'après mais il ne pu éviter de se cogner la tête contre le placard devant lequel il se tenait. Il tomba en arrière et heurta le sol violemment. Quelques secondes ou peut-être deux minutes s'écoulèrent avant qu'il ne puisse rouvrir les yeux et bouger à nouveau. Une explosion. Il en mettrait sa main à couper, le bruit était reconnaissable et aussitôt, il tenta de se relever mais s'en trouva incapable. Le choc de l'explosion. Il inspira un bon coup, tentant de se remettre sur pieds les yeux fermés pour compenser son équilibre branlant du au bourdonnement dans ses oreilles et une fois parvenu à le faire, il sortit de la salle de repos pour se diriger vers le lieu de l'explosion. Autant vous dire que c'était la panique dans le commissariat, entre ceux qui tentaient d'aider les personnes présentes, les corps de ceux touchés de plein fouet par ce qui venait de se passer et bien sûr, les prévenus qui voulaient en profiter. « On doit faire l'inventaire de qui est présent. Aussi bien pour nos gars que ceux qu'on a coffrer. Les secours ne vont plus tarder. Hey! Je sais qu'on est tous sous le choc mais on doit se bouger. McLaren emmènes les nouveaux pour voir qui manque à l'appel. » finit-il par dire, tirant certains de ses collègues de leur apathie. Ce qui venait de se passer était horrible et il faudrait enquêter sur ça en plus du reste mais pour le moment, leur priorité était de s'assurer que les personnes présentes étaient prises en charge et surtout que les criminels ne se fassent pas la malle, profitant de l'occasion pour glisser entre leurs mailles.
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Jeu 10 Mar - 20:24


Je dois être maudite. Mais vraiment. Si ça continue comme ça, je vais vraiment finir par croire que le sort s’abat sur ma personne. Quoi que, la prochaine fois, je suis même pas sûre d’être en bon état pour penser à quoi que ce soit, si ça continue comme ça. Il y a une semaine, je ne pouvais pas bouger de mon appartement à cause de ma blessure. Mais maintenant ça va un peu mieux, et il y a quelques jours, on m’a conseillé d’aller marcher un peu afin de faire de l’exercice et de ne pas me laisser abattre par ma cicatrice. Depuis ce jour là, je revivais ! C’était absolument génial de pouvoir sortir de nouveau et marcher un peu pendant une petite demie heure. Pas plus, car sinon la douleur se faisait un peu trop ressentir à mon gout, mais c’était déjà bien mieux que rien.
Aujourd’hui, je m’étais décidée à aller rendre visite à mes collègues. Ça me manquait de ne plus voir mon lieu de boulot, et puis eux aussi me manquaient beaucoup. Puis je me suis dit que ça leur fera la surprise, et j’étais certaine qu’ils seraient contents de me voir. Alors j’avais pris ma veste, mon sac, et j’avais commencé à faire le chemin à pieds, étant partie un peu plus tôt. Ça me ferait une petite promenade matinale, au moins ! Je préférais ça plutôt que de prendre les transports en commun, qui seraient bien trop risqués pour ma cicatrice.
En arrivant devant ce bâtiment qui m’est si familier, j’affiche un grand sourire. Je ne peux m’empêcher de m’attarder sur son architecture, pourtant plutôt banale, avant de finalement m’avancer pour rentrer. Je traverse tranquillement le hall, venant alors saluer la plupart de mes collègues et surtout amis, discutant un bon moment avec eux. Ils demandent de mes nouvelles, je demande des leurs. Grand sourire jusqu’aux oreilles, je suis vraiment contente de revoir tout ce petit monde. Cela me fait beaucoup de bien.
Après avoir un peu parlé avec tout le monde, je me dirige vers les bureaux, et ouvre le mien grâce à mes clés, ressentant cette sensation bizarre de retrouver cet endroit, comme si cela faisait des décennies que je n’étais plus venue. J’allais en profiter pour récupérer quelques dossiers, et les remplir à la maison si je le pouvais. Au moins, ça m’aiderait à passer le temps. Assise à ma chaise afin de reposer un peu ma plaie, je fouille dans les tiroirs pour tenter de les retrouver, mais je ne vais pas bien loin dans mes recherches. Un bruit assourdissant retentit, accompagné par un tremblement monstrueux. Je suis projetée à terre, poussant un cri de frayeur, la chaise n’ayant pas tenu le coup tandis que la vitre vole en éclat. Et pas que la vitre d’ailleurs. Le bâtiment s’ébranle, et je me protège tant bien que mal pour éviter de recevoir trop de débris. Je n’échappe pas à certains, mais quand je vois le plafond commencer à s’effondrer je panique. Par reflex, je me recroqueville sur moi même et me réfugie sous mon bureau, situé dans le coin de la pièce, qui est moins susceptible à s’écrouler. Et je semble viser juste, car je me retrouve coincée là, dans un périmètre de bien moins d’un mètre carré dans lequel j’ai peine à tenir sans que cela ne me fasse mal, mais au moins je ne suis pas touchée. J’ouvre mes yeux larmoyants (émotions dues au choc, certainement) et découvre que je me trouve dans une pénombre assez inquiétante. J’essaye de remettre mes esprits en place. Une explosion, ça ne pouvait être que ça. Je suis coincée derrière les débris, mais mes blessures sont toutefois superficielles : Quelques éclats de verre avaient réussi à me faire saigner par ci et par là, mais rien de bien inquiétant. Ce qui m’alarmait davantage, c’était ma cicatrice qui me faisait un mal de chien. J’entends du mouvement depuis mon espace fermé où ne passait pas beaucoup de lumière à cause des décombres. « Eh ! Ici ! Je suis là !  » J’appelle à l’aide, d’une voix étouffée par des sanglots paniqués, espérant qu’une bonne âme passe par ici pour venir m’aider. L'odeur de la fumée qui parvenait à mes narines ne me rassurait guère, et je sentais la chaleur s'approcher, ce qui amplifiait mes larmes et mes angoisses. « C’est Sharell, lieutenant Murphy ! Je suis coincée ! » Ma respiration se fait irrégulière, à cause de l’affolement, mais j’espère sincèrement que quelqu’un m’ai entendue. Encore une fois, j’avais mal choisi mon jour…
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Jeu 10 Mar - 22:53


RP Commun
Feel it coming in the air, and the screams from everywhere

Cette nouvelle journée, annonçait une nouvelle garde, depuis trois heures maintenant je me trouvais à la caserne en compagnie de l’équipe des secours que je dirigeais, mais également les pompiers de l’échelle et les deux ambulancières. La journée semblait être calme, trois heures et aucun appel pour le moment, mais ce n’était pas le moment que je pense à cela, je ne ferais qu’apporter la malchance. Assis sur la table de la cuisine, entouré de mes hommes, on se retrouvait comme souvent, avec des cartes en mains, aujourd’hui on avait opté pour une partie de poker. Une partie où quelques pompiers de l’équipe de l’échelle était venu participer, c’était bien l’une des rare fois où on était aussi nombreux à y participer, mais on ne s’en plaignait pas, puisque depuis facilement une bonne demi-heure, voir même trois-quarts d’heure on n’arrêtait pas de rigoler, de faire les cons. « Stop, écoutez ! » Nos regards s’étaient dirigé vers le plus ancien de nous tous, assis sur le canapé, devant la télévision, il montait le son de celle-ci, comme bien souvent c’était la chaine d’information qu’il était en train de regarder, mais les nouvelles du journal concernaient Chicago. « Peu après onze heures une explosion c’est faite entendre au 21e District de Chicago, nous ignorons pour le moment qu’est-ce qu’il s’est réellement passé, tout comme nous ne connaissons pas le bilan de ce drame… » « Echelle 81, secours 3, ambulance 61, explosion au 21e District à l’Est de Chicago. » Cette journée qui s’annonçait pourtant si calme, devenait aujourd’hui un véritable cauchemar, on avait aucune idée de ce qu’il s’était réellement passé, prenant les informations en cours de route, toujours autant étonné que les médias soient sur place avant même que l’on ne soit avertis, mais l’appel était désormais lancé. Les cartes étaient jetées en même temps sur la table, tous sans exception étions en train de courir vers les camions.

Le trajet avait été à mes yeux interminable, j’avais la sensation que jamais on ne finirait par arriver au commissariat, j’avais surtout envie de croire que les images que l’on avait vu à la télévision étaient tout simplement mon imagination, que rien de tout cela n’était vrai. Mais pourtant il n’y avait rien de plus réel que cette explosion, la fumée qui s’échappait du bâtiment ne laissait aucun doute, tout comme la foule à l’extérieur, sans oublier ceux qui essayer de quitter les lieux dans la panique, certains se poussant les uns aux autres. Mon casque sur ma tête, j’ouvrais la porte du camion, descendant de celui-ci à peine à l’arrêt, la première seconde était là uniquement pour constater les dégâts pour voir en vrai ce que l’on avait pu apercevoir sur l’écran de la télévision. « Préparez l’aérienne ! » Tournait vers l’échelle, ils ne tardaient pas de temps à mettre en place la grande échelle, pendant qu’ils allaient s’occuper d’évacuer un maximum de personne au rez-de-chaussée, on allait devoir s’occuper de l’étage, secourir un autant de blessés que possible, maitriser le feu qu’il y avait. Je tournais ma tête sur le côté, apercevant à quelques mètres Leith, qui s’occupait d’une personne, j’étais rassuré de le voir ainsi, tout comme j’étais rassuré de savoir que Sharell était chez elle, qu’à la suite de son accident elle était en repos forcé. « Leith comment tu vas ? » Il semblait comme beaucoup de monde ici, sonné par ce qu’il venait de se passer, mais à première vue physiquement tout semblait aller, je détournais mon regard de lui quelques instants, observant l’aérienne bientôt mise en place avant de reprendre. « L’échelle va s’occuper du rez-de-chaussée et les secours de l’étage, Maxim et Sacha sont là pour t’aider, d’autres ambulances ne devraient pas tarder d’arriver. » Il n’était pas nécessaire que je lui précise les tâches qu’allaient accomplir chaque équipe, mais par réflexe ou pas habitude je les lui avais données, tout comme je lui avais annoncé les renforts de nos deux ambulancières et de celles à venir. J’attrapais la bouteille d’oxygène que l’un de mes hommes venait de me passer, passant celle-ci dans mon dos, tenant grâce aux lanières qui entouraient mes épaules.
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Leith J. Murphy
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Dim 20 Mar - 22:36

Leith ne s'attarda pas longtemps auprès du premier blessé qu'il venait de rencontrer. Il lui prodigua les premiers soins et se trouva un peu expéditif dans sa manière de le rassurer malheureusement l'écossais ne pouvait pas s'attarder auprès de lui. Il y avait de nombreuses victimes qui avaient peut-être davantage besoin de son aide. Bon sang mais que s'était-il passé ? Tout en jetant un oeil derrière lui de temps en temps, Leith voyait des policiers sortir du commissariat par ce qui semblait avoir été l'entrée principale mais avec le nuage de fumée qui était encore présent dans la rue, il n'en était pas très sûr. Parmi les blessés, il y avait des gens suffisamment peu blessés et secoués pour avoir le réflexe de sortir leur téléphone portable et filmer le lieu de l'explosion, les blessés et tout ce qui pouvait se passer sur place. Le monde était-il devenu fous ? Marchaient-ils tous sur la tête en brandissant leurs appareils ainsi au lieu d'aider la personne qui se trouvait à côté d'eux. C'était sordide de voir cet homme d'une vingtaine d'années prendre en vidéo le corps mutilé sans vie d'un autre homme. Fort heureusement, tous n'étaient pas comme ça Il n'y avait pas totalement matière à perdre foi en l'humanité.

Leith vînt en aide à un policier blessé qui venait de sortir des décombres grâce à l'aide d'un collègue. Les deux hommes vêtus chemises bleues étaient sans doute des patrouilleurs et cela fit penser à l'écossais qu'il connaissait des gens dans ce commissariat. Il y avait le couple Cobb, des amis de longue date. Il songea quelques instants à demander aux deux hommes s'ils avaient aperçu l'un des deux ou même à leur envoyer un rapide sms pour prendre de leurs nouvelles mais les lignes devaient être saturées et cela ne leur viendrait pas beaucoup en aide s'ils étaient coincés. Néanmoins, à présent que cela lui était venu en tête, Leith ne put plus en démordre. Aussi, quand il eut fini avec l'agent Johnson et qu'il lui ait indiqué un endroit où se reposer en attendant les secours, l'urgentiste prit son portable et composa tout de même un bref sms à l'adresse de Malcolm.  "Salut Malcolm, j'ai vu l'explosion au commissariat, j'espère que Rhiannon et toi allez bien et que vous êtes en sécurité. Je file un coup de main en attendant l'arrivée des secours. Leith." Et il n'y avait pas que les Cobb qui bossaient dans cet établissement et que l'écossais connaissait. Parmi eux, il y avait en effet sa soeur, qui travaillait au département scientifique. Fort heureusement, Sharell était en convalescence et elle devait se trouver à plusieurs kilomètres des évènements.

Après un temps qui lui parut passer comme une éternité mais qui en réalité ne fut pas si long que cela, l'urgentiste perçut enfin le son des sirènes hurlantes des secours. Le vacarme produit indiquait que les renforts arrivaient en nombre. Les pompiers furent les premiers sur les lieux et après avoir croisés les visages de nombreux inconnus, une tête familière vînt à la rencontre du médecin. Savoir que Jayce était à présent de la partie fit du bien au moral de l'écossais. Il se sentit un peu moins seul même s'il n'était pas dit que les deux hommes allaient beaucoup se voir au cours des prochaines heures. Sa simple présence était rassurante.   « ça va, ça va »   répéta Leith à la fois pour rassurer son ami et se rassurer lui-même. Il avait quelques égratignures au visage et ses oreilles étaient toujours sous le coup des acouphènes mais comparé aux victimes qui l'entouraient il était très en forme. Il hocha la tête uand le soldat du feu l'informa que deux ambulancières, Maxim et Sacha n'allaient pas tarder à le rejoindre.   « Merci. Je ne sais pas combien il y a de victimes mais les deux flics que j'ai croisé tout à l'heure avaient l'air de dire qu'il y avait du monde à l'intérieur quand ça s'est passé.  Il y a des gens bloqués un peu partout »   Cela n'était pas de bonne augure mais quand ces conditions, mieux valait délivrer toutes les informations qu'on avait à sa disposition «  Bon courage! »   lança le médecin avant d'aller retrouver Maxim et Sacha et les aider à mettre en place une zone de triage en fonction de l'état de gravité des blessures des victimes qu'ils allaient devoir soigner.
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Mar 29 Mar - 0:45

Les pneus crissèrent et le bus s’arrêta brutalement au feu rouge. La fille dans le bus se cogna contre la rambarde en métal. Elle pinça les lèvres et mordit sa langue, le goût métallique envahit sa bouche. Elle reprit son équilibre, serrant ses doigts autour du métal froid. Le feu repassa au vert cinq secondes après l’arrêt du bus. Le moteur ronfla et cracha, et l’appareil s’arracha au goudron, une voiture doubla par la droite en klaxonnant. La ville était une horde sauvage et bruyante, caractérisée par les sons, les odeurs, l’identité formelle de la rue était aliénée par l’environnement sensoriel. L’état sauvage de l’homme culturel se déversait dans l’espace public, l’égoïsme social et l’ignorance de l’autre se cristallisait dans l’espace du bus et du métro. Les gens s’y entassaient par dix au mètre carré, il y avait des crachats sur le sol et des chewing-gum collés sur les barres de métal. Ils poussaient leurs coudes dans les côtes, dans le dos et dans le ventre des êtres informes qui ressemblaient vaguement à des humains. Quand ils disaient pardon, ils ne disaient pas, pardon, excusez moi de vous déranger, ils disaient avec dédain, dégage de mon chemin. L’homme était paradoxal, ils s’entassaient par millier dans des villes, plus ils étaient nombreux, plus ils devenaient ignorants du monde autour d’eux. Ce qui n’avait pas d’intérêt immédiat disparaissait dans un flou informel, l’ego et la conscience individuelle se repaissait d’auto satisfaction et d’ignorance.

Le bus s’arrêta de nouveau, la rue se déversa à travers les portes, des taches poivres et sel parsemaient une mer de costumes noirs, une odeur de tabac froid s’accrochait aux vêtements troués et rapiécés d’une vieille femme qui traînait un sac rempli de croquettes pour chat. L’odeur agressa ses narines, elle bloqua sa respiration et couvrit son nez avec la manche de son pull, ses cheveux retombèrent sur son visage, le rouge trancha sur le blanc de sa peau, personne ne sembla remarquer le malaise, tout le monde ignorait son mal être. Ses yeux volèrent vers les portes encore ouvertes, elle se glissa entre la masse des corps chauds et lourds et descendit sur le trottoir. Elle marcha le long de la route, l’air frais l’aidait à respirer, la voie du bus qu’elle suivait l’amena devant le commissariat, elle se trouvait à quelques mètres seulement de là quand le bâtiment vola en éclat. La détonation puissante la projeta au sol. Tout fut noir pendant un long moment, puis elle ouvrit les yeux. Elle bougea prudemment, faisant un inventaire corporel, à part la douleur dans ses oreilles et à la tête, une surdité temporaire, et quelques bleus provoqué par le choc et la chute, elle allait physiquement bien. Elle se releva, observant autour d’elle la rue remplie de fumée, de cendres et de gravats. Une odeur de brûlé et de monoxyde irritait son nez, elle couvrit sa bouche et ses narines avec l’écharpe qu’elle portait autour du cou. Elle avança, en état de choc, des gens couraient et criaient autour d’elle, au loin on entendait les sirènes des pompiers et des ambulances. Elle leva les yeux et vit la façade effondrée du commissariat. Qu’est-ce qui s’était passé ?
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Ven 1 Avr - 19:31


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Si j’avais apporté à Leith l’information qu’il allait avoir l’aide des ambulancières de la caserne dans laquelle je travaillais, celui-ci avait eu pour réponse, les dires qu’il avait entendu peu après l’explosion et cela n’affichait rien de bon. Chicago venait d’être sévèrement touché, cette intervention allait prendre probablement une grande partie de la journée, si ce n’est pas la totalité de la journée, il suffisait de regarder la façade du district pour comprendre l’étendue des dégâts. Les personnes légèrement blessées ayant eu la chance de s’en sortir, sortait comme ils le pouvaient du bâtiment en courant, certains rapidement suivis par des policiers, l’évènement du jour annonçant les prévenus présents ici même. « Bon courage à toi aussi ! » Si je ne doutais pas un seul instant qu’une fois à l’intérieur les choses allaient être très peu agréable à voir, mais l’extérieur n’était guère plus joli, je n’enviais pas les ambulancières comme Leith et les médecins sur place pour prendre place au triage. Je m’éloignais du médecin urgentiste pour me rendre vers le camion, attrapant le hooligan en même temps, je prenais place sur l’échelle. L’aérienne avait été mise en place juste avant sous mes ordres, derrière moi suivait le reste des secours, l’échelle s’occupait de l’entrée du bâtiment, une partie à l’intérieur, alors que la seconde retirait un maximum de débris pour permettre un meilleur passage.

Dans le feu de l’action, on n’avait pas vraiment le temps de réaliser ce qu’il se passait vraiment, tout comme on prenait le risque qu’une deuxième bombe soit présente, les dégâts à l’intérieur du bâtiment, on avait pas le temps d’y prêter attention, à peine le pied posait au sol, que l’on apercevait déjà de nombreuses personnes blessées, chacun à degrés différents. Je laissais mes hommes s’occuper des premiers blessés, les sortir d’ici en repassant par l’échelle, alors que j’avançais avec l’un de mes hommes. Vers chaque partie de gravas que l’on voyait, on s’approchait en parlant fortement, annonçant la présence des pompiers, demandant de se signaler, bien qu’en enlevant les gravas on était pas à l’abris de retrouver une personne n’ayant pas survécu à cette explosion. « Un lieutenant est coincé là-bas ! » Mon regard se posait sur la personne à côté de qui j’étais, son bras passant derrière ma nuque, ma main dans son dos, l’aidant à marcher, j’interpelais l’un des pompiers passant près de nous, lui demandant de prendre ma place, permettre à la victime que l’on avait de se retrouver à l’extérieur entre les mains des médecins et des ambulancières. « C’est les pompiers, il y a quelqu’un ? » J’avais l’espoir que le lieutenant se trouvant juste en dessous, soit conscient ou consciente, alors que je m’occupais des premiers gravas afin de commencer à dégager le chemin, me permettre d’avoir un accès vers la personne se trouvant en dessous.
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Jonathan E. Coyle
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Lun 4 Avr - 3:17


   
   


   
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Sa journée n’avait rien d’extraordinaire. Il avait commencé son service, et savait qu’il avait certains rendez-vous avec des patients dont il assurait le suivi post- sortie. Dans la matinée, on l’appela pour qu’il fasse une évaluation d’un suspect qu’on avait arrêté le matin même. Il avait assuré pouvoir passer au commissariat en question dans l’après-midi. Ce n’était pas rare pour lui de faire des consultations de ce type. Après tout il avait suivi une formation en psychologie criminelle pour pouvoir faire ce genre de consultations. Il avait donc pris congé de son bureau à l’hôpital pour prendre vers l’est, vers le commissariat d’où provenait la demande. Y arriver était facile, pas trop de trafique, arrêt à la réception, dirigé vers l’enquêteur en charge, petite discussion pour être briefé. C’était d’un banal usuel, ces choses qui normalement ne s’ancrent pas à la mémoire, parce qu’on y prête pas attention. Après sa conversation avec l’enquêteur, il entra dans la salle d’interrogatoire où se trouvait une femme ayant la quarantaine. Elle était suspecte dans la mort d’un voisin. D’après l’inspecteur, elle semblait être frappée de démence. Son job était donc de voir si cela s’avérait, et si elle était consciente de ses actes  ou non. Il s’assit en face d’elle avec un sourire. Les premières secondes étaient cruciales. Il fallait établir la confiance et une communication avec l’autre. Jonathan avait du mal à le faire, la femme étant peu réceptive à ses tentatives de communication. Mais même les silences en disaient long sur ce qui se passait dans l’esprit d’un être humain. Jonathan savait voir ce que d’autres ne pouvaient pas voir. Il en vint à conclure que cette femme était probablement schizophrène paranoïaque. La manière comment elle se tenait, regardait autour d’elle, et murmurait pour ne pas être entendu, le laissait penser cela. Bien sûr, il fallait plus de tests, et les symptômes de la schizophrénie pouvaient aussi renvoyer à d’autres pathologies.

Il nota religieusement et soigneusement ce qu’il voyait sur son carnet, tout en posant des questions, différentes à chaque fois, dans le but de soliciter des réponses. Et il y arrivait.  Et puis…ce fut le trou noir. Une fraction de seconde, il y sentit un souffle, son corps étant projeté comme une marionnette et puis plus rien. Quand il reprit conscience, la première chose qui s’imposa à lui, c’était un sifflement sourd dans ses oreilles, un sifflement qui le rendait nauséeux. Il avait une impression de tourner et tomber en même temps. Il gémit et grimaça. La deuxième chose qu’il fit, fut d’ouvrir les yeux. Sa vision était trouble, avec ses oreilles qui sifflaient, il avait une impression d’être sourd. Il toussa et grimaça à nouveau quand le geste brusque envoya des ondes de choc dans toute sa cage thoracique. La douleur…elle se réveilla alors comme un volcan dont l’irruption n’était pas programmée. Elle arracha un râle à Jonathan qui tenta alors de bouger, mais sentit qu’il ne pouvait pas.  La panique eut raison de lui l’espace de quelques secondes, car son esprit avait encore du mal à comprendre ce qui se passait.  Il déglutit difficilement, sa gorge était sèche et toussa parce que la poussière autour de lui lui agressait les narines. Ce qui à  nouveau le fit regretter cela. Aucune source de lumière ne lui permettait de voir où il était, comment il était. Il inspira lentement et réfléchit, il devait réfléchir. Lumière...il lui fallait de la lumière.  Il se força à bouger un bras beaucoup trop lourd vers sa poche de pantalon et en sortit son téléphone.

Il l’approcha près de son visage et appuya sur le bouton, le déverrouilla et réalisa qu’il n’avait pas de raison. « Merde »  murmura-t-il et alluma la lampe torche pour alors regarder autour de lui.  Il réalisa qu’il était dans une sorte de poche entre des débris, un débris coinçait sa jambe. Il soupira et se concentra à la bouger. Cela lui arracha un autre petit cri de douleur, il abandonna l’idée, mais fut soulagé d’avoir des sensations dans cette jambe. Il toussa encore tout en se tenant les côtes. Son diagnostic : cassées ou fêlées for sure. Il passa la lumière autour de lui. « Mon dieu » il mit une main devant sa bouche en voyant le cadavre de la femme sous une forme qu’il aurait préféré ne pas voir. Il détourna le regard. Pauvre femme. Là où il regarda par la suite se trouvait une sorte de tuyau. Pour être trouvé, faites de bruit, c’est ça que le PSA disait n’est-ce pas.  Il inspira grandement et chercha de quoi frapper dessus. Il trouva quelque chose non loin, mais il fallait s’étirer.  « Okay…tu peux le faire ….un …deux. …aaaaaargh….mmmmmmhhhhfffff ….. » il arriva à l’attraper, c’était une petite pierre. L’effort le fit s’allonger, son corps tremblant de la douleur. Il devait éviter d’entrer en choc. Il devait éviter de perdre le contrôle.  Il commença à taper contre le tuyau avec la pierre.  «A L’AIDE … » cria-t-il et toussa aussi sec.  Il déglutit et respira de manière saccadée. Il essaya d’appeler 911, pas de tonalité.  Appeler le premier numéro  qui lui passait par là :  Elias …Leith … ça sonnait et ça ne passait plus. Il remit son téléphone en veille, pour préserver la batterie. Dieu seul savait combien de temps il resterait là-dessus….Dieu seul savait combien de temps il avait déjà passé coincer sous ces tonnes de bétons. Il eut une pensée pour Elias, se demandant s’il savait, s’il était inquiet, s’il le pensait mort. Et il se mit à regretter et vouloir sortir de cette situation, absolument.  Son mental était orienté vers la seule personne pour laquelle il voulait sortir de là. Mais avec l’air  limité dans cette poche, ses coups devenaient de plus en plus difficiles.
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Elias A. Standford
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Sam 9 Avr - 5:06

Feel it coming in the air
and the screams from everywhere

i am afraid but i'll never let it show because i need you to smile at me on more time

J'en pouvais plus... J'étais à bout, psychologiquement. Je venais de balancer mon téléphone à travers la voiture dans un excès de colère dû à mon inutilité totale. J'avais perdu Jonathan au téléphone et je ne savais absolument pas comment il allait présentement, autant dire que j'étais au bord de la crise de nerf. Inspirant péniblement de l'oxygène, je m'agrippai des deux mains au volant, inspirant à fond en tentant de me faire une raison, non sans quitter le pied de l'accélérateur. J'étais au tribunal il y a de cela plus d'une dizaine de minutes et Jon m'avait appelé, m'expliquant brièvement sa situation, m'obligeant à monter dans ma voiture pour venir sur les lieux et l'aider. Lui et les autres. Je m'en voudrais s'il lui arrivait quelque chose. Et de toute évidence le procureur de la ville avait besoin d'être sur les lieux, d'autant plus que l'effectif des secours pouvait être restreint si le commissariat était bel et bien le lieu de l'accident. Alors je continuais ma route, séchant les larmes qui avaient lavées mes joues quelques instants plus tôt de la manche de ma chemise, tentant de la cacher par ma veste. J'arrivais finalement sur les lieux de l'accident, me garant aussi près qu'il m'était permis de le faire. Un regard dans mon rétroviseur et je pris la décision de mettre mes lunettes de soleil car mes yeux étaient encore rouges. Je sortis donc finalement en reprenant mon téléphone portable et fit mon chemin à travers la foule, présentant mon badge au policier qui se tenait devant les gens.

Après être passé sous le fil jaune récemment installé, je me ruai plus que ne marchais vers le lieux de l'accident et mon estomac se contracta légèrement à la vue de la façade du commissariat. Une pensée traversa mon esprit mais je gardais mes lèvres celées, mes émotions ancrées au plus profond de moi, même si cela voulait dire que je devrais serrer le poing pour garder un contrôle absolu. Les ambulances venaient d'arriver, les pompiers étaient déjà là et s'activaient à faire sortir les victimes. Je voulus m'approcher dans l'espoir d'apercevoir le visage de Jonathan parmi eux mais je savais très bien que c'était une mauvaise idée, sinon ce serait moi qui m’évanouirait. Je me tins pour le moment à l'écart en cherchant une tête connue pourquoi pas. Téléphone de nouveau en main je composai un numéro qui m'était privé. « Lieutenant Ripley ? ... C'est Standford. Oui... Oui j'y suis. J'ai besoin de vous justement. Il me faudrait une patrouille ici avec des personnes et des véhicules capable de déplacer des débris importants et rapidement, il y a encore des civils coincés ici et les pompiers auront surement besoin d'aide... Bien... Merci. » J'espérais que cela ferait au moins la différence. Je ne pouvais malheureusement pas faire grand chose d'autre je n'étais ni pompier, ni médecin ou policier. Juste un procureur hématophobe en costard au milieu de ce beau bordel. Un regard autour de moi et je voyais des gens qui s'amassait en groupe autour du périmètre de sécurité. Ce serait par contre mon job de leur faire un compte rendu. Ma journée n'était pas terminée, loin de là...

Mais l'apparition d'une tête connue me redonna du courage. « Leith ! » Je m'approchai de lui, ignorant les blessés autour. Leith était un ami de Jonathan et médecin urgentiste. Pile l'homme que je voulais croiser. « Leith, c'est Jonathan... Il-il est coincé là dedans. » Je lui montrai le commissariat puis mon téléphone tout en parlant et tentant de contrôler ma respiration paniquée. « Il m'a appelé mais le réseau est mauvais ça passait pas. Il est blessé et manque probablement d'oxygène. Il-il a parlé d'une salle d’interrogatoire je crois, à l'étage. Et il... Il tape contre un tuyau. Il faudrait faire quelque chose, lui, les autres. » Je n'étais vraiment pas le genre à paniquer, mais quand il s'agit de son entourage, nous ne sommes plus vraiment les mêmes, n'est-ce pas ? L'inquiétude me tiraillait le ventre et mon inutilité me rongeait petit à petit.

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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Mar 19 Avr - 21:27

Organiser les secours était quelque chose dans les cordes de Leith mais il ne se sentait pas d'endosser cette responsabilité. Après avoir subi le choc, bien qu'à une distance relative le médecin ne se sentait pas d'attaque pour la tâche qu'on attendait de lui. Il voulait mettre le plus de distance possible entre lui et ce maudit commissariat, aller serrer ses enfants dans ses bras et ne plus les lâcher du reste de la soirée. Mais bien qu'il caressait ce doux rêve, l'écossais savait qu'il n'était pas au bout de ses peines et que son devoir lui imposait de faire face. Il était médecin et devait assurer son rôle et sauver des vies. Le quadragénaire tâcha de se ressaisir et donna quelques consignes aux ambulancières qui attendaient manifestement son avis sur les choses. Ainsi la zone de triage commença à s'organiser. Les valides, guidés par les forces de l'ordre et les soldats du feu approchèrent de la zone, ceux qui pouvaient se rendre utiles le faisaient tandis que les autres étaient gentiment conviés à rester sagement assis là ou à s'écarter du périmètre. Des policiers sous l'égide d'un autre qui lui ne portaient pas l'uniforme furent réquisitionnés pour débuter des sortes d'interrogatoires. L'objectif recherché était de collecter les identités de toutes les personnes présentes afin de servir d'éléments pour l'enquête. Car à côté de toute la partie victime, il y avait aussi la phase où il fallait chercher le coupable ou tout du moins chercher à comprendre ce qu'il s'était passé et déterminer si cette explosion était d'ordre criminelle ou bien s'il s'agissait d'un accident.

Leith s'occupait des blessés qu'on lui emmenait avec autant de professionnalisme qu'il le pouvait. Il essayait de se concentrer sur chaque cas comme s'il s'agissait du premier et après une heure de travail, il accepta volontiers la bouteille d'eau tendue par l'une des ambulancières. L'urgentiste enleva ses gants souillés par les derniers soins effectués et sentit son téléphone vibrer dans la poche de son jean. Il s'attendit à voir le nom d'un de ces enfants apparaître à l'écran ou au moins, celui d'un membre de sa famille mais ce fut un autre nom qui était affiché, celui de son meilleur ami. Sans doute ce dernier voulait-il prendre quelques nouvelles après avoir vu les infos à la télévision ou sur internet ? Leith déverrouilla rapidement l'écran, fit glisser son doigt sur la surface en verre accéder aux messages. Son visage se décomposa quand il lut son contenu. Jonathan était dans les décombres pris au piège dans la salle d'interrogatoire sept ou du moins ce qu'il en restait et il tapait sur un tuyau. Avant qu'il n'ait eu le temps de répondre, l'écossais fut interpelé par une voix familière. Il leva le regard en direction de cette voix et vit un certain procureur approcher. La gorge serrée, Leith eut du mal à déglutir et hocha la tête pendant qu'Elias lui apprenait pour le sort de Jonathan. « Je... Je sais » bredouilla le médecin en montrant son portable sur lequel était encore affiché le message du psychiatre. Tout en se passant une main dans les cheveux, le chef de la famille Murphy pivota sur ses talons à la recherche de Jayce le pompier qu'il connaissait le mieux et justement celui-ci arrivait vers la zone de triage toute proche. Le médecin fit signe au représentant de la justice de le suivre et en quelques enjambées, Leith arriva à hauteur de Jayce. « Jay ! » l'interpella-t-il en posant une main sur son épaule pour attirer davantage son attention. « Je viens de recevoir un sms d'un ami qui est là-dedans. » Pour ne pas dire de bêtises il relut le message de Jon avant de poursuivre.  « Il dit qu'il est dans la salle d'interrogatoire 7 et qu'il tape sur un tuyau. Son téléphone capte mal mais Elias l'a eu tout à l'heure et il commencer à manquer d'oxygène. » ajouta le chef des internes aux Urgences. Voilà, il avait dit tout ce qu'il savait. Il vit Jayce repartir vers le commissariat.  « Il va le retrouver » dit Leith pour essayer de rassurer Elias. L'urgentiste avait tout confiance en Jayce. Si quelqu'un pouvait retrouver son meilleur ami c'était bien lui. Le médecin connaissait le soldat du feu depuis plusieurs années et savait que c'était quelqu'un qui assurait dans son boulot. L'urgentiste pianota rapidement sur son clavier un message à l'adresse de Jonathan pour lui dire de tenir bon et que les secours étaient en route. « Tu ne devrais pas rester trop près d'ici » conseilla Leith au mari de son meilleur ami en désignant d'un signe de tête les blessés.  « Je te préviendrai dès qu'on me l'aura emmené. » Sachant ce qu'il se passait chez le procureur quand celui-ci était amené à voir du sang et autant dire que de ce côté-ci ils risquait d'être servi en terme d'hémoglobine. Il entraîna le procureur un peu plus loin, pour lui éviter les images peu ragoutante du triage. Se faisant, il ne fit pas forcément bien attention où il mettait les pieds, il y avait encore beaucoup d'agitation entre le bal des pompiers, des rescapés et des policiers et le père de famille percuta involontairement une jeune femme à la chevelure rousse qui avait l'air déboussolée.  « Veuillez m'excuser ! » lâcha-t-il mécaniquement avant de s'inquiéter réellement pour la jeune femme.  « Vous allez bien ? » demanda-t-il en l'observant. Couverte de poussière, elle lui renvoya l'image que lui devait lui même envoyer aux autres.

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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Mer 20 Avr - 0:20


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Feel it coming in the air, and the screams from everywhere

Dans le feu de l’action, on n’avait pas vraiment le temps de réaliser ce qu’il se passait vraiment, tout comme on prenait le risque qu’une deuxième bombe soit présente, les dégâts à l’intérieur du bâtiment, on avait pas le temps d’y prêter attention, à peine le pied posait au sol, que l’on apercevait déjà de nombreuses personnes blessées, chacun à degrés différents. Je laissais mes hommes s’occuper des premiers blessés, les sortir d’ici en repassant par l’échelle, alors que j’avançais avec l’un de mes hommes. Vers chaque partie de gravas que l’on voyait, on s’approchait en parlant fortement, annonçant la présence des pompiers, demandant de se signaler, bien qu’en enlevant les gravas on était pas à l’abris de retrouver une personne n’ayant pas survécu à cette explosion. Malheureusement pour certaines personnes cette explosion avait été crucial pour eux, on pouvait chercher le pouls autant que l’on voulait, on n’en trouvait pas, devant se rendre à la triste évidence. Je remettais les pieds sur l’échelle, prenant dans mes bras l’une des victimes que l’un de mes collègues venait de me passer, descendant avec autant de prudence que possible. Si dedans c’était un champ de bataille, dehors ce n’était pas mieux, la zone de tri avait largement commencé, un maximum de personne venait en aide aux plus blessés, dans le fond dans cette crise comme aujourd’hui, la solidarité des gens étaient toujours présente. Je déposais la femme que je tenais dans mes bras au sol, suivis rapidement d’une ambulancière fraichement arrivait sur place, retirant mon masque j’attrapais une bouteille d’eau en versant une bonne partie sur mon visage avant d’en boire une gorgée. Plus ce n’était pas possible, puisque je fus sorti de ce moment en sentant une main sur mon épaule et une voix m’appeler, une voix que je connaissais, celle de Leith que j’avais vu juste avant. A côté de lui se trouvait le procureur, qui semblait complètement paniqué, perdu, je laissais le médecin urgentiste me parler, vérifiant sur son téléphone de lui-même ses dires. « Je m’en occupe. » Ma bouteille retournant au sol je reparais en direction du commissariat dans lequel je ne tardais pas à entrer une nouvelle fois, l’incendie qui avait commencé était maitrisé par l’équipe de l’échelle, malgré une fumée présente, elle n’était pour nous pas trop dérangeant. Se repérer vu l’état du bâtiment, n’était pas chose facile, les salles d’interrogatoire je m’y trouvais, il ne me restait plus qu’à trouver la numéro 7, j’essayais de me fier à l’information que Leith m’avait donné, l’homme que je cherchais, tapait sur un tuyau. Malgré les gravats le bruit se faisait entendre bien que très légèrement, accompagné d’un autre pompier, on se retrouvait à retirer comme on le pouvait les débris, nous permettant de se frayer un chemin, avoir accès à la personne que l’on cherchait. Ce ne fut pas chose aisé, mais je finissais par mettre les pieds dans la salle d’interrogatoire, l’homme présent était conscient, bien que faible, mon regard se déposait sur la femme présente juste à côté, à noter sur le triste bilan de cette journée, une personne de plus ayant succombé à cette bombe. « On va vous sortir d’ici. » Mais pour cela il allait falloir commencer par dégager sa jambe, je tournais mon regard vers mon coéquipier qui arrivait à ma hauteur, m’aidant à retirer les gravats. « Je peux vous dire que vous êtes attendu à l’extérieur. » J’essayais en même temps de lui parler, de lui changer les idées le plus possible, essayer de faire en sorte qu’il ne se focalise pas uniquement sur sa jambe et la douleur qu’il devait ressentir, mais aussi une façon pour m’assurer qu’il ne perde pas connaissance pendant que l’on retirait ce qui le bloquait.
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Dim 24 Avr - 17:36

On aura beau dire, trente années de service et il était encore là même s'il était déjà passé près de la mort une fois mais rien ne vous prépare à ce genre de choses. La soudaineté d'une explosion. C'était et ça resterait sans doute l'une des choses qui le terrifiaient le plus encore à ce jour et il avait déjà pu voir l'horreur de près avec son boulot pourtant. La vie changeait en une fraction de secondes avec ce genre d'engins et aujourd'hui n'en était qu'un exemple de plus. Tout allait normalement, chacun allant de son côté remplir ses tâches et BAM, plus rien. Pas étonnant que ce type d'actions terrorisaient les gens et étaient de fait la méthode choisie par bien des groupes pour instiller la panique et faire passer un message. Mais qu'est-ce qu'ils -et ceux peu importe qui "ils" étaient- espéraient faire passer comme message en faisant exploser le commissariat ? Ou n'était-ce qu'une diversion pour quelque chose de plus gros encore ? Après tout, c'était une possibilité et il le savait. En attaquant le poste, on amenait toutes les forces de réponse ici ce qui laissait la voie libre ailleurs mais pour le moment il ne pouvait pas s'autoriser ce genre de réflexions, il fallait aider les autres. Sonné comme tout le monde par le souffle de l'explosion, Malcolm tenait à peine debout mais l'adrénaline devait prendre le dessus parce qu'il réussit tout de même à rassembler suffisamment ses esprits pour tenter de prendre les choses en main et parer à ce qui devait l'être pour aider ceux encore coincés mais surtout aussi à ne pas envenimer les choses en s'assurant que les prévenus dans leurs murs ne se fassent pas la malle. Il fallait donc remettre la main sur les dossiers et les listings et vu le bordel ambiant dû au souffle, ça allait vite s'avérer compliqué pour eux de le faire. Mais qu'importe, l'urgence c'était d'établir qui manquait à l'appel pour pouvoir aussi faire gagner du temps à ceux qui devaient déjà être en route pour leur apporter leur aide.

Soulager de savoir que Rhiannon n'était pas au poste au moment de l'explosion, il n'eut pas le réflexe de prendre son portable et ne vit donc pas le message que Leith lui avait envoyé un peu plus tôt et il se concentrait plutôt sur le fait de remettre la main sur la liste des présents aujourd'hui. Trouvant un poste qui n'était pas trop endommagé après quelques minutes, il consulta la liste et réussit à en imprimer quelques exemplaires. « Prenez ça et aller les donner aux secours et à nos gars, qu'on sache déjà qui on doit encore chercher ou pas. » ordonna-t-il à ceux qu'il croisa une fois remis en chemin. Il y avait aussi l'équipe des scientifiques dans le lot. Pas aussi nombreux que les flics rassemblés mais tout de même. Il fallait bien aller voir si les dégâts s'étaient étendus jusque là et puisque les autres s'affairaient ici, il se mit en marche. Il manqua de tomber dans les escaliers en sentant une douleur dans la cuisse mais il continua d'avancer malgré tout, il ferait regarder ça par un médecin plus tard. L'urgence n'était pas là. Toussant avec toute la poussière qui flottait dans l'air, il constata qu'ici aussi l'explosion avait fait des ravages et il tenta d'y voir clair avec sa lampe de poche -il en gardait toujours une petite dans sa poche, en cas où- mais difficile de voir quoi que ce soit dans un brouillard pareil et en ayant déjà du mal à tenir debout. « OH HEY, Y A QUELQU'UN ICI? VOUS M'ENTENDEZ ? » cria-t-il dans l'espoir que quelqu'un lui répondrait et tendant l'oreille, il cru entendre quelque chose. Mais difficile d'être certain de ne pas tout simplement entendre des voix vu que ses oreilles buzzaient encore de l'explosion. « Faites du bruit que je puisse vous entendre. » déclara-t-il alors, espérant qu'ainsi il parviendrait plus facilement à localiser les éventuels survivants pour venir leur porter secours.
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Ven 29 Avr - 22:59


 
 


 
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Le corps a des réactions étranges face à une situation critique. Il fait tout pour se conserver, pour rester en vie, comme une machine intuitive qui se met en mode urgence. Douleur et préservation, des réactions paradoxales commençaient à émerger et en tant que professionnel Jonathan s’auto-diagnostiquait, ce qui n’était bien sûr pas la meilleure idée à avoir dans ce genre de situation, mais son cerveau ne lui appartenait plus vraiment, il filait d’idées en idées tout en tentant de trouver une explication à toutes ces choses qui se passaient. Avoir Elias au téléphone avait été éprouvant. Jonathan ne s’était pas attendu à ce que la ligne parte aussi vite.  « Elias ?....Elias je t’en supplie réponds-moi, ne me laisse pas seul» avait-il supplié à mi-voix avant de réaliser que la communication était partie. Il avait alors fermé les yeux et laissé son téléphone sur sa poitrine avant de mettre ses mains sur son visage et sangloter silencieusement. Il était à bout, il n’en pouvait plus. Il avait la tête qui en tournait. Inévitablement le rythme irrégulier de sa respiration lui causa une quinte de toux qui accentua une douleur du côté droit. Il grimaça et tenta de bouger, mais alors il sentit sa jambe l’élancer également ce qui le stoppa net dans ses mouvements. Il était pris au piège, incapable de bouger pour trouver une position agréable. Il ne voyait pas s’il avait d’autres blessures, il ressentait surtout cette gêne pour respirer qui causait la plus grande de ses angoisses.

Le psychiatre était un état vulnérable, mentalement il ne savait plus quoi employer pour aussi bien garder ses propres démons en cage, rester conscient et faire en sorte de continuer à se battre contre le temps. Il se força à prendre de plus ample inspiration, car c’était bien l’inspiration qui lui faisait le plus mal et garda les yeux fermés. Ses côtes avaient définitivement pris un coup et au vu de ce qu’il ressentait : gêne respiratoire, impression de compression, angoisse,  il était presque sûr que de l’air s’était infiltré, qu’il avait un pneumothorax. Il ne savait pas de quelle amplitude, ni à quel degré, mais il savait qu’il en avait un et cette pensée au moins eut le mérite de le calmer.  Il avait développé avec sa mère un toc d’avoir le contrôle ou il paniquait. Et il savait que s’il cédait à la panique, il ne tiendra pas sa parole envers son époux. Dieu qu’il s’en voulait de l’avoir appelé. Il avait besoin de lui, cela était incontestable, mais il avait, sans le vouloir, causé sa propre hantise à Elias. Qu’il y avait-il de pire que de voir, entendre et sentir un être cher souffrir sans ne pouvoir rien faire ?  Une larme, encore une coula le long de sa joue. Il avait l’impression qu’il ne lui avait pas assez dit , pas dit ce qu’il représentait pour lui. Et s’il ne le reverrait plus ? Peut-être aurait-il dû appeler Leith, son meilleur ami devait s’afférer dehors ou aux Urgences. « Fais pas ça Jon … » murmura-t-elle. Il avait de verbalement s’interdire de se rabaisser en cet instant, surtout pas maintenant.  Mais voilà, face à cette situation, il pensait qu’ils seraient mieux sans lui, sans son esprit endommagé qui ne s’était jamais remis des sévices. Il avait honte, mal et languissait de revoir ces personnes qui l’avaient ancré dans sa vie professionnelle et personnelle. Il renifla. Il leur devait de rester en vie. Comme un acte de rébellion, il reprit la pierre et frappa quelques coups avant de ressentir une douleur beaucoup plus prononcée qu’avant dans son côté droit. Il grimaça. La pression avait augmenté, et il avait plus de mal à respirer. La pierre retomba, remplacé par le téléphone. Il voulait abandonner, il voulait égoïstement qu’Elias le lui accorde, lui dise de tenir mais que s’il n’en pouvait vraiment plus il pouvait lâcher prise. Mais au contraire, Elias insista qu’il reste, malgré la douleur, malgré  - et quand il vit son visage, il se sentit à nouveau coupable, tellement coupable qu’il fit ce qu’il faisait quand il était plus jeune, il s’effaça pour essayer d’apporter du réconfort à Elias, au moins cela. Il ne le lui devait pas, il le savait, mais il ne pouvait s’en empêcher.

Le souffle d’espoir qu’il lui manquait lui était insufflé  alors que les secours se rapprochaient. Après avoir raccroché, il apporta l’écran à lui en le baisa délicatement. « On se reverra bientôt mon amour, je te le promets » murmura-t-il , même si Elias ne pouvait pas l’entendre. Il sursauta quand il entendit une voix, et fut ébloui par les lampes torches des pompiers. Il grimaça et tenta de se focaliser sur celui qui lui parlait.    « Il semblerait » répondit-il dans un râle. Il voulait céder complètement, les laisser faire, mais il savait qu’il devait coopérer encore un peu.   « aaaah, stop stop stop stop … » supplia-t-il quand il sentit le poids sur sa jambe coincée changer, ce qui causa une forte douleur dans cette dernière, qui eut un effet de ricochet sur le reste de ses problèmes récurrents.


 
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Mer 4 Mai - 20:24


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Depuis tout à l’heure que l’on se retrouvait dans le commissariat, on faisait face à des situations différentes de sauvetage à chaque fois, chaque personne dans un état plus grave que d’autre, certains n’avaient que de petites blessures, rien de bien important à comparer par exemple à l’homme avec qui je me trouvais. Il semblait déjà au courant, des personnes qui l’attendaient à l’extérieur, son portable qui se trouvait à côté de lui expliquait, comment il le savait. Avec mon coéquipier on se retrouvait à essayer de retirer les blocs de gravats qui bloquait sa jambe, chacun d’un côté pour le poser là où il ne dérangerait personne, un mouvement que l’on allait répéter jusqu’à ce que sa jambe soit totalement dégagé des deux derniers gros blocs, afin de pouvoir le sortir du bâtiment, l’évacuer jusqu’à l’extérieur. Mais dans nos gestes on fut rapidement stoppé par le cri de l’homme que l’on secourait, nous demandant d’arrêter, une demande que l’on respecter dans la même seconde, tournant mon regard vers lui, je retirais mon masque pour ne pas l’éblouir avec la lumière de la lampe torche présente dessus. « D’accords… D’accords, on s’arrête, on va libérer votre jambe d’une autre façon, on va vous sortir d’ici ! » Des méthodes, je n’allais pas en avoir beaucoup, la première qui me venait en tête avait pour cela besoin de matériel bien précis, j’apportais ma main à la radio, présente à mon épaule droite. « J’ai besoin d’une barquette, d’un maximum de cales et de quatre coussins de levage, en salle d’interrogatoire n°7 dans la partie Est. » Reprenant mon casque en main pour le remettre sur ma tête, les blocs étaient suffisamment grand pour que l’on se permette de les relever avec les coussins de levage. Après quelques instants, deux pompiers arrivaient matériel déposait dans la barquette, avant toute chose il nous fallait installer les calles, en même temps que l’on se devait de laisser un accès pour les coussins, dégonflé il n’était pas bien difficile de les installer sous les blocs de gravats, deux de chaque côté. « On va relever les gravats, retirer votre jambe de dessous et on vous mettra sur la barquette pour vous sortir d’ici. » Je pensais à cet homme, qui depuis tout à l’heure nous voyait nous activer sans forcément comprendre ce que l’on faisait, lui adressant un dernier regard, je tournais mon visage vers mon coéquipier, lui annonçant de gonfler les coussins. L’effet était immédiat, les gravats se redressaient d’un seul coup, un pompier de chaque côté de cet homme, on le faisait glisser, libérant définitivement sa jambe. Les cris qu’il avait poussés, ne faisait aucun doute, la douleur il l’avait senti, malheureusement, pour retirer le poids sur sa jambe, on avait guère de solution. Installé sur la barquette, les liens correctement attachés, on le ressortait de ce commissariat, il était temps pour lui de retrouver la lumière extérieure, surtout qu’un médecin vienne s’occuper de lui rapidement. Une fois l’échelle descendu, accompagné de trois pompiers on le ramenait près des victimes, près des ambulanciers présents, près d’un médecin urgentiste, le même qui m’avait prévenu de la présence de cet homme. « Leith. »
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Leith J. Murphy
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Jeu 5 Mai - 15:06

Après avoir mis la jeune femme rousse à l'écart pour qu'elle ne gêne pas la circulation des secours qui continuaient de s'organiser. Certains hôpitaux, comme le Memorial où Leith aurait normalement du prendre la garde au cours de l'heure suivante, avaient envoyé quelques médecins et infirmiers sur place pour prêter main forte aux secouristes. Une foule de curieux mais aussi de journalistes du monde entier commençaient à sérieusement se masser autour des barrières mises en place par la police. Les forces de l'ordre essayaient de contenir la population comme ils pouvaient, entre les simples curieux et les personnes désespérément en quête de nouvelles de leurs proches qui travaillaient au commissariat ou dans les alentours. L'urgentiste fut soulagé que les renforts arrivent et de ne plus être le seul médecin qualifié pour venir en aide aux victimes. Il resta cependant concentré, s'excusant auprès d'Elias pour retourner soigner les victimes de l'explosion. Au moins, les mains occupées il cesserait de penser à Jon, son meilleur ami qui était dans les décombres et pour lequel il se faisait un sang d'encre. Il se réconfortait comme il l'avait fait avec Elias en songeant à Jayce. Si quelqu'un pouvait retrouver Jonathan et le sortir de là c'était bien lui. Il fallait voir l'escouade emmenée par le Lieutenant Robbins et les personnes qui étaient chaque jour sauvées grâce à elle.

Leith s'occupa de deux ou trois personnes, chacune étant blessée à des degrés différents mais rien non plus de très grave. Bien sûr, pour plus de sécurité il faudrait qu'ils aillent à l'hôpital mais ils étaient loin d'être prioritaires. Ils devraient s'armer de patience et accepter que d'autres leur passent devant. L'écossais changea de paire de gants et voulu boire un peu d'eau avant de passer à la personne suivante quand il entendit une voix familière l'interpeller. Arrêtant son mouvement, le goulot de la bouteille à quelques centimètres des lèvres, le médecin tourna la tête pour essayer d'identifier d'où le son provenait. C'est alors qu'il vit justement de Jayce qui avec trois autres de ses hommes avaient rempli leur mission et retrouvé Jonathan. Ils étaient parvenus à le sortir des décombres et à présent c'était à lui d'entrer en scène. Tant pis pour l'hydratation, il avait du pain sur la planche. Il attrapa un paire de gants neuve en déclarant : « Mettez-le là! » L'écossais leur indiqua un brancard libre. En slalomant entre les brancards et les lits de fortune qui s'alignaient, l'équipe atteignit l'emplacement désigné par l'urgentiste. Avec l'aide des soldats du feu, et une ambulancière, Leith passa de la barquette dans laquelle il était saucissonné au confort relatif d'un brancard. Pendant que les pompiers remballaient leur matériel pour repartir à la recherche d'autres blessés, le médecin saisit le bras du Lieutenant avant qu'il ne reparte. « Merci » dit-il avant de hocher la tête et s'occuper sérieusement de Jon. « Jon ! » dit-il pour évaluer son état de conscience pendant qu'il finissait de mettre ses gants. « Jon! » répéta-t-il un peu plus fort pendant qu'il commençait à l'examiner. « Bon sang Jon t'as pas arrangé ton costume à 900 $ dans cette histoire. » commenta le médecin après un regard à l'aspect général du psychiatre. L'humour était censé détendre un peu l'atmosphère car après avoir "baladé" son stéthoscope Leith mesurait que l'intérieur était sûrement aussi peu amène que la vision extérieure. Il n'avait pas de certitude pour le moment pour poser un diagnostic clair mais la seule certitude que l'écossait avait acquise était qu'il passait dans la liste des prochains départs pour un hôpital.  « De toute façon, il te grossissait affreusement » ajouta-t-il en prenant une paire de ciseaux en inox pour finir d'achever le complet trois pièces. Une ambulancière approcha de deux médecins et proposa son aide. L'écossais accepta sa proposition sans se faire prier et après lui avoir demandé du matériel celle-ci fila chercher tout ce qu'il avait demandé. « J'imagine que tu t'es auto-diagnostiqué comme le vilain garçon que tu es, voyons voir si tu as retenu seulement quelque chose de ton stage aux urgences. » Leith mettait tout en oeuvre pour garder Jon conscient, il savait que celui-ci devait avoir envie de tout sauf de tenir la conversation mais l'urgentiste n'allait pas le lâcher comme ça. Ellie, la secouriste qui avait proposé son aide, revînt quelques instants plus tard, les bras chargés de la commande de l'écossais. Moins de deux minutes plus tard, Jonathan se retrouvait affublé d'un masque à oxgène et d'une perfusion. D'un accord tacite, Leith s'occupa tout d'abord de la partie abdomen tandis que l'ambulancière portait son attention sur la jambe en mauvais état du psychiatre?
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Jonathan E. Coyle
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Dim 8 Mai - 19:10


 
 


 
Feel it coming in the air, and the screams from everywhere
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Il était insupportable pour Jonathan d’être dans cette situation. Cela était clairement un cauchemar éveillé. Plusieurs facteurs faisaient qu’il voulait juste s’échapper de cette situation. Le premier était la douleur, elle était devenue insupportable depuis que Jayce l’avait sorti des décombres et s’accentuait à chaque petit changement de direction, chaque petite secousse, et même variation de température lui faisait mal. Le deuxième était une différente douleur, celle qu’il trainait avec lui depuis son jeune âge, depuis que sa mère lui avait volé quelque chose qu’il n’avait pas su retrouver, mais avait avec un dur labeur reconstruit : la confiance. Il savait qu’il ne pouvait pas échapper à des gens qui allaient le toucher pour l’aider, mais cela faisait qu’il était tendu, incapable de se relaxer, incapable de s’abandonner aux soins. Même quand il termina sur le brancard et reconnut Leith au-dessus de lui, il voulait que cela cesse. Il savait qu’il était entre de bonnes mains, mais cela ne voulait pas dire qu’il allait aussi facilement coopérer. Il ferma les yeux. Elias avait raison, il faisait ciel bleu, l’air était moins lourd, mais les bruits étaient beaucoup plus forts et cela lui causait un sifflement dans les oreilles, un mal de tête horrible qui le plongeait dans un coton épais. « Je suis là » murmura-t-il. Il ne voulait pas parler. Sa gorge était tellement sèche et l’irritait, en plus que sa respiration était douloureuse, il avait du mal à déglutir et à utiliser ses cordes vocales pour communiquer. La plaisanterie de Leith ne trouvait pas acquéreur, Jonathan ne réagissait pas, il se contentait de fixer un point invisible dans le ciel, vu qu’avec la minerve il ne pouvait pas bouger la tête.

Il sentit quelque chose de froid contre sa peau et se fit violence de ne pas envoyer Leith au diable. Il n’avait pas partagé avec son ami son passé, ni même dévoilé ses cicatrices, comment ? Un travail de longue haleine rempli avec de la prudence et de l’observation pour ne pas se dévoiler trop. Alors qu’il coupe ses vêtements, l’expose un peu plus, cela le faisait trembler. Il prenait sur lui, mais il ne savait pas combien de temps il parviendrait à le faire. Une femme se joint à eu et Jonathan croisa son regard brièvement avant de reprendre son observation des cieux. Il lécha ses lèvres. Très bien, diagnostic, il pouvait s’octroyait cette pause. Il leva péniblement sa main et la posa sur sa jambe en mauvaise état. « Fracture » Sa main se leva en tremblant vers son côté droit et tapota là brièvement les côtes. « Fr….acturées …..pr….pression….r….respiration enco…..c…..combrée….pneu…..pneumo---thorax » et sa main arriva à sa tempe, mais ne dit rien. Il avait oublié ce qu’il voulait dire de toute façon. Il laissa retomber son bras. « J’ai froid » Il se mit à tousser violemment avant que le masque ne soit posé sur son visage et qu’une perfusion soit mise. Il tremblait et gardait les yeux ouverts, mais il ne savait plus trop pourquoi. Il voulait rentrer à la maison, il voulait oublier tout cela. Son esprit eut un sursaut de lucidité quand la pensée de son époux traversa son esprit. Il était là, c’est ce qu’il avait dit n’est-ce pas ? Mais il ne pouvait pas le voir dans cet état, non, il ne voulait pas qu’il le voit comme ça, il ne se pardonnerait pas de le voir dans cet état. Cette pensée de préserver Elias de plus de douleur morale, notamment parce qu’il se souvenait très clairement de son mari et de son visage trahissant tellement d’inquiétude avec ses larmes, le rendit d’autant plus anxieux, nerveux, mal à l’aise. Il enleva son masque. « E….Elias. » murmura-t-il avant d’avoir le besoin de plus d’air et remit son masque. Il voulait dire d’empêcher Elias de le voir comme ça, mais il ne parvenait pas à sortir de phrase. Alors l’opposé pouvait aussi être interprété par ce nom : qu’il voulait voir Elias.



 
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Leith J. Murphy
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Sam 21 Mai - 22:37

Leith entendit les mots sortir de la bouche de Jonathan et force était de constater qu'il avait vu juste. La question de l'urgentiste n'avait été qu'un prétexte pour faire parler le psychiatre et détourner son attention des soins qu'il était en train de recevoir. Et puis cela permettait aussi de s'assurer qu'il avait toute sa tête le bonhomme. Ce ne pouvait être qu'une façade mais à ce stade il fallait prendre tout ce qui était positif et le mettre de côté pour pouvoir gérer les aspects négatifs. Car malheureusement, les indications de Jon ne faisaient que  confirmer les craintes de l'écossais. Les symptômes et les conclusions de l'examen de Leith l'avaient conduit au même diagnostic. S'ils avaient été à l'hôpital, Leith aurait demandé des radios pour en acquérir la certitude et surtout identifier avec davantage de précisions le stade du pneumothorax et voir s'il y avait en plus une hémorragie à traiter. Mais bon, dans cette aire de triage les moyens étaient limités et donc il fallait faire avec ce qu'on avait à disposition. Quand le psy indiqua qu'il avait froid Leith hocha la tête. Il ne faisait pas des plus chauds ici quand on était immobile, à moitié découvert et blessé mais au-delà du fait de lui trouver une couverture pour l'aider à se sentir un peu mieux, le médecin vit là un autre signe. Pas le choix, il allait devoir faire redescendre dans la cage thoracique de son meilleur ami sur place. Ayant entendu la requête du Docteur Coyle, Ellie qui assistait Leith s'était éclipsée pour trouver une couverture sans que l'écossais n'ait à dire quoi que ce soit. Tant mieux, il fallait qu'il se concentre.

Fouillant dans une trousse de secours toute proche pour trouver des instruments pour soulager Jonathan, celui-ci choisit ce moment pour demander après son mari. « Il va bien. Il est occupé pour le moment, je ne lui ai pas encore dit que tu étais là. » Et il valait mieux. Jonathan n'était pas particulièrement présentable aux yeux du procureur qui tournait de l'oeil en voyant la moindre goutte de sang. Peut-être qu'en pareilles circonstances, l'inquiétude et tout le tumulte d'émotions provoqué par un... Par un incident/accident/attentat pareil aurait pu lui faire passer outre sa phobie mais présentement l'urgentiste ne sentait pas l'âme expérimentale.  « Laisse moi te stabiliser et te refaire une beauté avant qu'on aille le chercher tu veux bien ?  » En vérité, Leith posait la question pour la forme car il n'allait pas lâcher Jonathan maintenant pour aller courir après le procureur qui était il ne savait pas bien où. Et puis avoir un mari inquiet avec une certaine autorité dans les pattes ne rendrait service à personne.  « ça va piquer un peu » déclara le médecin avant de passer à l'acte. C'était un doux euphémisme mais il fallait être efficace. Ainsi après avoir désinfecté une petite zone du thorax de Jonathan, Leith inséra une aiguille entre les côtes pour créer une dépression censée aider à ce que le poumon dégonflé reprenne ses droits. L'épreuve n'était pas des plus agréables aussi l'urgentiste mettait en oeuvre tout son savoir faire pour faire au plus vite. De son côté, Ellie qui avait eut comme tâche de s'occuper de la jambe gauche oeuvrait en silence attendant patiemment son heure avant de se signaler au médecin pour l'aider dans la pose d'une attelle. A mesure que les soins se poursuivaient, les constantes peu amènes de Jonathan à son arrivée remontèrent progressivement et devinrent plus stables. Leith put ensuite venir aider la secouriste pour immobiliser la jambe du psychiatre mais il n'eut pas besoin de repasser derrière elle pour le reste, elle avait fait son job correctement et il lui faisait suffisamment confiance pour avoir l'esprit tranquille. L'écossais libéra ensuite l'ambulancière pour revenir vers Jonathan.  « Comment tu te sens ? » demanda l'urgentiste en prenant une mini serviette éponge qu'il humidifia avec un peu d'eau. Il commença à nettoyer doucement le visage de son meilleur ami pour enlever toutes les traces de sang disgracieuses qui seraient mal vues par Elias.  « Voilà qui est mieux » commenta le médecin en inspectant son travail. Bon ce n'était pas non plus un travail de précision mais cela suffirait pour le moment.  « Je vais tâcher de trouver Elias. » Leith enleva ses gants et tapota le bras de son ami avant de filer. Il avait d'autres patients qui étaient sortis des décombres à traiter aussi il pressa le pas.

L'écossais aperçut le procureur à côté d'un groupe de policiers et le médecin attendit néanmoins que la discussion soit achevée pour faire un discret signe de tête à Elias pour qu'il le rejoigne.  « Ils ont trouvé Jonathan » chuchota l'urgentiste au cas où des oreilles indiscrètes traîneraient. A mesure qu'ils s'écartaient du groupe, Leith put en dire davantage au mari de son meilleur ami.  « Il va bien. Je me suis occupé de lui, il est stable mais il va falloir qu'il parte rapidement vers un hôpital car il a encore besoins de soins et je ne pas les lui dispenser ici. » Leith ne jugea pas utile de faire une liste exhaustive des blessures de Jonathan. Une couverture Les deux hommes arrivaient près de la zone de triage.  « Deuxième rangée, sixième lit en partant de la droite. » indiqua l'urgentiste.   « Regard droit devant, sans dévier sur les côtés » ajouta-t-il en guise d'ultime recommandation. Il ne voulait pas s'imposer dans ces retrouvailles entre les deux hommes.  « Je reste dans le coin si besoin »
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Elias A. Standford
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Lun 23 Mai - 0:51

Feel it coming in the air
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i am afraid but i'll never let it show because i need you to smile at me on more time

J’espérais que Leith ne se trompait pas et qu’ils allaient retrouver Jonathan. Je ne connaissais pas le pompier, mais Leith si et je posais ma confiance en lui. Oui, il allait le retrouver, le médecin urgentiste avait raison… Il devait avoir raison, toute autre option était à bannir. Mon regard suivit alors le pompier qui s’éloignait en direction du commissariat, me mordant légèrement la lèvre d’appréhension. Ce fut le docteur qui me sortit de mes pensées. Surpris, je suivis son regard et le regrettai immédiatement. J’avais croisé le regard d’un blessé, le profil couvert de sang. Je fermai les yeux par réflexe et détournai le regard, inspirant autant que je le pus. Mais fermer les yeux n’arrangeait pas les choses, au contraire, cela gravait l’image encore et encore. Je passais donc une main sur mon front, hochant la tête aux conseils de Leith, le suivant, le regard rivé par terre en essayant de penser à autre chose ce qui n’était pas forcément évident. J’avais de la pratique dans le contrôle de ma phobie, j’allais digérer celle-là, mais je n’allais pas me forcer à rester plus longtemps dans les parages. Ce fut un coup de sirène et une lumière bleue qui attirèrent mon regard alors que je cherchais autre chose auquel me raccrocher. Je disposai donc de Leith, le laissant faire son job et m’en allai faire le mien, reprenant sur moi et inspirant profondément. Les hommes du lieutenant Ripley, et lui-même, que j’avais appelés venaient d’arriver et je vins à leur rencontre. Étonnamment j’arrivais à mettre les soucis de côté et fit preuve d’impartialité face à la situation pour expliquer de quoi il en retournait aux secours nouvellement arrivés, serrant la main de Ripley au passage. C’était le job, ne prendre aucune affaire personnellement, rester impartial, ne soutenir que la cause pour laquelle on est payé, pas de sentiments, rien, rester clair, précis et strictement professionnel. Même si ce n’est pas toujours joyeux et qu’il est possible de paraître insensible, on reste toujours plus efficace. C’est ainsi que je mis mon inquiétude de côté, ne l’abandonnant pourtant pas et repris ma prestance, remettant correctement mes lunettes, relevant le menton, gonflai ma poitrine d’oxygène et fit le boulot qui était le mien.

Je pris en charge un groupe de policiers pour mener les opérations et les envoyai chercher les victimes de façon méthodiques. Qui sait si c’était plus utile mais au moins on contenait la panique et l’ordre. Même si tout n’était que chaos l'on obligeait les gens à garder une certaine organisation afin que tout soit plus clair pour tout le monde. La population était tenue à l’écart derrière les grilles et les agents réquisitionnés pour. Les journalistes étaient déjà là mais il n’était pas encore temps de faire une déclaration, on manquait cruellement d’infos. Je récoltais ces dernières au fur et à mesure, des détails. Pendant que j’en envoyais s’occuper des victimes et aider les urgentistes, commandant également à ce que la route menant à l’hôpital le plus proche soit dégagée pour que les ambulances y arrivent le plus vite possible, j’en envoyais d’autres récupérer les enregistrements des caméras de surveillance puissent-elles encore être entières. On pouvait dire que donner des ordres ainsi n’était pas réellement un job mais c’était beaucoup plus prenant qu’on ne pouvait le croire. Il fallait penser à tout, ne rien omettre, revoir chaque effectif, voir s’il ne manquait personne, prendre en compte les nouveaux arrivants, prêter attention à chaque information qu’on transmettait. Je n’avais pas le droit de laisser mes émotions prendre le dessus et j’avais pu enlever mes lunettes de soleil.

« Vous me ratissez tout le rez-de-chaussée, s’il y a un seul bagage abandonné vous appelez les démineurs. Vous quatre, allez recueillir les témoignages des bâtiments voisins, tout le monde. Immeubles, cafés, écoles, tout, prenez quelques hommes avec vous si nécessaire. Ripley, faut se charger des dégâts sur l’autre rue. » Ils partirent un à un et je me retournai pour apercevoir Leith, m’avançant jusqu’à lui. Je regardai autour de moi alors qu’il me chuchota quelques mots, mon état professionnel se paralysant une nouvelle fois. Immédiatement je me tournai vers lui. « Comment va-t-il ? Est-ce que… » L’urgentiste m’expliqua tout avant que je ne l’agresse de questions, le laissant faire et hochant simplement la tête à ses propos. La santé de Jon était une priorité, et l’hôpital également. J’intégrai les conseils de Leith et le regardai, posant une main sur son épaule. « Merci, Leith. Et bon courage. » J’avisai les blessés d’un signe de tête puis le laissai s’écarter alors que je m’avançais entre les rangées. Je fermai mes sens le plus possible pour ne pas entendre les gémissements de certains, ou sentir l’odeur du sang d’autres. Après la deuxième rangée je tournai donc à droite et comptai les pieds de chaque brancard, le regard fixant le sol. Je remarquai que je m’éloignais de la foule et du bruit, loin des regards et oreilles indiscrètes. Au sixième je me stoppai et hésitai à lever le regard. Était-il autant blessé que les autres ? Le souvenir du profil de l’homme ensanglanté me revint en mémoire et je me demandais s’il en était de même pour Jonathan.  Pourrais-je au moins poser les yeux sur mon mari ou serais-je obligé de garder la tête basse, manquant de vomir ou de m’évanouir si je posais un œil sur lui. C’était infâme et sadique, cruel.

Ma gorge se serra et je pris mon courage à deux mains. Je fus récompensé et remerciai silencieusement Leith, un semblant de joie m’apaisant quand je vis que son visage était plutôt propre, sans trace écarlate gênante pour moi. Un soupire m’échappa et je m’avançai à son côté, évaluant l’étendue de ses blessures d’un simple regard par-dessus la couverture qui le recouvrait. Il avait un masque sur le visage pour l’aider à respirer et regardant la bouteille d’oxygène, le son de sa respiration plus calme que plus tôt au téléphone me rassura. Ma poitrine se comprima néanmoins, conscient de son état tout de même, clignant des yeux pour chasser la poussière qui me les faisait rougir. Il restait dans un sale état. Ma main se posa sur celle de mon époux et je l’appelai d’une voix incertaine. « Jon ? Est-ce que tu m’entends ? » Son arcade étant enflée je ne savais s’il avait les yeux fermés, endormis, ou s’il se soulageait simplement la vue. J’espérais qu’il pouvait m’entendre. « C’est moi, E-Elias. Je… je suis là, comme promis. Tu… » Ma voix se brisa tant ma gorge était serrée et je refoulais mes sanglots tant bien que mal. Je fermai mes paupières un instant pour laisser couler quelques larmes, serrant sa main dans la mienne. « Je suis là, je serais toujours là… Comme promis, ok ? » Je ne pouvais pas lui dire que j’étais désolé. De quoi ? Je ne pouvais pas lui dire que ça n’arrivera plus et que je le protègerais. Des paroles sans aucune valeur. Je ne pouvais pas lui dire… Car ce n’était pas vrai. Qu’avais-je à dire ? Pas grand-chose finalement, simplement lui donner de l’espoir et ma présence. Mon amour. Comme toujours. Je levai mon autre main hésitante vers son visage, effleurant sa joue de peur de lui faire du mal. « Tu vas être envoyé à l’hôpital et je vais devoir gérer tout ça. Ensuite… Et bien ensuite je te rejoindrais. » Je ne sus si je le convainquais lui ou plutôt moi-même. Toujours est-il que je séchai mes joues et me penchai pour poser mes lèvres sur son front, lui chuchotant doucement en fermant douloureusement les yeux un « je t’aime » sincère.


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Jonathan E. Coyle
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Sam 28 Mai - 22:38


 
 


 
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No one's here to sleep

Jonathan cligna les yeux. Non ce n’était pas ce qu’il voulait dire. Cependant la nécessité d’avoir le masque collé contre la figure l’empêchait d’expliquer plus de choses. Il ne voulait pas le voir, ce n’était pas son attention, simplement pour le protéger, le préserver de tout ceci. Autant que Jon souffrait physiquement, il savait combien les blessures mentales étaient pires, car il n’y avait pas de délivrance. Ses pensées fragmentées furent interrompues par la seule chose qui pouvait le ramener : la douleur. Ce qu’on lui avait posé comme intraveineuse aidait à oublier, mais dès que Leith le toucha, il se tendit de plus belle. Il hurla dans son masque tout en essayant de fuir l’aiguille plantée entre ses côtes. Le poumon dégonflé qui grossissait le faisait trembler de plus belle, plus il avait de capacité à respirer plus cela faisait mal. Pourquoi diable ne pouvait-il pas perdre conscience, cela aurait été plus simple que cela. En bougeant de la sorte, il réveillait la douleur de sa jambe en même temps. Était-ce donc cela que d’être prisonnier de son propre corps ? La sensation revenait et était bien trop familière. Il avait travaillé et travaillé à élaborer et maintenir un self-control qui à présent s’effondrait, s’écoulait comme ces larmes de douleurs qui trahissaient son état. Mais comme dit le dicton, il faut que cela s’aggrave avant que cela aille mieux. Il n’avait plus de force quand Leith avait terminé, son monde n’avait plus de haut ou de bas, le temps plus aucune notion, il se sentait détaché mais sentait chaque millimètre de son corps contre le brancard. Comme si la gravité avait augmenté au point d’en sortir le poids de son corps triplé. La douleur si précise et ponctuelle, était à présent un voile qui le couvrait …ou était-ce la couverture ? Les réactions du corps humain et de son cerveau étaient bien étranges. Il se retrouvait à ressentir trop de choses dans un brouhaha qui n’admettait plus aucun ordre ou détail. Il papillonna des yeux en sentant quelque chose d’humide sur son visage et finit par arrêter son regard sur Leith. Il lui fallut un moment pour réaliser pourquoi il était là, pourquoi il faisait cela. Il tourna la tête vers la direction qu’il prenait. Non, attends …..attends …. Il leva son bras vers une silhouette qui disparaissait. Ne me laisse pas seul. Il laissa retomber son bras et ferma les yeux alors qu’une nouvelle larme coula le long de sa tempe. Les mots n’avaient pas dépassé la barrière de ses lèvres.

Jonathan ne s’attendait pas à voir Elias sur les lieux ou peut-être l’avait-il oublié. Son esprit trouvait une certaine quiétude à écouter les sirènes. Ce bruit qui se répétait. Il essaya de bouger, se couvrir un peu plus. Il avait tellement froid, depuis quand faisait-il si froid. L’antalgique commença alors son effet, le rendant somnolant. Il ferma les yeux, et tenta de se détendre en attendant d’être évacué. Il en oubliait qu’il n’était pas seul, qu’il était dans une zone de triage. Il en oubliait comment il était vulnérable. Une partie de son cerveau appréhendait d’être laissé comme ça, ne se sentait guère en sécurité, les anciens traumatismes étaient tenaces, alors que l’autre moitié était simplement en train de s’octroyer une pause, parce qu’il avait puisé tellement loin dans ses ressources pour ne pas succomber à ses instincts. Il ne savait qui précisément était en train s’approcher de lui. Quelles appréhensions passaient par la tête de son époux alors qu’il s’avançait vers lui. Il ne savait pas qu’ils partageaient la même peur : celle de se voir comme ça. Il ne l’entendit même pas arriver et s’arrêter à ses côtés. Il ne réalisa que quelqu’un n’était là que quand on posa une main sur la sienne. Sa première réaction était celle qu’il avait à chaque fois qu’on le touchait sans qu’il ne le voie. Ce mouvement musculaire pour se dégager. Ce n’était pas contre Elias, il n’avait juste jamais réussi à oublier et à ne pas avoir ces réactions. Il les maitrisait en général, et j’en avais pratiquement plus avec son époux, mais il était loin d’être maître de lui. Dans son moment de panique il n’entendit pas la première question. Il tourna la tête et se força à ouvrir les yeux. Elias pensa-t-il en dès lors il se focalisa sur sa moitié. Il lui avait promis, il avait tenu sa promesse, comme il le faisait d’habitude. Il était là , bouleversé. Jonathan hocha faiblement la tête. Il ressemblait à un ange, d’une beauté qui l’hypnotisait. Peut-être était-ce l’anti-douleur qui le faisait ainsi divaguer, mais il le trouvait beau, il sentait la maison, la sécurité et aussi pathétiquement que cela puisse être, Jon en tombait encore plus amoureux. Il ne fuit pas le contact de la main de son mari contre sa joue cette fois, au contraire, il s’appuya contre cette dernière, s’y frottant même un peu. Il fallait qu’il se répète qu’il ne rêvait pas, qu’il était bien là, qu’enfin il pouvait fermer les yeux sans avoir peur, sans se sentir violenter par la douleurs, par ceux qui le soignaient , qui le bougeaient, il savait qu’il allait devoir taire sa propre peur pour les soins complémentaires, mais pour l’instant il ne voulait pas y penser, il voulait juste qu’Elias le prenne dans ses bras. Il voulait juste s’abandonner complètement dans le seul écrin où il se sentait véritablement en sécurité.

Mais alors qu’il goûtait à une quiétude relative, une simple phrase, un simple geste de la part de l’homme qu’il aimait et il paniqua. Son cerveau interprétait cela comme s’il allait s’en allait, cela sonnait comme un au-revoir, comme si là maintenant ils allaient l’emmener. Le cœur de Jonathan se serra, non il ne voulait pas qu’il parte. Sa partie rationnelle savait qu’il serait sur une table d’opération pour réduire la fracture de sa jambe et que pendant ce temps Elias serait mieux à travailler, mais son rationnel était bien loin dans son état. Il secoua la tête de gauche à droite et agrippa Elias par le premier pan de tissus pendant qu’il s’était penché sur lui. Il leva des yeux implorants vers Elias. C’était égoïste de sa part, mais il ne pouvait pas être seul à nouveau, la solitude lui faisait peur, le rendait vulnérable, cela l’angoissait. S’il te plait reste avec moi, reste avec moi, je t’en supplie, Elias, ne me quitte pas. mais encore une fois ces mots étaient trop compliqués à formuler. «Reste » murmura-t-il dans son masque et serra les dents, parce que son agitation n’allait vraiment pas de pair avec son état actuel et chaque contraction, mouvement, ou tension réveillaient les douleurs qui s’étaient jointes à lui depuis la chute de l’immeuble sur lui.




 
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Elias A. Standford
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Lun 27 Juin - 22:09

Feel it coming in the air
and the screams from everywhere

i am afraid but i'll never let it show because i need you to smile at me on more time

Ma main resta en suspend au-dessus de la sienne, stoppant mon geste alors qu’il tentait de se dégager. Mes yeux se baissèrent et ma tête se pencha légèrement en détournant le regard, un poids sur le cœur. Je savais ce qu’il en était, je connaissais sa crainte et ses peurs, je comprenais ce geste. Et pourtant, même si je savais que cela n’avait rien contre moi, ce simple geste me blessa quand même. Je continuai donc de l’appeler, lui dire que c’était bien moi, que j’étais là et qu’il n’avait rien à craindre. J’espérais l’atteindre, qu’il puisse m’entendre malgré ses blessures et qu’il m’autoriserait à prendre soin de lui en toute sérénitude. Pendant un moment je crus qu’il n’en serait pas ainsi, du moins pas pour ce moment présent. Que je devrais me contenter de rester comme un con à côté de lui sans le toucher, sans au moins tenter quelque chose et m’en aller péniblement. Je voulais simplement qu’il sache que j’étais là, que j’avais tenu ma promesse et que je serais à ses côtés, pour toujours, comme je l’avais promis il y a plus d’un an même si c’était mon intention depuis bien plus longtemps. Il fallait croire que mes espérances avaient un prix facile, que mes seules larmes et prières intérieures suffisaient à apaiser le pauvre type que j’étais présentement. Jon bougea sa tête vers moi, je le vis essayer d’ouvrir les yeux et je tentai un sourire rassurant malgré les traces humides le long de mes joues. Ma main se posa cette fois sur la sienne et j’entrelaçai nos doigts avec douceur pour ne pas le brusquer alors que mon deuxième bras monta à son visage pour tenter de panser ses blessures avec affection, comme je le pouvais, de la seule façon que je connaissais en réalité.

Mon baiser sur son front posé je tentai de me reculer pour ne pas que mes larmes ne tombe sur lui. Je le connaissais, je ne voulais pas qu’il s’inquiète pour moi car il avait bien autre chose à penser et il était en bien plus piteux état que moi. J’étais simplement troublé émotionnellement parlant, rien de bien grave comparé à ses blessures. Concrètement je n’en connaissais pas la complète étendue et je ne souhaitais pas réellement le savoir. Premièrement parce que la simple image de la chose dans mon esprit ne me serait en aucun cas bénéfique, au contraire. Et deuxièmement cela ne m’aiderait pas à rester positif sur l’état dans lequel se trouvait mon époux. Parfois l’ignorance avait des avantages. Mais dans mon mouvement je sentis une résistance, ce que je craignais. Je baissais à peine les yeux pour voir qu’il avait attrapé un pan de ma veste et tentait de me retenir. Et pourtant si, je devais partir, j’y étais obligé, plus que je ne le désirais. Encore une fois sur la table, choisir entre devoir et désir. Il entrouvrit les lèvres pour laisser sortir un mot unique même si ses yeux parlaient pour lui seul, me faisant baisser la tête complètement. « Jon… » Je me mordis la lèvre pour empêcher une nouvelle vague de pleurs de m’atteindre alors que ma poitrine se comprimait sur elle-même et que ma gorge se serrait. Je me mis alors à chuchoter plus qu’à parler pour ne pas que cette oppression se fasse ressentir dans le timbre de ma voix. « Je dois y aller… Tu le sais… »  Je ne lui en voulais pas d’être égoïste –qu’avais-je réellement contre lui au final ? et quelque part en moi je savais bien que je voulais rester, le prendre dans mes bras pour ne plus jamais le lâcher, une bulle rien qu’à nous. Mais je savais bien que c’était impossible car nous n’étions pas seuls au monde. « Tu as besoin de soins, Jon. Plus vite je partirais, plus je vite je reviendrais… »  Je tentais des choses peut-être vaines et pas très subtiles mais je tentais quand même avec tout ce que j’avais. Je m’humectai les lèvres avec nervosité alors que je creusais doucement avec des souvenirs de quelques heures plus tôt lors de notre dernière conversation téléphonique. « Tu as besoin d’être soigné, de tenir debout. Sinon comment on rejoindrait ce jacuzzi à la montagne, mh ? »  Un léger sourire étira mes lèvres, une main toujours dans la sienne, l’autre caressant toujours sa joue. Je m’étais accroupit pour être davantage à sa hauteur. Il était agité et clairement pas en état d’en faire autant, le calmer était ma meilleure option pour lui pour lui moment. « On ira. J’ai envie qu’on y aille. Tu vas surement avoir un arrêt maladie et je devrais… Je devrais pouvoir me prendre au moins un weekend. Ça nous fera du bien… »  Ma tête s’hocha avec lenteur.   « … à tous les deux. »

Lâchant sa main je vins prendre l’autre toujours accrochée à mon vêtement avec la mienne, la caressant doucement. « Mais pour ça, je dois bosser aujourd’hui et tu dois être soigné. Sinon on n’ira jamais. Pas seul… Je n’irais pas seul, Jon. Tu m’entends ? Pas sans toi. »  Je serais sa main dans la mienne. « Je pourrais pas sans toi… »  Ma voix revenue pour cette fin de phrase elle se brisa dans un sanglot incontrôlé. Il est normal de craquer, il est normal de souffrir, il est normal de ne pas aller bien disait-on. Mais je ne voulais pas m’éterniser. Plus je restais, plus ça allait être dur et je n’en voulais pas. Il fallait que je me fasse violence où je ne partirais jamais. « Jamais sans toi… »  Mon front atterrit sur le bord du brancard, une grimace sur le visage pour retenir mes larmes et mes sanglots le plus possible. Ma respiration se bloqua un instant alors qu’elle cherchait l’air que je bloquais volontairement. Si je lui laissais la voie, je craquerais. Mais je n’avais pas le droit. Et pourtant la simple idée d’imaginer ma vie sans Jon m’était inconcevable, mais cela restait une solution alternative. Et pourtant je refusais, je ne voulais pas, je ne pouvais pas, impossible… Je bloquais alors, autant que je pus et quand je sentis que ma poitrine renonçait à la bataille j’ouvris finalement la bouche, prenant une grande inspiration, relevant la tête vers le ciel en refoulant les sanglots et reprenant sur moi-même. « Fais ça pour moi tu veux. C’est tout ce que je te demande. »  Et pourtant je savais qu’il avait peur. Non seulement d’être seul mais d’être un légume face à des inconnus, rien qu’il ne puisse faire. Je connaissais ses peurs et je le redoutais pour lui-même si je ne pouvais pas réellement imaginer ce qu’il pourrait bien ressentir.

Aller Elias, il faut partir maintenant, ne repousse pas plus l’échéance. « Je t’aime, Jon. N’oublie pas ça, okay ? »  Je portai avec douceur sa main à mes lèvres pour y déposer un baiser puis reposai nos mains sur lui. Je suivis le mouvement du regard, ne jetant pas un simple regard pour mon époux. Je ne devais pas, ça n’en serait que plus dur. Je caressai ses doigts des miens, ouvrant les lèvres pour dire autre chose mais elles tremblaient et je n’avais rien de plus à dire. Ne parle plus, ne dis rien, vas-t-en. Je retirai ma main près de son visage sans un mot, mes yeux fixant toujours nos mains. J’inspirai plusieurs fois plus fort que je n’aurais cru, cherchant quelque chose à dire ou à faire, mais c’était bien inutile… Je séparai nos mains puis me relevai d’un geste, faisant volte-face et me mettant à marcher. Ne pas se retourner, tout droit, marche. Même sans but, ne t’arrête pas. Tu t’arrêtes, c’est foutu. Et pourtant ma vue se brouilla. Non ne culpabilise pas, c’était le seul moyen et tu le sais. Mais pourtant je savais que ce n’était pas bien. Je marchais quand même, les poings serrés tout comme ma poitrine et ma gorge. Et quand je fus assez loin, quelqu’un me rejoignis, un policier. Je brisai mon point de vue pour baisser le regard alors que je cherchais mes lunettes et les remis en reniflant discrètement. Je doutais qu’il ait manqué quoique ce soit, mais il me connaissait et savait qu’il n’y avait pas de questions à poser et il n’en poserait pas. Je l’écoutai sans l’écouter, l’esprit encore ailleurs, le suivant plus que sachant réellement où j’allais. J’espérais désormais que Jon me pardonnerait.

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Jonathan E. Coyle
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MessageSujet: Re: #1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere   Jeu 30 Juin - 3:20


 
 


 
Feel it coming in the air, and the screams from everywhere
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La perception est une chose étrange, parfois filtrante, parfois trop ouverte à n’importe quel stimulus. Dans son état, Jon était dans un état semi : tout était trop, et tout était filtré. Il voyait les lèvres de sa moitié se mouvoir, exprimer des mots qui n’étaient que brouahaha à ses oreilles. Il n’arrivait pas à comprendre de quoi il parlait, mais ressentait fermement l’influence de ce timbre de voix, de cette chaleur corporelle, de cette douceur dans le toucher et le regard. Il se sentait chéri, et cela le calmait, même s’il ressentait la déchirure s’approcher. Comme on déchire une feuille après des mots ratifiés dessus pour que ne personne ne puisse luire. Sa seule demande ne trouverait pas de satisfaction. Il sentait le mouvement de recul, celui de celui qui part, même sans les mots. Il sentait qu’Elias se préparait à s’arracher de ses côtés et cela ne lui plaisait pas. Des larmes silencieuses coulèrent le long de ses tempes. Il se sentait incapable, trop faible, trop vulnérable. La raison l’avait quittée depuis les premières gouttes de l’intraveineuse dans son bras, la pensée qu’Elias s’en aille était exténuante. Il ferma momentanément les yeux quand Elias s’appuya la tête contre le brancard et se força à les ouvrir quelques secondes plus tard. Beaucoup de choses lui échappaient, comme la tourmente et la douleur qu’Elias devait gérer, comme cette préparation à se résoudre à lâcher prise, parce que parfois quand on aime il le faut, et là est le plus dur. Se résigner à accepter, Jon s’y employait, mais il ne comprenait pas. Il ne comprenait plus pourquoi il fallait se séparer aussi vite, où était donc la hâte ? N’avaient-ils donc pas le droit à un moment indéfini ensemble après avoir passé des minutes interminables enterré vivant. Ne pouvait-il pas se permettre un tel égoïsme. Sa main se sera encore plus autour celle d’Elias, péniblement, et il ne sut dire si c’était la gauche ou la droite.

La vérité était la suivante, Jon n’avait plus la force de retenir Elias. Les tremblements qui le traversaient ne faisaient que lui rappeler cela. Il essayait de serrer les mains d’Elias, mais bouger était d’un supplice atroce. Il se retrouvait impuissant à le regarder, incapable de parler, de bouger, la fatigue était trop grande pour lutter et imposer sa volonté. Il aurait le dernier mot, même si c’était pour son bien, cela se ressentait comme un abandon. Regarde-moi, s’il te plait, regarde-moi, pria-t-il mais cette prière restait dans une oreille muette. La caresse sur sa joue semblait avoir été une chimère, l’empreinte de cette main contre sa peau, un souvenir qu’il n’était pas sûr d’avoir vécu. Il ne savait, pour être honnête, plus tellement faire la différence entre ce qui se passait ou non. Cela lui faisait peur, une peur irraisonnée que si Elias le lâchait, il disparaitrait. Il cligna plusieurs fois des yeux, et secouait sa tête de gauche à droite, refusant de l’écouter, il voulait sortir de ce corps trop brisé, il ne voulait pas être sur ce brancard, il voulait aller avec lui, rester dans ses bras, seul endroit qu’il acceptait comme était 100% sûr. Dans un sursaut de force, il leva son bras – pour ne rien agripper. Il était trop lent parce que son cerveau n’était pas capable d’agir comme d’habitude, il attrapait du vent, une main tendue dans le vide. Avait-il rêvé la présence d’Elias, était-ce un tour de son imagination ? A nouveau ?

Une main vint prendre la sienne, mais ce n’était pas celle d’Elias, c’était celle d’un paramedic qui lui parla avec ce sourire de circonstance pour lui dire qu’il allait être évacué. Elle lui reposa sa main sur le brancard, et alors qu’on tournait le brancard, son regard croisa la silhouette d’Elias. Une image terrible que celle qui se prêtait à Jon : celle de l’être aimé qui part, le dos qui se braque comme une armure et une tête qui refuse de se tourner. Et ce bras qui s’élève à nouveau, pour essayer de le rattraper, grâce à une illusion optique de perspective et qui ne se ferme sur rien. Jon était confus, pourquoi partait-il … pourquoi resterait-il ? Jon déglutit. Incapable de maintenir les murs qu’il avait construit dans sa tête, son esprit se laissait aller à danser avec ses vieux démons … cela devait être un cauchemar, un résultat d’imagination trop brute, Elias ne se détournerait jamais de lui, il ne partirait pas, il lui avait promis de ne pas le faire…. Et sur ces questionnements inutiles, Jon finit par perdre connaissance alors que l’ambulance s’en allait en se faufilant vers l’hôpital qui allait l’accueillir.




 
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#1 : Feel it coming in the air, and the screams from everywhere

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