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 Something Good Can Work

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Edward Coyle
CHICAGOANS
Messages : 540
Date d'inscription : 22/06/2014
Job : Chef cuisinier, propriétaire de son restaurant
Côté coeur : Célibataire
Chefs are nutters.
They're all self-obsessed, delicate, dainty, insecure little souls and absolute psychopaths.
Every last one of them.



Pseudo : Captain Freebird
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MessageSujet: Something Good Can Work   Sam 30 Jan - 23:19

Leith n'eut qu'à descendre un étage pour aller voir une patiente un peu particulière. Si l'urgentiste travaillait normalement uniquement à l'hôpital, il se dévouait volontiers pour aller porter assistance à ses proches. S'il pouvait dépanner c'était toujours cela de pris et puis un peu d'entraide et de solidarité n'a jamais fait de mal à personne. En l'occurrence, l'écossais avait proposé à Sharell, sa petite soeur, de continuer à s'occuper d'elle lors de son retour à la maison. Celle-ci avait été victime d'un accident quelques temps plus tôt et le quadragénaire avait eu la vie de sa soeur entre les mains quand celle-ci avait été débarquée de l'ambulance. La policière avait indéniablement eu beaucoup de chance ce jour-là. A quelques centimètres près la barre de fer aurait pu des dommages plus graves que ce qu'ils avaient été. Mais aujourd'hui tout était presque rentré dans l'ordre et la brune avait entamé la phase de convalescence à la maison. Naturellement, Leith avait proposé ses services à sa soeurette adorée. Normalement, le suivi était assuré par une infirmière mais puisque Leith habitait juste au-dessus, autant en profiter. Non pas qu'il n'avait pas confiance dans les compétences des infirmiers à domicile mais il y avait l'aspect humain mais aussi financier à prendre en compte. Ce serait toujours de l'argent à dépenser dans autre chose que des frais médicaux. Et puis le fait qu'il s'occupe aussi de sa soeur permettait à l'écossais de jouer en plus son rôle de grand frère à merveilles. Au moins, ils avaient des sujets de discussions sous la main et Sharell n'avait pas à faire face à un froid inconnu. Cela pouvait toujours apporter un certain réconfort.

Comme il en avait pris l'habitude depuis quelques jours, Leith toqua à la porte de l'appartement de Sharell et utilisa la clé de secours que celle-ci lui avait confié lors de son emménagement dans l'immeuble. La scientifique étant censée se reposer, le médecin lui évitait ainsi la corvée d'avoir à se lever pour aller lui ouvrir. Au cas où celle-ci dormirait, Leith tâcha de faire un minimum de bruit en entrant puis en refermant la porte. Il vit quelques pas pour voir s'il apercevait sa soeur et il la trouva effectivement éveillée. « Salut soeurette! » lança l'aîné en venant à sa rencontre dans le salon. L'urgentiste posa son sac à même le sol avant de venir embrasser Sharell sur la joue comme ils en avaient l'habitude. « Comment ça va aujourd'hui ? » demanda-t-il tout en venant s'asseoir sur le fauteuil le plus proche du canapé. « Tu as déjà déjeuné ? » demanda le médecin car lui n'avait encore rien pris. Il s'était un peu réveillé en retard ce matin là et avait sauté le petit déjeuner avant de pouvoir préparer et emmener toute sa petite marmaille sur les bancs de l'école. La faim commençait à se faire ressentir aussi si Sharell n'avait pas encore mangé, Leith leur préparerait quelque chose à tous les deux.
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MessageSujet: Re: Something Good Can Work   Mer 10 Fév - 19:13


Si il y avait bien quelque chose que je ne supportais pas, c’était d’avoir à ne rien faire. Mais vraiment. Je suis toujours obligée de faire quelque chose, de bouger, de voir du monde… Mais le destin n’est pas vraiment sympathique, avec moi. Après plusieurs semaines à l’hôpital, me voilà condamnée à rester chez moi, et à ne rien faire… L’horreur totale. Ma blessure qui cicatrise lentement me fait un mal de chien, et j’ai souvent peine à marcher si ce n’est du lit jusqu’à la salle de bain, de la salle de bain jusqu’au canapé. Heureusement pour moi, j’ai fait me réserve et que ce soit sur la table basse ou à côté de mon lit, j’ai de quoi manger. Car pour le moment, atteindre la cuisine me semble être le parcours du combattant.
Mais ça, c’est bel et bien sans compter sur ma fille qui, du haut de ses cinq ans, met tout en œuvre pour aider sa mère, et sur mes proches, qui me rendent visite tous les jours. Que ce soit la famille ou bien des amis, je savais que je pouvais toujours compter sur eux, quoi qu’il arrive. Puis d’un côté ça me permet de ne pas m’ennuyer.

Cela faisait quelques temps que je ne dormais pas beaucoup, à cause des douleurs malgré les médicaments. Aujourd’hui n’est pas une exception, et je me suis levée vraiment tôt ce matin. Après avoir pris une douche et m’être habillée, j’étais partie m’asseoir sur le canapé. Kaycee était chez ma mère en ce moment, je n’avais donc pas à m’occuper de la lever pour l’emmener à l’école, ou bien de lui préparer son petit déjeuner. Elle me manquait beaucoup, malgré ses visites tous les soirs, et j’avais hâte d’être remise sur pieds pour pouvoir passer du temps avec elle.
J’allume la télé et je finis par m’allonger, posant ma tête sur le ventre d’Obiwan qui était couché sur sa couverture, elle même sur le canapé. L’animal ne bronche pas, sagement installé tandis que je me mets à zapper sur les chaines en espérant trouver quelque chose d’intéressant.

On frappe à la porte, et quelqu’un ouvre. Je souris. Ça ne fait pas de doute, c’est Leith qui me rend visite ! Médecin urgentiste, c’est mon frère qui s’était chargé de moi à l’hôpital, et il continue à le faire encore aujourd’hui. Après tout, il habite un étage au dessus. J’apprécie chacune de ses visites, et je suis bien contente de passer un peu de temps avec lui et d’être sous ses soins concernant ma blessure. Entrant dans l’appartement, il se voit être accueilli par les jappements joyeux de Yoda, mon second chien tandis que l’autre se tien tranquille étant donné que ma tête est posée sur son ventre. Je souris lorsque Leith entre dans le salon, et le salut à mon tour. « Coucou Leithy ! » Je l’embrasse sur la joue à mon tour, me redressant doucement tandis que mon berger allemand relève la tête. « Bah… Ça peut aller. J’en ai un peu marre de rester là toute la journée à ne rien faire mais bon, je fais avec. Et toi ça va ? » Je l’observe et le laisse s’installer tranquillement, m’asseyant et m’appuyant contre le dossier du canapé pour ne pas avoir à rester statique sans soutien. « Non pas encore, je viens tout juste de m’installer sur le canapé. Mais j’ai quelques trucs, juste là. » Je désigne la table basse du menton, sous laquelle sont posés des paquets de biscuits, ou ce genre de trucs. La malbouffe et moi, on ne fait qu’un. J’ai même un pot de beurre de cacahuètes posé sur la table, mon met favoris parmi tous.
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Edward Coyle
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MessageSujet: Re: Something Good Can Work   Mer 24 Fév - 22:59

Avant de venir embrasser sa soeur, Leith donna quelques caresses à Yoda et le chien le suivit fièrement jusqu'au salon où l'urgentiste vînt saluer sa cadette. Au moins ces eux chiens contribuaient à avoir une présence aux côtés de la policière et celle-ci n'était pas seule toute la journée. Difficile d'avoir une vrai conversation avec eux mais c'était toujours cela de pris et le simple fait que ces animaux soient là avait quelque chose de réconfortant pour l'amoureuse des animaux qu'était sa Sharell. « Tu as mieux dormi cette nuit ? » demanda le médecin après que ça soeur lui ait dit qu'elle allait relativement bien. Elle ne pétait pas la forme non plus mais c'était déjà mieux qu'un non catégorique. « Tu sais tu devrais te trouver une occupation, un hobbie, ça t'occuperait l'esprit et le temps te paraîtrait moins long » En étant au repos forcé la liste des activités s'amenuisait pas mal mais il y avait tout de même quelques options. « Je ne sais pas. Tu n'as pas pensé à apprendre une langue étrangère ? T'as juste besoin d'un écran, ce n'est pas mal non ? » Pas dit que cela enchanterait sa cadette, mais l'écossais tentait tout de même sa chance. Et puis si cela ne la bottait pas, il y avait toujours le tricot, le point de croix, la console de jeux ou le dessin. Qu'à cela ne tienne, Leith ne manquait pas de ressources ni d'idées. « Moi ? ça va » répondit-il en haussant les épaules. Cela allait toujours et même quand cela n'allait pas, cela allait quand même. Il fallait faire face et depuis qu'il était veuf c'était d'autant plus devenu son crédo.

Le médecin observa les items désignés par sa soeur quand celui-ci lui demanda si elle avait mangé. Tout un tas de cochonneries et rien de bien sain dans tout cela. Cela pouvait faire du bien au moral mais il y avait une limite. Pour bien se remettre il fallait aussi manger correctement. A ne rien faire, on pouvait rapidement prendre du poids et attaquer un régime après une convalescence n'était pas bon. « Bon je vais voir si tu n'as pas autre chose en stock pour le petit dèj parce qu'on n'ira pas bien loin avec ça. » Et puis Leith et le beurre de cacahouètes étaient un peu comme l'huile et l'eau. Ses enfants en raffolaient alors il leur autorisait en quantité modéré mais lui s'en passait. Ainsi il quitta le fauteuil pour faire un tour dans la cuisine. Le tour fut vite fait, il n'y avait plus grand chose. « Tu sais, tu devrais vraiment essayer de te faire livrer. » lança par dessus son épaule, l'urgentiste tout en scrutant le fond d'un placard. Au moins, il y avait du thé, ils n'avaient pas tout perdu. Leith mit de l'eau dans la bouilloire électrique et enclencha l'appareil. Pendant que l'eau chauffait, l'écossais prit deux mugs et vint les déposer sur la table basse et se rassit sur son fauteuil. « T'as eu des nouvelles de tes collègues ? »

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MessageSujet: Re: Something Good Can Work   Mar 19 Avr - 21:55


Il est vrai que d’avoir mes deux chiens à mes côtés m’était vraiment bénéfique. Cela me faisait une présence en plus, et au moins cela me permettait de ne pas m’ennuyer tout en leur parlant. Bon d’accord, ils ne me répondent pas, mais quand bien même je vois qu’ils m’écoutent et même si ils ne comprennent pas tout. Obiwan est vraiment intelligent, comme animal. Lorsqu’il me sert d’oreiller, comme actuellement, il sait qu’il ne faut surtout pas bouger afin de ne pas me causer de douleur. Par ailleurs, je lui avais appris à m’apporter quelques objets quand j’avais fait son éducation alors je dois bien avouer que ça m’est très utile aujourd’hui. Yoda, plus jeune, est un peu plus turbulent quant à lui. Il est adorable, mais parfois peut-être un peu trop hyperactif et malheureusement pour lui il semble s’ennuyer autant que moi en ce moment, étant donné que je ne peux plus le sortir comme avant, mais il est patient, et attends sagement la venue quotidienne de ma mère, lorsque Kaycee est à l’école, pour pouvoir sortir.

Lorsque Leith me demande si j’ai bien dormi cette nuit, j’hausse les épaules, échappant un léger soupir. « Pas plus ni moins que d’habitude. Je dors à peine quelques heures en ce moment, je pense que ça doit être à force de ne rien faire de mes journées : Je ne suis jamais bien fatiguée. » Pourtant, l’écran fatigue les yeux comme on dit. Mais à dire vrai, j’ai plus l’impression qu’il les garde éveillé lorsqu’il ne faut pas, c’est à dire quand on est pas dessus. Sinon il m’arrive plusieurs fois de m’endormir devant, sans problème. Mon grand frère vient en suite évoquer le fait que je devrais me trouver une occupation autre que la télé. C’est vrai que je n’y avais pas pensé. J’avais pourtant bien d’autres choses à faire que ça. Comme me remettre au clavier, par exemple. Ça faisait longtemps que le mien prenait la poussière dans ma chambre, puis après tout il me suffisait seulement de m’asseoir devant et de jouer quelques morceaux que je connaissais déjà, ou bien en apprendre de nouveaux, pourquoi pas ? Puis la proposition de Leith n’est pas mal non plus : Une langue étrangère peut parfois bien servir ! « Je vais y songer, mais c’est vrai que je n’avais pas pensé du tout à ce que je pourrais faire d’autre. Ça fait longtemps que je n’ai pas reprit le clavier, peut-être que je pourrais profiter de ma convalescence pour en jouer un peu. » Je souris. Cette idée me bottait bien, la musique était quelque chose de très importante pour moi, alors je pourrais profiter d’avoir du temps à tuer pour m’y remettre !

Je suis bien contente d’apprendre qu’il va bien. De toute façon, tout semble toujours aller, si bien que parfois ça en devient suspect à mes yeux. J’ai un peu trop tendance à m’inquiéter pour un rien, et je ne suis jamais vraiment convaincue lorsque quelqu’un me dit toujours que ça va. Et d’un côté, c’est surtout parce que je suis moi même un peu comme ça. Du genre à me cacher derrière un sourire, dire que je vais bien alors qu’à l’intérieur plus rien ne va. En ce moment, ça peut aller. Je garde le moral, même si je commence à saturer et je sais que quelques jours de plus seraient bien néfastes à mon humeur, malheureusement il allait falloir que j’y fasse face : Impossible pour moi de bouger sur une longue distance pour le moment. Je redoutais vraiment le moment où j’allais vraiment toucher le fond. Mais pour le moment, je préfère profiter de la présence de Leith à mes côtés. Je finis alors par hocher la tête, pour lui demander par la suite : « Et comment vont les enfants ? »

Il jette un coup d’œil sur ce que je lui ai désigné, sur la table. En effet, il n’y avait que de la malbouffe. Il est médecin, donc je comprends sa réaction mais de mon côté j’y suis complètement accro. Faut avouer aussi que c’est bien pratique, t’as juste à sortir le biscuit de son emballage, et à le manger. Pas d’effort, rien. Même si d’un autre côté, cuisiner me manque un peu, je dois bien le reconnaître. Je ne proteste pas aux dires de Leith, quand même bien contente qu’il prenne le temps de me préparer un petit déjeuner autre que tout ça. Au moins, ça me fera changer un peu, après tout. « Okay ! Il doit me rester tout un tas de trucs dans les placards de toute façon. C’est pas ici qu’on va mourir de faim. » Je rajoute, en riant doucement. Me faire livrer ? Oui, pourquoi pas après tout, ça peut-être une bonne initiative… Ça fait bien longtemps que je n’ai pas mangé de sushis, tiens. Il faudra que j’y pense, un de ces quatres… J’approuve ses paroles. « Pourquoi pas. Je n’y avais pas pensé, en ce moment c’est maman qui m’apporte de quoi manger en m’emmenant Kaycee le soir. D’ailleurs, hier elle m’a demandé si elle pouvait passer voir ses cousins. J’ai pas osé lui dire oui, je ne savais pas si tu travaillais ou non. » Je ne connaissais pas trop les horaires de Leith, surtout en ce moment, je n’ai pas toutes les idées en place. Je suis mon frangin du regard, et sourit doucement en voyant les deux mugs. Un thé ne me ferait vraiment pas de mal ! J’hausse légèrement les épaules à sa demande. « De certains, oui. Ils ont prit le temps de m’appeler et de me demander comment ça allait donc d’un côté ce sont plus eux qui ont eu des nouvelles plutôt que l’inverse. Mais ils ont dit qu’ils passeraient me voir. » Ce dont j’avais hâte. Ça fera un peu de mouvement inhabituel dans l’appart’ et au moins ça me fera voir un peu plus de monde.
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MessageSujet: Re: Something Good Can Work   Dim 8 Mai - 15:04

L'urgentiste hocha doucement la tête quand Sharell lui apprit qu'elle n'avait pas mieux domir au cours de la nuit précédente. Le seul point positif qu'il pouvait y voir était qu'il y avait une certaine constance depuis les derniers jours. Pas mieux mais pas moins bien non plus, il fallait rester optimiste. En se reposant toute la journée, pas étonnant que ses heures de sommeil n'atteignent pas le quota habituel. Et puis la policière était plus une femme d'action que passive. L'écossais trouvait même que sa sage attitude depuis le début de sa convalescence ne collait pas avec le caractère de sa cadette. Mais d'un autre côté c'était aussi bien. Le médecin n'avait pas spécialement envie d'avoir à refaire les sutures de Sharell

Leith ne put s'empêcher de sourire quand sa soeur émit le projet de se remettre à jouer au synthé. En voilà une idée qu'elle était bonne! Faire quelque chose de ses dix doigts serait bien plus stimulant que de larver toute la journée dans le canapé devant la télévision. De plus l'idée venait de Sharell et c'était d'autant plus encourageant. Avec son idée de commencer à apprendre une langue étrangère sur internet, l'écossais n'était pas certain que la policière ne disait pas oui juste pour lui faire plaisir. C'était une idée suffisamment originale pour être vue comme farfelue, l'urgentiste en était bien conscient. Cependant, l'idée de Sharell réveilla en Leith le souvenir qu'il avait lui aussi un instrument de musique qui prenait la poussière dans un placard. Depuis leur plus jeune âge, leurs parents avaient poussés leurs enfants à jouer d'un instrument de musique, et chacun le sien. Si Sharell s'était orientée vers le piano, Leith lui avait opté pour le saxophone. Il avait tenu sa vocation de l'influence musicale de ses parents, biberonné au jazz que ses parents passaient le week-end à la maison sur leur tourne-disque. Avec le temps, l'attrait pour le saxophone était tombé en désuétude, les enfants se ruant plutôt vers la guitare. Enfin jusqu'à récemment car il semblerait que ses dernières années le sax' soit de retour en grâce. Il avait entendu à la radio et à la télévision des airs de musique électronique soutenus par des notes au saxophone. Il y avait même eu le phénomène Epic Sax Guy à toutes les sauces. « Un de ces quatre, il faudrait aussi que je renoue avec le sax' » En y songeant, c'était au moins depuis la mort de Nellie, soit environ trois ans, que Leith avait laissé le cuivre dans son étui.

Sharell s'enquit ensuite de prendre des nouvelles de ses neveux et ses nièces. « Tout le monde va bien. Pas grand chose de neuf si ce n'est que j'ai eu LA conversation avec Ennis, tu sais à propos des filles, le sexe tout ça » Ennis, l'aîné de sa fratrie aurait sans doute piqué une colère que son père raconte à sa tante cette fameuse discussion très privée. Leith lui trouvait l'anecdote de son petit qui s'interroge sur les choses de la vie marrante à partager avec sa frangine, surtout qu'il savait qu'il pouvait compter sur sa discrétion à ce sujet. Et puis, Ennis était le premier à y passer, il grandissait et le médecin n'avait plus à faire à un enfant mais bien à un vrai adolescent en pleine puberté. « Je crois que j'ai de la chance d'avoir eu un garçon en premier. Je me dis que c'est plus facile de parler de ces choses là quand on est du même côté de la barrière. » ajouta l'écossais songeur. Fort heureusement pour ses filles, il avait encore un peu de temps devant lui.

« Tu ne risques pas de mourir de faim non mais moi je ne crois pas que je pourrais survivre avec ce qu'il te reste. » Même si cela prenait du temps, Leith prônait la bonne cuisine à ses enfants. Ce n'était pas toujours évident de ne pas céder à la facilité et d'acheter des plats tout prêt à réchauffer en une minute au micro-ondes. Mais étant médecin, l'écossais voyait les ravages de la mal-bouffe au quotidien et il ne souhaitait pas voir ses enfants avoir des problèmes de santé lié à la nourriture à leur âge. Quand il voyait des enfants en état de surpoids, d'obésité ou encore avec du diabète avant dix ans, il ne voulait surtout pas ça pour eux. Aussi, quand le week-end, il avait le loisir de mettre les petits plats dans les grands, Leith conviait toute sa marmaille autour du plan de travail pour une session de cuisine collective. Ce qui marchait plutôt bien généralement car cela permettait à tout le monde de se retrouver pour partager un bon moment ensemble.

L'interrupteur de la bouilloire électrique sauta pour signaler qu'il avait accompli sa tâche. Leith se leva alla chercher le contenant et versa de l'eau bouillante dans les deux mugs qu'il avait posé sur la table. Au contact du sachet de thé, l'eau transparente arbora bientôt des volutes aux couleurs ocres puis plus foncé puis colorant l'eau complètement. « Si cela ne tenait qu'à moi, Kaycee serait restée à la maison mais tu connais maman... » répondit l'urgentiste en lançant un regard entendu à sa cadette. « Quand il y a de la place pour cinq, il y en a pour six » Avec sa ribambelle d'enfants, il n'était effectivement plus à un près. « Elle peut passer quand je ne suis pas là. Les enfants sont toujours content de voir leur cousine tu sais. Je négocierai avec maman pour qu'elle passe le week-end à la maison. Je pense que ça lui fera le plus grand bien. »
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